saison 2008-2009

17 juillet 2009

L'heure des adieux

Après deux saisons (2007/2008 - 2008/2009) de bons et loyaux services, j'abandonne ce blog.

L'aventure continue désormais sur :

http://tourneegenerale.canalblog.com/

A bientôt !

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02 juin 2009

lille - nancy

Saison terminée en ligue 2 la veille. Lens, Montpellier et Boulogne-sur-Mer montent en ligue 1 ; Amiens, Troyes et Reims descendent en national. Dijon a battu Lens 1-0 et termine à une honorable 8ème place. Metz et Strasbourg restent en ligue 2...

Joss et moi, on quitte les Vosges à 10h55, c'est-à-dire cinq minutes en avance sur ce qu'on avait prévu. Autant dire que c'est du jamais vu. Je demande déjà un arrêt pipi quelques minutes plus tard, la faute au petit déjeuner. Il fait très beau aujourd'hui. Joss conduit, je bois mais trop peu d'après lui. Moi en fait je trouve pas ça très intéressant de boire seule !! Des supporters lillois en voiture alsacienne nous doublent plusieurs fois et nous regardent à chaque fois avec insistance. Pourtant on n'a pas le moindre signe nancéien distinctif.

Pique-nique au soleil et sous le vent en début d'après-midi. En Belgique. Lunettes de soleil. Après je pionce une fois. Orange a oublié les sms d'accueil au Luxembourg mais se rattrape chez les belges.

On est à Lille vers 17 heures, après avoir pas mal galéré pour trouver une place de parking. On fait les touristes, quelques photos, on meurt de chaud, on croise Karine, Ludo et Séb qui ne veulent même pas boire un verre avec les alcooliques que nous sommes... Faut dire, Séb veut aller à la boutique du losc... Enfin bref, après tout ça on mange au mc do et direction le stade.

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Là, encore une bonne galère pour accéder au parking visiteurs, on demande à plein de stadiers et comme d'habitude, ils sont incapables de nous renseigner... Finalement, le parking, le parcage, les bonjours, le soleil qui fait cligner les yeux. Et j'ai mal au coeur subitement. Dernier match de la saison, dernier déplacement, la fin d'une grande aventure, dix mois sur les routes, un grand chelem de 25 déplacements rien que pour Nancy et plein de matchs annexes. Voiture, bus, train, avion, bateau, métro. Ski, marche, nage, course, roller. Neige, soleil, gel, pluie, brouillard, orage. Nancy, Paris, Dijon, Epinal. Foot, hockey, basket. Tant de kilomètres... et tant de souvenirs.

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Tifo côté lillois et drapeaux rouges du club. Étendards dans le parcage nancéien. On chante et les chants sont tenus pendant longtemps, très longtemps même. J'avais pas entendu ça depuis Troyes (chant de Cavese). Ça fait vraiment plaisir.

Sur le terrain, Lille marque rapidement deux buts. Mais on s'en fout. D'ailleurs Ouaddou réduit le score cinq minutes avant la mi-temps. Et Hadji égalise quinze minutes après la reprise. Et inscrit un troisième but... mais il est signalé hors-jeu. Alors forcément, c'est Lille qui le marque ce troisième but. Nancy ne reviendra plus et termine 15ème. Lille, avec sa cinquième place, gagne un ticket pour l'Europe.

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Après, tout s'enchaîne, les joueurs viennent saluer et lancer des maillots. Bracigliano a du mal à trouver minus, il lui donne son maillot et minus me le redonne : il l'avait demandé pour moi quelques jours auparavant. Pour le grand chelem. Pour ces deux saisons (et plus) passées souvent ensemble aux quatre coins de la France (et même plus). Je suis un peu émue. On se congratule. Et alors les lillois envahissent le terrain et viennent provoquer le parcage. Des objets non identifiés volent de toute part. Et soudain, un grand mouvement de foule. Les lacrymogènes... Nancéiens aux yeux rouges, en larme, au souffle coupé ou excédés (et le mot est faible), des insultes, des crises de nerf. Moi je respire le maillot de Bracigliano. Reste sur place quand on m'encourage à partir au plus vite. Mais je ne sais même plus où est Joss, alors... Pendant ce temps, les fusées du feu d'artifices lillois explosent dans le ciel assombri. Et puis sur le parking le calme revient peu à peu...

On finit par partir. Défaite et gazage : la fin est triste !!! Heureusement, quelques résultats de la soirée remontent le moral. Marseille, malgré ses quatre buts marqués face à Rennes, termine deuxième... Car Bordeaux a assuré en battant Caen 1-0. Bordeaux est le nouveau champion de France !! Et Lyon qui a perdu de sa superbe se retrouve troisième. Mais Caen rejoint la ligue 2... avec Nantes et Le Havre. Paris termine sixième.

