Je pars à 13h30 des Vosges, soit avec une demi-heure de retard sur mes prévisions. Ce qui ne m'empêchera pas, en passant par les nationales, de mettre 2h20 au lieu des trois heures prévues par les itinéraires sur internet. Mais les routes nationales, parlons-en. Déjà j'ai trouvé un raccourci par Bologne (D44) qui m'a évité de passer par Chaumont. Mais bon, c'est de la bonne route de merde et en plus, j'ai failli rentrer dans une voiture sans permis (connaissent que ça en haute-marne, soit dit en passant). Et là, j'ai bien regretté que mon klaxon ne fonctionne plus. Sinon, à un moment, on était trois vosgiens à se suivre, à doubler comme des barbares et j'ai fini par me débarrasser de tout le monde.

J'arrive au stade puis à marques avenue uniquement au flair et je fais un peu les magasins, au milieu des cruches qui se plaignent : « l'éclairage il est fait exprès pour qu'on voit la cellulite ». À la base, je voulais des chaussettes et un pull, évidemment j'ai trouvé d'autres trucs mais pas ça. Je commence à avoir super mal à la tête, la chaleur sans doute. Damien me téléphone alors je pars retrouver les dijonnais dans un bar, l'Européen, et on doit attendre trois plombes pour être servis.

Après, on attend d'autres dijonnais sur le parking d'un restaurant. Quelques photos, un chat noir rôde et répond aux miaulements dijonnais, un vieux troyen vient converser, un dijonnais se fait une belle poitrine avec des drapeaux... Y a du soleil et des nanas, enfin y a moi.

À l'entrée du parcage, on nous demande d'où on vient car nous sommes sans écharpes et puis la place est (encore) gratuite pour les femmes. Le sandwich et la boisson sont toujours offerts, on fait un festin derrière les tribunes tandis qu'un dijonnais tente de draguer une stadière derrière les grillages.

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Dans le parcage, assez rempli (celui du bas), les tambours me font grave chier et amplifient mon mal de crâne. Mais ça-y-est, les téméraires ont enfin compris et n'ont qu'un seul capo !! Bravo à eux.

0-0 à la mi-temps, on retourne derrière le parcage et la drague au travers des grillages se poursuit. On me demande trois fois de suite si Nancy est maintenu en L1. Le match reprend et on est toujours là.

Troyes ouvre finalement le score une dizaine de minutes avant la fin du match, avec une magnifique musique pour fêter ça et c'est bien tripant !! On en redemanderait presque mais Dijon égalise quelques minutes plus tard. Pagaille dans le parcage. Sauf que dans la minute qui suit, Troyes reprend l'avantage, toujours en fête et en musique, et le garde. Tout se sera joué en dix minutes.

Quand on repart, je dis à un des dijonnais qu'au moins leurs vieux ils chantent. Je reprends la route après avoir dit au revoir à seulement un tiers des gens. La lune est complète et le brouillard opaque. Je récupère Joss après avoir deviné la route totalement à l'arrache et on va boire des bières jusqu'à pas d'heure en attendant le déplacement en Allemagne le lendemain.