Ludo a dit 11h45 à Bulgnéville alors Joss et moi on obéit. Je crois qu'on arrive même un peu en avance. Les nouvelles du bus ne sont pas bonnes, le bus est parti un peu en retard et les RS ont déjà soif. Comme on a du temps devant nous, on retourne à Contrexéville acheter du ravitaillement. Quand nous revenons, Ludo est là. On mange des croissants au chocolat, enfin pas Ludo qui préfère ses fruits et on accompagne ça de bière. Le bus se pointe à 12h30.

Là on embarque après mille bonjours et je reste avec les RS, au milieu du bus. Et le show Eric commence (ou continue, c'est selon) tandis que Joss découvre la technologie tétrapack, que Ludo BOSSE et que Manu bichonne ses cheveux plein de gel et se lave les mains avec une solution hydroalcoolique. Eric est boucher dans la vraie vie et il pue. Il porte un maillot de l'asnl qu'il n'a jamais lavé de la saison, une casquette vieille de plusieurs dizaines d'années et qu'il n'a jamais lavée non plus. Il nous parle de ses conquêtes, qu'il paye, d'échangisme, etc. Je suis sur le cul (ben comme tout le monde). Alors pour supporter tout ça, on boit des bières et un peu de vodka. Certains pulvérisent du déodorant de le bus. D'autres essayent de faire croire à Eric qu'il est appelé au fond du bus. « Eric... c'est le siège qui te parle »... Eric c'est un gremlins croisé fougère. Eric c'est Quentin de Montargis. Eric a été bi. Eric a renoncé à une super soirée coquine pour venir à Grenoble ce soir. Enfin bref. « Enlève ce sourire sadique de tes lèvres » quoi.

Je me souviens de vagues pauses ensoleillées, à discuter avec Laëtitia-vodka, Camille ou Florence. « Alors ça-y-est ? » Des jeux pour enfants squattés par des grands. Des clopes. La Clique et la SNE qui débarquent et nous on rembarque. Deux pauses en fait.

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On arrive à Grenoble sans encombre, jusqu'à l'approche du stade. Et là, des grenoblois. Qui tentent de caillasser le bus avec quelques pierre, quelques fumigènes. Rien de bien méchant et les CRS qui déboulent de toute part. Le bus rentre au stade et on ne voit déjà plus rien du comité d'accueil. Tout se sera passé en quelques secondes.

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Quand on est rentrés dans le stade, on va contempler la vue sur les montagnes. Et dans le parcage, on est en plein soleil et on meurt tous de chaud. C'est l'été, il fait 30°C, j'ai mal aux yeux. En fait, j'émerge seulement à partir de la 80ème... Trois bus ont fait le déplacement depuis Nancy. Parcage correct donc et qui chante en continu, mais rien d'exceptionnel. Un petit tifo en début de seconde période tout de même côté nancéien. Et Adrien qui chambre : « attention, Maud va faire une gestuelle ». En face, un bon kop grenoblois mais pas trop de puissance vocale. Par contre, on a droit à deux banderoles... Concernant le match en lui-même, difficile d'en dire quelque chose. Manu y va d'ailleurs de sa petite sieste contre les grilles. C'est morne et ça se termine par un 0-0 qui arrange tout le monde. Ce soir, Nancy et Grenoble assurent définitivement leur maintien en ligue 1.

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On attend presque une heure dans le parcage, que les alentours du stade soit vides, que notre route soit sécurisée. On a droit à une très longue escorte. « Attention, là, il a une tête de grenoblois !! ». Lumières éteintes, on file en direction de la Lorraine avec interdiction de faire une pause avant deux heures de route. Karine est venue squatter avec les RS, marre du fond du bus apparemment.

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Quand on fait une pause, Manu demande un « cornet ». Évidemment, l'employé de la station-service ignore ce que c'est. Je fais la traduction. J'aurais pas dû mais je ne pouvais pas prévoir qu'un simple sac en plastique pourrait devenir une arme de destruction massive. Des stéphanois de Belfort font un arrêt en même temps que nous, c'est l'occasion pour certains de discuter vite fait de nos clubs respectifs et d'entonner quelques chants. Julien rentre dans le bus en buvant du yop (impossible de rater cette odeur).

Manu fabrique une trique avec son cornet, frappe Mel et n'importe qui, Joss, moi ou d'autres. Je finis par lui arracher des mains et lui renverser accidentellement un peu d'eau sur ses cheveux gelés. Il riposte avec son savon liquide de poche. Et boit trop de redbull et ne tient plus en place. Sinon ça joue à action ou vérité. Moi je trouve le retour très long, trop. Alors je fais chier Karine avec sa casquette (pourtant elle a été sympa, elle m'a même laissé poser mes pieds sur ses jambes pendant super longtemps car je trouvais que c'était plus agréable comme ça le bus). Et encore, grâce à la nationalité vosgienne, je descends du bus plus tôt et suis chez moi avant que le bus n'arrive à Nancy.