Le retour est long dans la nuit et sur les routes pourries de Belgique. J'essaye de dormir un peu car il faut se lever bien tôt le lendemain matin... On arrive dans les Vosges tard et je sais même plus à quelle heure. Place à la trêve estivale désormais. Tout cela valait la peine.

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25 mai 2009

nancy - marseille

Barbecue ensoleillé l'après-midi puis on va au stade. Longue attente pour un abonnement. Je crève de soif. Je discute pour éviter de penser que je me dessèche totalement. Un cortège marseillais. Plus tard, un cortège nancéien. Enfin, l'abonnement. On peut rentrer au stade. Je vais placer les invités et rejoins le kop nancéien. Ce soir, les groupes de Piantoni se sont tous regroupés et chantent.

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Le stade est imprégné de bleu ciel, c'est bien moche. Guichet fermé et tant de faux supporters qui mettent les pieds une fois au stade par saison fait mal aux yeux, au cœur, partout. Du côté des tribunes nancéiennes, ça chante plutôt pas mal. Ça faisait bien longtemps. Tifo chez les AFC : « Ici c'est Nancy ». Simple et efficace on va dire. Marseille ouvre finalement le score (après un premier but refusé pour hors-jeu), la tribune Hazotte jubile. Putain.

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En seconde période, message en Piantoni : « L1/C1 l'important c'est de participer ». S'en suivent quelques insultes entre parcage marseillais et nancéiens. Puis Marseille marque un second but. L'ambiance décline. Forcément. Jusqu'à la 87ème minute où... Nancy réduit le score ! Par N'Guemo (deuxième but en quatre mois...) !! La folie s'empare des tribunes nancéiennes qui croient l'égalisation possible et poussent à mort. Peine perdue. Nancy n'aura pas privé Marseille du titre de champion de France, tout se jouera lors de la dernière journée, mais comme Bordeaux a également gagné ce soir et conserve trois points d'avance sur Marseille...

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Après cette défaite, l'équipe de Nancy fait le tour du stade et Biancalani est à l'honneur. Il est entré en cours de jeu un peu plus tôt, ovationné, pour sa dernière apparition à Nancy sous les couleurs nancéiennes. Les dirigeants ne renouvellent pas son contrat, il est libre... S'en suit un feu d'artifices classique de fin de saison avec la musique de John Miles en guise de conclusion.

Merci à Paul pour les photos.

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18 mai 2009

grenoble - nancy

Ludo a dit 11h45 à Bulgnéville alors Joss et moi on obéit. Je crois qu'on arrive même un peu en avance. Les nouvelles du bus ne sont pas bonnes, le bus est parti un peu en retard et les RS ont déjà soif. Comme on a du temps devant nous, on retourne à Contrexéville acheter du ravitaillement. Quand nous revenons, Ludo est là. On mange des croissants au chocolat, enfin pas Ludo qui préfère ses fruits et on accompagne ça de bière. Le bus se pointe à 12h30.

Là on embarque après mille bonjours et je reste avec les RS, au milieu du bus. Et le show Eric commence (ou continue, c'est selon) tandis que Joss découvre la technologie tétrapack, que Ludo BOSSE et que Manu bichonne ses cheveux plein de gel et se lave les mains avec une solution hydroalcoolique. Eric est boucher dans la vraie vie et il pue. Il porte un maillot de l'asnl qu'il n'a jamais lavé de la saison, une casquette vieille de plusieurs dizaines d'années et qu'il n'a jamais lavée non plus. Il nous parle de ses conquêtes, qu'il paye, d'échangisme, etc. Je suis sur le cul (ben comme tout le monde). Alors pour supporter tout ça, on boit des bières et un peu de vodka. Certains pulvérisent du déodorant de le bus. D'autres essayent de faire croire à Eric qu'il est appelé au fond du bus. « Eric... c'est le siège qui te parle »... Eric c'est un gremlins croisé fougère. Eric c'est Quentin de Montargis. Eric a été bi. Eric a renoncé à une super soirée coquine pour venir à Grenoble ce soir. Enfin bref. « Enlève ce sourire sadique de tes lèvres » quoi.

Je me souviens de vagues pauses ensoleillées, à discuter avec Laëtitia-vodka, Camille ou Florence. « Alors ça-y-est ? » Des jeux pour enfants squattés par des grands. Des clopes. La Clique et la SNE qui débarquent et nous on rembarque. Deux pauses en fait.

