Le facteur frappe à ma porte à 10 heures… pour me donner un paquet contenant de jolies sandales - pour le 9 août… - (et un échantillon de mascara). Il s’excuse de me réveiller et je l’assure que je ne lui en veux pas. Mais j’ai mal à la tête. Quelques bribes de la soirée de la veille me reviennent à l’esprit et notamment le retour : sur le vélo rose et sans phare de Virginie avec son sac à dos rose. J’ai donc une voiture à aller rechercher à pied maintenant…

Quelques heures plus tard et après avoir vaguement mangé, je pars à Nancy. Première étape : le stade. Je retire mon abonnement en quelques minutes seulement, étant arrivée quasi à l’ouverture des guichets. On me donne un bon pour deux places à Fort Aventure : « avis aux amateurs d’émotions fortes ! », j’ai déjà peur…

Deuxième étape : rejoindre le vélodrome de Vandœuvre, me garer et appeler Karine pour qu’elle m’explique comment aller au tournoi.

Troisième étape : attendre…

Minus et Karine devaient être sur place dès 14 heures mais ce n’est pas le cas. Je les attends donc, ils sont suivis de près par Adrien, et nous allons ensemble au tournoi de foot organisé par la Clique où nous retrouvons Jonat alcoolique qui m’étreint sauvagement. Mikael, bières, quelques gouttes de pluie, petites discussions avec les uns et les autres. Le temps passe trop vite, on doit déjà partir pour Colmar. Sauf que minus croise grand seb et qu’il décide de faire le déplacement et que Séb est super en retard. Nous attendons donc longuement. Je comate sur la banquette arrière de la R5 de Karine et Séb arrive enfin. Nous nous entassons à cinq dans la R5, jusqu’à Jarville et là, nous virons Séb. Voiture de filles : Karine, Pauline, Elise et moi. Et voiture de mecs : Adrien, minus, petit Séb et grand seb. Il est 16h52 lorsque nous abandonnons Nancy (départ initialement prévu pour 16 heures, dernier délai !!).

La R5 de Karine avale les kilomètres, monte le col du Bonhomme en troisième (elle n’a que quatre vitesses de toute façon). Elise et moi demandons sans cesse à ce que la station de la radio soit changée car ça grésille. Karine fait la visite guidée : « là, c’est Baccarat ; ici y moins d’arbres à cause de la tempête ; le château de Kaysersberg ; etc. » Minus me téléphone pour la vingtième fois de la journée, pour savoir si « tout se passe bien ».

A Colmar, il faut trouver le stade. La voiture de mecs est devant et s’arrête pour demander le chemin. Un vieux indique la route à suivre et nous suivons les mecs. A un carrefour, le feu est vert, Adrien passe, enjambe un petit terre-plein et une voiture arrive au même moment plus ou moins sur sa droite, à toute vitesse ! Les pneus hurlent, crissent, les deux voitures passent à dix centimètres l’une de l’autre et nous en tremblons encore. Surtout que Karine a suivi la même route et que d’autres voitures, lancées à fond nous arrivent dessus. Bref, il faut reprendre ses esprits car le match commence dans quinze minutes et nous n’avons toujours pas trouvé le stade. En plus : route barrée. Nous perdons les mecs et nous garons tout près du stade. Sauf que ce n’est pas le bon. Nous marchons donc, demandons à une dame si nous sommes effectivement sur la bonne route : elle nous assure que le stade est à 500 mètres ! Apparemment, je fais une drôle de tête car elle insiste en disant que ce n’est pas loin. Une fois qu’elle est partie, nous rigolons toutes les quatre car, tout à l’heure dans la voiture, je leur avais raconté les 500 mètres de minus à Marseille… Minus me téléphone encore, je lui dis que nous nous sommes garées au stade Lebœuf (en fait, c’est Ladhof).

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Les quatre dalton arrivent aussi à pied et nous retrouvons Dominique à l’entrée du stade, qui nous offre des places. Nous discutons comme si de rien n’était sauf que le match a déjà commencé. Nous faisons le tour du stade, presque entièrement acquis aux sochaliens et… j’ai faim. Je prends quelques photos, trois RS nous ont rejoints, on discute, Bracigliano gueule : « j’ai !! », mais il n’a pas, donc but pour Sochaux et acclamations du peuple. Par la suite, Bracigliano aura l’occasion de réaliser une très jolie parade, suivie malgré tout d’un but sochalien, heureusement refusé pour hors-jeu.

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A la pause, Séb et moi mettons dix minutes pour retrouver la buvette, parce que nous prenons une longue voie sans issue. Je commence mon sandwich à la merguez et moutarde pour la reprise du match. De nouveau, Correa a changé l’intégralité de l’équipe (et c’est bien Grégorini et non Gaudu, comme l’affirmeront plus tard Pauline et je sais plus qui, qui garde les buts de Nancy). Sochaux marque un deuxième but, Nancy réduit l’écart sur penalty. Helder, le nouveau brésilien, sort sur blessure au bout d’une vingtaine de minutes… Quelques personnes tentent de grimper aux grillages, je termine mon sandwich une demi-heure plus tard, minus lance trois chants, des jeunes répondent par un : « allez Sochaux », coup de sifflet final.

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Minus se trouve des potes sochaliens, puis nous attendons un long moment, jusqu’à ce que le bus des joueurs parte. Derrière les grilles, pendant ce temps, je passe un très bon moment, entre le gamin qui propose un euro à Fortuné, un monsieur qui veut un autographe de Fortuné et son fils qui hurle : « mais papa, c’est pas un sochalien !! », Pauline folle de joie quand elle aperçoit certains joueurs, et Karine qui prend Holvek en photo.

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Retour à pied escorté par cinq gamins d’une dizaine d’année qui crient : « Nancy tout pourri » ou qui disent : « les nanciens sont tous des pervers », et là Adrien s’insurge : « ah non, y en a qu’un seul et c’est minus !! ». Que les choses soient claires. Nous nous séparons de nouveau, masculin/féminin, et nous donnons rendez-vous sur le parking du Leclerc à Saint Dié.

La R5 de Karine escalade le col dans l’autre sens, il pleut, la radio grésille. Karine raconte ses essais - fructueux - de tandem avec minus, sauf qu’à un moment, elle dit que minus est passé devant, et moi je comprends mal, je crois que minus l’a doublée… Bref, Saint Dié approche, les mecs ne s’arrêtent pas sur le parking, minus me téléphone pour dire que nous allons dans un bar dans lequel Séb est allé une fois, je râle car nous devions décider ensemble ; en plus, Karine connaît très bien Saint Dié, elle. Heureusement pour Séb, nous trouvons assez vite le bar promis, l’entracte, et buvons un verre. En repartant, nous faisons une halte à la fête foraine installée tout près et je ne peux résister à l’appel de la gaufre au nutella.

Puis, jusqu’à Nancy, je ne me force pas à bailler et je comate. Les autres aussi. A part Karine qui, de temps en temps, cherche à nous partager sa connaissance des lieux. Nous sommes à Vandœuvre à 1h20, je rentre tranquillement dans les Vosges et suis chez moi 33 minutes plus tard.