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On arrive à Grenoble sans encombre, jusqu'à l'approche du stade. Et là, des grenoblois. Qui tentent de caillasser le bus avec quelques pierre, quelques fumigènes. Rien de bien méchant et les CRS qui déboulent de toute part. Le bus rentre au stade et on ne voit déjà plus rien du comité d'accueil. Tout se sera passé en quelques secondes.

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Quand on est rentrés dans le stade, on va contempler la vue sur les montagnes. Et dans le parcage, on est en plein soleil et on meurt tous de chaud. C'est l'été, il fait 30°C, j'ai mal aux yeux. En fait, j'émerge seulement à partir de la 80ème... Trois bus ont fait le déplacement depuis Nancy. Parcage correct donc et qui chante en continu, mais rien d'exceptionnel. Un petit tifo en début de seconde période tout de même côté nancéien. Et Adrien qui chambre : « attention, Maud va faire une gestuelle ». En face, un bon kop grenoblois mais pas trop de puissance vocale. Par contre, on a droit à deux banderoles... Concernant le match en lui-même, difficile d'en dire quelque chose. Manu y va d'ailleurs de sa petite sieste contre les grilles. C'est morne et ça se termine par un 0-0 qui arrange tout le monde. Ce soir, Nancy et Grenoble assurent définitivement leur maintien en ligue 1.

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On attend presque une heure dans le parcage, que les alentours du stade soit vides, que notre route soit sécurisée. On a droit à une très longue escorte. « Attention, là, il a une tête de grenoblois !! ». Lumières éteintes, on file en direction de la Lorraine avec interdiction de faire une pause avant deux heures de route. Karine est venue squatter avec les RS, marre du fond du bus apparemment.

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Quand on fait une pause, Manu demande un « cornet ». Évidemment, l'employé de la station-service ignore ce que c'est. Je fais la traduction. J'aurais pas dû mais je ne pouvais pas prévoir qu'un simple sac en plastique pourrait devenir une arme de destruction massive. Des stéphanois de Belfort font un arrêt en même temps que nous, c'est l'occasion pour certains de discuter vite fait de nos clubs respectifs et d'entonner quelques chants. Julien rentre dans le bus en buvant du yop (impossible de rater cette odeur).

Manu fabrique une trique avec son cornet, frappe Mel et n'importe qui, Joss, moi ou d'autres. Je finis par lui arracher des mains et lui renverser accidentellement un peu d'eau sur ses cheveux gelés. Il riposte avec son savon liquide de poche. Et boit trop de redbull et ne tient plus en place. Sinon ça joue à action ou vérité. Moi je trouve le retour très long, trop. Alors je fais chier Karine avec sa casquette (pourtant elle a été sympa, elle m'a même laissé poser mes pieds sur ses jambes pendant super longtemps car je trouvais que c'était plus agréable comme ça le bus). Et encore, grâce à la nationalité vosgienne, je descends du bus plus tôt et suis chez moi avant que le bus n'arrive à Nancy.

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14 mai 2009

nancy - lorient

Juste avant de partir des Vosges, où le soleil brille encore très fort, je téléphone à Thibaut. Il me dit qu'il y a de l'orage à Nancy à cet instant, précisément. Bon, pas grave, j'espère que ça passera. Sauf que sur la route, le ciel s'assombrit de plus en plus. Il fait presque nuit alors qu'il n'est que 18 heures... L'orage éclate sur la route, j'ai peur. À l'entrée de Nancy, je suis obligée de piler derrière une voiture, sous la pluie, sur la voie rapide, grosse grosse frayeur, passer de plus de 90 km/h à rien... Et puis, les bouchons à n'en plus finir. Thibaut n'arrête pas de me téléphoner mais je n'avance pas !!!

A Nancy, il pleut toujours, je me gare derrière le stade, j'arrive trempée, avec quinze minutes de retard... Heureusement, il n'y a pas eu de but. Avec Thibaut qui ce soir se prénomme Quentin (merci pour l'abo !!), on va s'asseoir pour regarder la première mi-temps, enfin ce qu'il en reste. Le stade est mort et vide. Mais Nancy ouvre le score par le bel André Luis à la réception d'un coup-franc de Gavanon !! Vers la demi-heure de jeu, Ouaddou est expulsé (dernier défenseur)... ça craint. Y a encore de l'orage, ça m'inquiète. Peut-être le match va être arrêté ?!

En seconde période, on bouge derrière les RS, Nancy marque rapidement un deuxième but (Sami) juste quand Joss est allé chercher à boire ! Gregorini, au moment de faire un dégagement, interrompt son geste, pendant quelques secondes. Un arrêt sur image ?? En fait, c'était une rediffusion... Et après... Lorient réduit le score puis égalise. Alors que Nancy continue d'avoir des occasions. C'est dommage. Deux points perdus bêtement.

Discussions sur le P7 en attendant la dissipation des voitures. Les RS deviennent roux. Je vais au mc do avec Joss, à Ludres car celui de Lobau était plein à craquer. Et retour dans les Vosges.

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12 mai 2009

homburg - saarbrücken

Karine me presque réveille de (trop) bon matin, d'abord par un sms puis par un appel. Elle gueule dans le téléphone je trouve. Ou alors c'est parce que je suis encore endormie. Elle a dit à Laëtitia que je passerais la chercher entre 10h15 et 10h45. Je le sens vraiment mal. Même si la route par Diarville est de nouveau praticable.

Finalement, avec Joss, on récupère Laëtitia à 11h15. Une demi-heure de retard donc, Ludo chambre par sms (même entre eux les vosgiens ne sont plus solidaires). On retrouve les autres au P7. Deux voitures : minus, Karine et kokusho dans la voiture de Ludo ; Josselin, Adrien-m, Elise et Laëtitia dans la mienne. Forcément, j'ai un peu de mal à suivre Ludo avec ma voiture pleine de cinq personnes. Je mets de la musique allemande à partir de la moselle, je bois quelques gorgées de bière tout en conduisant. Les autres enchaînent, eux, enfin surtout Laëtitia. On fait une grosse pause pour manger, j'arrive pas à terminer mon sandwich, j'ai même pas faim tellement je suis trop crevée. Minus s'est remis aux cigares qui puent, à mon grand désespoir. Des idées de banderoles surgissent à propos des RS : « espèce en voie de disparition »... Karine tripe sur l'habillement des vosgiens : du noir intégral. Il est vrai que pour Ludo et moi, on porte du noir jusqu'aux sous-vêtements... Mais ça ne s'applique pas à Joss.

A Homburg, on suit la marée humaine bleue, encadrée par des fourgons de CRS à perte de vue. C'est toujours aussi impressionnant. Il fait chaud, super chaud, je meurs de chaud. Et puis, on fait la queue pour rentrer dans le parcage, je fais cette remarque intelligente : « peut-être il faudrait des places pour rentrer ! » Du coup, c'est moi qui m'y colle, j'arrive à demander neuf places en allemand. Après, y a pas de fouille et on rentre comme ça, limite on aurait pu ne pas acheter nos places...

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Gros bordel en début de match, fumis, pots, chants. Puis plus rien. Je suis horriblement déçue par cette non ambiance alors que le parcage est blindé de chez blindé. Y a des nancéiens dans le stade, tous les groupes sont représentés. Homburg ouvre le score, Saarbrücken égalise en fin de première mi-temps à la grande joie du parcage. Le jeu est d'une pauvreté affligeante, Dijon la veille par rapport à ça c'est vraiment le Brésil...

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En seconde période, toujours pas de chants, des allemands gueulent de façon sporadique et isolée, y en a un qui chante (hurle) tout seul. Je comate à mort, tout comme Joss, mais debout malheureusement. J'ai toujours trop chaud et super soif. J'attends la fin. Un gros feu au fond du parcage, c'est un parasol qui crame (entre autres). Homburg reprend l'avantage et le garde. Mais c'est pas très grave pour Saarbrücken qui a déjà été sacré champion de 5ème division avant l'heure... Plein de CRS s'alignent devant le parcage, armés jusqu'aux dents. Les joueurs de Homburg viennent chambrer le parcage avec une banderole de leurs supporters : « derby remporté ». Toujours le truc sympa des supporters qui chantent pour leur équipe assise en face d'eux.

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Et puis, comme c'est fini et que personne ne bouge, je propose qu'on lève le camp. C'est précisément à ce moment que tout le parcage bouge. Encore une bonne idée. Plus loin, les CRS courent après quelques personnes. On attend que le cortège saarbrückois parte, que les abords du stade retrouvent leur tranquillité, en buvant des boissons non alcoolisées (sauf pour Laëtitia, ça va de soi).

Quand on part, on se retrouve quand même encore dans des bouchons, Karine a pris le volant de ma voiture, il n'y a presque plus d'essence, je commence à penser qu'on va tomber en panne avant d'arriver au Luxembourg. En plus, on a perdu Ludo, pas moyen de le retrouver alors on se donne rendez-vous plus loin. On remet 5€ de gasoil, Karine conduit, Adrien veut être à l'arrière, c'est la guerre des places. L'orage éclate, je ne suis pas très rassurée. Karine ne tarit pas d'éloges sur ma voiture : l'embrayage est trop dur, le frein à main pas assez, le klaxon ne fonctionne plus, le pare-brise est sale, le siège conducteur est mal réglé... « Ma voiture, on la critique ou on la quitte », paraît-il.

Enfin, le Luxembourg, les clopes, l'alcool pour Laëtitia. Il fait gris et frais. Karine conduit encore (merci), je finis par sombrer dans les bras de Joss. NANCY. La plus belle ville au monde. Je reprends le volant, dépose Laëtitia puis Josselin et je suis chez moi à 23 heures... juste pour apprendre que Guingamp (L2) a remporté la finale de la coupe de France aux dépends de Rennes (L1), 2-1.

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11 mai 2009

troyes - dijon

Je pars à 13h30 des Vosges, soit avec une demi-heure de retard sur mes prévisions. Ce qui ne m'empêchera pas, en passant par les nationales, de mettre 2h20 au lieu des trois heures prévues par les itinéraires sur internet. Mais les routes nationales, parlons-en. Déjà j'ai trouvé un raccourci par Bologne (D44) qui m'a évité de passer par Chaumont. Mais bon, c'est de la bonne route de merde et en plus, j'ai failli rentrer dans une voiture sans permis (connaissent que ça en haute-marne, soit dit en passant). Et là, j'ai bien regretté que mon klaxon ne fonctionne plus. Sinon, à un moment, on était trois vosgiens à se suivre, à doubler comme des barbares et j'ai fini par me débarrasser de tout le monde.

J'arrive au stade puis à marques avenue uniquement au flair et je fais un peu les magasins, au milieu des cruches qui se plaignent : « l'éclairage il est fait exprès pour qu'on voit la cellulite ». À la base, je voulais des chaussettes et un pull, évidemment j'ai trouvé d'autres trucs mais pas ça. Je commence à avoir super mal à la tête, la chaleur sans doute. Damien me téléphone alors je pars retrouver les dijonnais dans un bar, l'Européen, et on doit attendre trois plombes pour être servis.

Après, on attend d'autres dijonnais sur le parking d'un restaurant. Quelques photos, un chat noir rôde et répond aux miaulements dijonnais, un vieux troyen vient converser, un dijonnais se fait une belle poitrine avec des drapeaux... Y a du soleil et des nanas, enfin y a moi.

À l'entrée du parcage, on nous demande d'où on vient car nous sommes sans écharpes et puis la place est (encore) gratuite pour les femmes. Le sandwich et la boisson sont toujours offerts, on fait un festin derrière les tribunes tandis qu'un dijonnais tente de draguer une stadière derrière les grillages.

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Dans le parcage, assez rempli (celui du bas), les tambours me font grave chier et amplifient mon mal de crâne. Mais ça-y-est, les téméraires ont enfin compris et n'ont qu'un seul capo !! Bravo à eux.

0-0 à la mi-temps, on retourne derrière le parcage et la drague au travers des grillages se poursuit. On me demande trois fois de suite si Nancy est maintenu en L1. Le match reprend et on est toujours là.

Troyes ouvre finalement le score une dizaine de minutes avant la fin du match, avec une magnifique musique pour fêter ça et c'est bien tripant !! On en redemanderait presque mais Dijon égalise quelques minutes plus tard. Pagaille dans le parcage. Sauf que dans la minute qui suit, Troyes reprend l'avantage, toujours en fête et en musique, et le garde. Tout se sera joué en dix minutes.

Quand on repart, je dis à un des dijonnais qu'au moins leurs vieux ils chantent. Je reprends la route après avoir dit au revoir à seulement un tiers des gens. La lune est complète et le brouillard opaque. Je récupère Joss après avoir deviné la route totalement à l'arrache et on va boire des bières jusqu'à pas d'heure en attendant le déplacement en Allemagne le lendemain.

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05 mai 2009

saint-étienne - nancy / paris - rennes

Samedi 2 mai 2009 :

Déplacement vosgien en voiture vosgienne et départ des Vosges en retard, entre 15 et 20 minutes après l'heure dite, normal. Mais on se dit que les vosgiens ont une bonne conception des horaires, tant qu'on part dans l'heure de 9 heures, c'est bon... A noter que quand Ludo est arrivé chez moi, après avoir tripé sur la sonnette de ma porte, c'était la chanson du déplacement à Caen qui passait à la radio... Ludo conduit et pour le reste (Joss et moi), ça comate sévère. J'émerge vers Dijon, l'appel de la moutarde, du Bourgogne, du dfco, que sais-je... ou du soleil sans doute. Car il fait super beau.

On fait un arrêt classique à Beaune vers 11h30 et j'essaye de réveiller des collègues en leur téléphonant tandis que Ludo cherche sans trop de succès une poubelle pour son gobelet vidé. Joss, quant à lui, s'intoxique deux fois plus que moi.

Je prends la relève au poste de conducteur et tout se passe bien, je réussis même à ne doubler qu'une seule voiture par la droite. La radio diffuse les mêmes merdes en boucle. Ludo tente de verser une partie du contenu d'une grande bouteille d'eau dans une plus petite et il attend pour ça une ligne droite, car il a peur que j'accélère exprès dans les virages. Ce qui ne l'empêchera pas de s'en renverser dessus... et ce qui aura le mérite de faire rigoler Joss (et donc de vérifier qu'il est bien toujours vivant).

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A Saint-Étienne, je peux enfin montrer l'étendue de mon talent de conductrice avérée. Pressée par les klaxons des voitures derrière moi (le feu est vert et le gps muet), je prends une voie de bus... en sens interdit... Une fois remise de mes émotions, et parce que cet écart au code de la route aura été sans conséquence, je double et klaxonne des voitures garées en double file rien que pour leur foutre la pression (en plus, y avait un jeune en conduite accompagnée dans le lot).

Je me gare ensuite sans avoir besoin de faire de créneau, au grand soulagement de Ludo. Je décide qu'il est l'heure de prendre l'apéro !! Et ça nous redonne vie. On fait le tour de la place Stan du coin, qui est forcément moins belle que la nôtre. Je veux appeler Karine ou minus histoire de chambrer un peu, genre : « on est à Saint-Étienne, il fait beau et on va manger, boire... et vous ?! » mais ça ne passe pas dans le bus. Il est 14 heures et on se fait jeter deux fois - car il est trop tard pour manger, soi-disant - avant de trouver une pizzéria cachée dans une ruelle à l'abri du monde. Joss copie sur moi pour la pizza et moi sur lui pour la bière. Ludo fait son chieur et demande une pizza sans fromage...

On retourne à la voiture, en passant toujours par la même place centrale dont on aura fait le tour au moins quatre fois. Ludo s'étonne : « oh, des maillots vert et blanc !! » et bien sûr, on aura encore plusieurs heures devant nous pour le casser régulièrement avec ça. Ici c'est pas Nancy quoi au cas où il le saurait pas. Je téléphone à julien qui est avec deux potes à la terrasse d'un bar et on les rejoint. Non loin de là, un mariage, ça saoule, trop de bruit, trop de monde, trop de youyous, vivement que tout ça s'arrête. Sinon, on prend le soleil, Julien mate ou parle d'une « paire de deux », un mec veut me vendre du nougat pour 10€. Quelques bières plus tard, le ciel s'est couvert et même, quelques gouttes commencent à tomber. Alors on se rend au stade. Joss veut camper son pantalon, moi je pense à camper la bière tandis que Ludo a campé un meuble la veille. Mais comment peut-on dire autrement ?? Ah oui, peut-être « mettre un pantalon » ou « monter un meuble »...

Là-bas, au stade, on entre comme une lettre à la poste dans le parking visiteurs et y a déjà du monde. On attend les bus avec de la bière puis bonjours en pagaille, pour preuve je me souviendrai même pas que j'ai salué Cindy... Et là, le drame tout simplement. Comme tous les gens des bus se sont rendus aux guichets du parcage, je propose de tuer le temps en buvant une dernière bière. Joss sort une bière polonaise atroce, qu'on arrive même pas à terminer, malgré l'aide de Florence et Ludo. Donc on recommence à zéro. Nouvelles bières et une pluie de malade s'abat sur nous !!! Nous sommes trempés jusqu'aux os, impossible de rouler une clope, on s'abrite comme on peut (c'est-à-dire pas) derrière des véhicules. Et tout ça c'est uniquement de ma faute !

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Bref, fouille sous les trombes d'eau et je suis glacée. Tout le parcage s'est réfugié en haut, à l'abri. Petit à petit, les groupes redescendront. Échauffement, Joss me passe son appareil photo et début du match.

Les stéphanois ne sont pas en grève cette fois ! Et c'est plutôt sympa de les entendre chanter. Quelques chants dans le parcage, puis Jordan vient me voir dépité. Sur le terrain, Saint-Étienne attaque pied au plancher mais Gregorini veille.

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En seconde période, Gomis se fait siffler par ses supporters, un but stéphanois est refusé pour hors-jeu (apparemment imaginaire) et Nancy est à deux doigts du hold-up. Je tripe sur le coucher du soleil derrière le panneau d'affichage. Quelques échanges d'amabilités entre stéphanois et nancéiens. Et finalement, 0-0, ça faisait si longtemps qu'on n'avait pas vu ça à l'extérieur ! C'en est presque jouissif. Valenciennes a battu Lyon 2-0, ce qui est de bon augure pour le match de Paris contre Rennes le lendemain...

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Quand on sort du stade, je peux enfin enlever ma veste détrempée, mais bon ce n'est guère mieux, tout ce qu'il y a en dessous est également trempé. Manu fait son shérif et tout le monde finit par rentrer dans son véhicule respectif. On quitte vite l'escorte pour rejoindre un mc do (avec des gens qui portent des maillots de Saint-Étienne). Là-bas, les frites sont dégueulasses (molles et sans sel), j'arrive même pas à les terminer, je vais me réchauffer dans les toilettes et tenter de assécher ma veste au séchoir...

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Après, nous partons en direction de Nevers en écoutant vaguement le match de Marseille contre Toulouse. 2-2 score final, c'est cool. Pause clope et changement de conducteur, je reprends le volant parce que la bière s'est évaporée maintenant. Ludo tente de poursuivre ses expériences de transvasements d'eau, toujours avec le même résultat : trempé !! Et on arrive à Nevers à je sais plus quelle heure dans la nuit, après que Joss et Ludo se soient essayés à prendre la demi-lune en photo (la lune est pleine sur les photos de Joss...). Je réalise que depuis Saint-Étienne je n'ai pas fait une seule erreur de conduite. Incroyable. Dans la chambre, une mauvaise surprise, tout mon flacon de démaquillant a coulé, la liste des vêtements mouillés ne fait donc que s'allonger... Et fatiguée, je dis que j'ai oublié mon maillot de bain, mais c'est pas ça que je voulais dire. Joss et Ludo couchent ensemble tandis que j'investis le lit du haut qui, pour une fois, est déjà fait !!

Dimanche 3 mai 2009 :

On doit se lever à je sais pas quelle heure mais trop tôt de toute façon, après une nuit peuplée de ronflements et un lever très matinal de Joss parti fumer clopes sur clopes. Ludo hésite entre un réveil gentil ou méchant mais je le dissuade, j'ai tout entendu. On prend chacun notre tour une bonne douche dans la cabine presque transparente. Super quoi. Il est trop tard pour prendre le petit déjeuner et on se dit qu'on trouvera bien quelque chose en cours de route !

Dehors, il fait déjà beau. Je fais sécher ma veste (toujours pas sèche !!!) sur mon bras tandis qu'on fait déjà une pause clope. Des vieux arrivent à leur voiture en même temps, actionnent l'ouverture centralisée et à distance, s'étonnent que celle de Ludo s'ouvre également... puis ils font semblant de se battre avec je sais plus quoi (décidément j'ai des trous de mémoire), c'est marrant.

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Nous partons pour Paris avec deux missions à accomplir : remplir nos estomacs et le réservoir de la voiture. Nous échouons sur la première, après avoir traversé un pont tout petit, en bois, horrible horrible de vertige : c'est plus l'heure de servir le petit déjeuner. Nous manquons échouer également sur la seconde, pas la moindre pompe à essence à l'horizon, obligés de revenir sur nos pas pour trouver. Là, Ludo entre en scène. Il refuse de suivre les indications de son GPS et rate la sortie. On se retrouve ensuite paumés dans des ruelles et malgré tout, Joss et moi le supplions de croire en son GPS. Hélas ! Nous nous retrouvons dans une voie sans issue... Quelques minutes plus tard, tout est bien qui finit bien, nous sommes à côté d'une pompe à essence. Le flip pourrait s'arrêter là mais la pompe refuse de fonctionner et Ludo récupère une facture d'essence de 0€... Le deuxième et dernier essai est heureusement enfin concluant...

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Avec tout ça, on a perdu du temps et on a toujours faim. Sauf qu'il n'y a pas la moindre boulangerie dans le coin. Juste plein de putes sur le bord de la route. On traverse un village, un de plus, moche, sans intérêt et sans commerces quand soudain, Ludo pile. Pour laisser traverser une maman et sa fille habillée en Minie... Le ridicule ne tue pas mais franchement, on ne peut s'empêcher de penser que Ludo n'aurait peut-être pas dû freiner comme ça.

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Après je reprends le volant et je conduis comme une parisienne. On entre facilement dans la capitale et on se gare comme la dernière fois (je garde sous silence les mauvaises indications de Ludo). Il est 14h30 et on va manger au mc do ce qui sera presque l'unique repas de la journée. Il fait une chaleur épouvantable là-dedans, y a pas de bière pour Joss, pas de glace pour Ludo et même pas de salade pour moi (pour une fois que je voulais varier...) alors je prends des frites, trop salées cette fois. Joss trouve que ça équilibre avec les frites sans sel de la veille. Ouais. D'un côté, deux jeunes cons imbuvables qui méritent une bonne paire de (deux) claques ; de l'autre, des beaufs qui se mettent en garde : « ne tache pas ton écharpe ».

Nous allons ensuite boire une bière tous les trois (et j'ai bien précisé « trois ») dans notre bar habituel. Ludovic reçoit un message de Florian qui explique qu'il n'a pas réussi à se lever car il attendait des petits mots doux de la part de Ludo. Il y a du soleil et des maillots bleu et rouge. Nous allons au stade.

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Là, ben c'est Paris. Belle ambiance en début de match et un superbe échange entre Auteuil et Boulogne. Sur le terrain, je ne sais pas trop ce qu'il se passe, Paris n'assure pas. 0-0 à la mi-temps et on commence à se dire qu'on va peut-être voir aucun but du week-end. Finalement, Rennes ouvre le score et Paris ne se réveille pas. Au contraire, les rennais ont la maîtrise du ballon et sont chez eux au Parc... Pas comme leurs supporters heureusement, qui ont bien investi leur parcage mais qu'on n'entendra jamais. Défaite de Paris (qui n'a donc pas profité de la défaite de Lyon la veille et aurait pu repasser à la troisième place)... sous les sifflets du Parc.

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On retrouve Florian énervé dans le bar, le temps de boire quelques bières - sauf Ludo (une par jour, ça suffit amplement). On laisse Ludo se faire des films pendant que nous allons Joss, Flo et moi aux toilettes. On dépose ensuite Florian en repartant et quelques minutes plus tard, Joss et moi supplions Ludo de faire un arrêt pipi, n'importe où n'importe comment mais le plus rapidement possible. Il s'arrête près de fourrés, près d'une voie ferrée. Et à cinq minutes d'une station service, mais ça on le saura trop tard. On écoute le match entre Bordeaux et Sochaux, tous à fond pour Bordeaux ce soir évidemment. Et Bordeaux ne nous déçoit pas, gagne 3-0, et revient à hauteur de Marseille au classement !

Vers 23 heures, on prend enfin notre petit déjeuner mais j'ai tellement pas faim que j'arrive pas à terminer mon pain au chocolat... Je reprends le volant jusque chez Joss et termine par une sacrée route de merde habitée par des tas de bêtes sauvages et entrecoupée de villages sans vie. Ça me saoule à mort mais je tiens bon. Par contre, après qu'on ait déposé Joss, je refuse de conduire encore. C'est donc Ludo qui s'y colle, terrorise les animaux sauvages et moi au passage quand il freine comme un malade pour éviter une collision. Finalement il me dépose chez moi et poursuit sa route seul. Et il est je ne sais toujours pas quelle heure mais tard dans la nuit.

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29 avril 2009

nancy - nantes

Je retrouve mon frère à Charmes, à la gare cette fois-ci, et forcément c'est moi qui suis en retard et pas le train... On arrive à 16 heures au stade, je téléphone à Yohann car je lui ai gravé un CD avec les photos et vidéos du déplacement à Bordeaux. Et on se joint aux AFC en l'attendant. L'un arrive et est accueilli d'un kikou d'Adrien, enchaînement de lol, coordination parfaite. Puis Yohann arrive et nous allons au stade. En chemin, nous nous arrêtons pour saluer minus, Karine, etc. Minus sous le choc car grand séb va être papa.

On a trois abonnements pour deux (merci Fontenoi, merci Travis), mon frère est un peu surpris par la fouille, encore quelques bonjours et nous allons nous installer en tribune, à la place de Travis (faut bien lui rendre hommage après la mémorable soirée d'adieu de la veille).

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Tifo chez les RS, tifo raté chez les AFC. Quelques insultes envers les RS et rien de spécial sur le terrain. À la mi-temps, quelques sifflets discrets, forcément avec ce 0-0...

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En seconde période, nous allons derrière les RS, mon frère dit que comme ça on a l'impression qu'il y a de l'ambiance. Et Nancy ouvre le score (Féret, 55ème) !! Et marque un second but sur penalty (André Luis chéri – ça c'est pour Travis, 66ème) !! Même pas dans le temps additionnel, Nancy s'améliore et maîtrise mieux son sujet on dirait. Nantes ne parviendra jamais à inverser la tendance. Et que cette victoire fait plaisir, même si les buts auront été une fois de plus en face... Troisième victoire consécutive avec une treizième place au classement, Nancy respire pour de bon cette fois et se trouve à sept points de la zone de relégation !

Après, nous attendons un peu que les bouchons se débouchonnent, faisons les cons dans la voiture en écoutant party fun, warnings pour les ralentissements, écharpes par la fenêtre et fausses chorégraphies, et nous rentrons dans les Vosges.

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27 avril 2009

nancy - le mans (basket)

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