Samedi 2 mai 2009 :

Déplacement vosgien en voiture vosgienne et départ des Vosges en retard, entre 15 et 20 minutes après l'heure dite, normal. Mais on se dit que les vosgiens ont une bonne conception des horaires, tant qu'on part dans l'heure de 9 heures, c'est bon... A noter que quand Ludo est arrivé chez moi, après avoir tripé sur la sonnette de ma porte, c'était la chanson du déplacement à Caen qui passait à la radio... Ludo conduit et pour le reste (Joss et moi), ça comate sévère. J'émerge vers Dijon, l'appel de la moutarde, du Bourgogne, du dfco, que sais-je... ou du soleil sans doute. Car il fait super beau.

On fait un arrêt classique à Beaune vers 11h30 et j'essaye de réveiller des collègues en leur téléphonant tandis que Ludo cherche sans trop de succès une poubelle pour son gobelet vidé. Joss, quant à lui, s'intoxique deux fois plus que moi.

Je prends la relève au poste de conducteur et tout se passe bien, je réussis même à ne doubler qu'une seule voiture par la droite. La radio diffuse les mêmes merdes en boucle. Ludo tente de verser une partie du contenu d'une grande bouteille d'eau dans une plus petite et il attend pour ça une ligne droite, car il a peur que j'accélère exprès dans les virages. Ce qui ne l'empêchera pas de s'en renverser dessus... et ce qui aura le mérite de faire rigoler Joss (et donc de vérifier qu'il est bien toujours vivant).

DSC01247_border

A Saint-Étienne, je peux enfin montrer l'étendue de mon talent de conductrice avérée. Pressée par les klaxons des voitures derrière moi (le feu est vert et le gps muet), je prends une voie de bus... en sens interdit... Une fois remise de mes émotions, et parce que cet écart au code de la route aura été sans conséquence, je double et klaxonne des voitures garées en double file rien que pour leur foutre la pression (en plus, y avait un jeune en conduite accompagnée dans le lot).

Je me gare ensuite sans avoir besoin de faire de créneau, au grand soulagement de Ludo. Je décide qu'il est l'heure de prendre l'apéro !! Et ça nous redonne vie. On fait le tour de la place Stan du coin, qui est forcément moins belle que la nôtre. Je veux appeler Karine ou minus histoire de chambrer un peu, genre : « on est à Saint-Étienne, il fait beau et on va manger, boire... et vous ?! » mais ça ne passe pas dans le bus. Il est 14 heures et on se fait jeter deux fois - car il est trop tard pour manger, soi-disant - avant de trouver une pizzéria cachée dans une ruelle à l'abri du monde. Joss copie sur moi pour la pizza et moi sur lui pour la bière. Ludo fait son chieur et demande une pizza sans fromage...

On retourne à la voiture, en passant toujours par la même place centrale dont on aura fait le tour au moins quatre fois. Ludo s'étonne : « oh, des maillots vert et blanc !! » et bien sûr, on aura encore plusieurs heures devant nous pour le casser régulièrement avec ça. Ici c'est pas Nancy quoi au cas où il le saurait pas. Je téléphone à julien qui est avec deux potes à la terrasse d'un bar et on les rejoint. Non loin de là, un mariage, ça saoule, trop de bruit, trop de monde, trop de youyous, vivement que tout ça s'arrête. Sinon, on prend le soleil, Julien mate ou parle d'une « paire de deux », un mec veut me vendre du nougat pour 10€. Quelques bières plus tard, le ciel s'est couvert et même, quelques gouttes commencent à tomber. Alors on se rend au stade. Joss veut camper son pantalon, moi je pense à camper la bière tandis que Ludo a campé un meuble la veille. Mais comment peut-on dire autrement ?? Ah oui, peut-être « mettre un pantalon » ou « monter un meuble »...

Là-bas, au stade, on entre comme une lettre à la poste dans le parking visiteurs et y a déjà du monde. On attend les bus avec de la bière puis bonjours en pagaille, pour preuve je me souviendrai même pas que j'ai salué Cindy... Et là, le drame tout simplement. Comme tous les gens des bus se sont rendus aux guichets du parcage, je propose de tuer le temps en buvant une dernière bière. Joss sort une bière polonaise atroce, qu'on arrive même pas à terminer, malgré l'aide de Florence et Ludo. Donc on recommence à zéro. Nouvelles bières et une pluie de malade s'abat sur nous !!! Nous sommes trempés jusqu'aux os, impossible de rouler une clope, on s'abrite comme on peut (c'est-à-dire pas) derrière des véhicules. Et tout ça c'est uniquement de ma faute !

saint__nancy_002_border     DSC01304_border     DSC01290_border

Bref, fouille sous les trombes d'eau et je suis glacée. Tout le parcage s'est réfugié en haut, à l'abri. Petit à petit, les groupes redescendront. Échauffement, Joss me passe son appareil photo et début du match.

Les stéphanois ne sont pas en grève cette fois ! Et c'est plutôt sympa de les entendre chanter. Quelques chants dans le parcage, puis Jordan vient me voir dépité. Sur le terrain, Saint-Étienne attaque pied au plancher mais Gregorini veille.

DSC01319_border     saint__nancy_009_border     saint__nancy_015_border

En seconde période, Gomis se fait siffler par ses supporters, un but stéphanois est refusé pour hors-jeu (apparemment imaginaire) et Nancy est à deux doigts du hold-up. Je tripe sur le coucher du soleil derrière le panneau d'affichage. Quelques échanges d'amabilités entre stéphanois et nancéiens. Et finalement, 0-0, ça faisait si longtemps qu'on n'avait pas vu ça à l'extérieur ! C'en est presque jouissif. Valenciennes a battu Lyon 2-0, ce qui est de bon augure pour le match de Paris contre Rennes le lendemain...

saint__nancy_021_border     saint__nancy_031_border     saint__nancy_036_border

Quand on sort du stade, je peux enfin enlever ma veste détrempée, mais bon ce n'est guère mieux, tout ce qu'il y a en dessous est également trempé. Manu fait son shérif et tout le monde finit par rentrer dans son véhicule respectif. On quitte vite l'escorte pour rejoindre un mc do (avec des gens qui portent des maillots de Saint-Étienne). Là-bas, les frites sont dégueulasses (molles et sans sel), j'arrive même pas à les terminer, je vais me réchauffer dans les toilettes et tenter de assécher ma veste au séchoir...

DSC01260_border

Après, nous partons en direction de Nevers en écoutant vaguement le match de Marseille contre Toulouse. 2-2 score final, c'est cool. Pause clope et changement de conducteur, je reprends le volant parce que la bière s'est évaporée maintenant. Ludo tente de poursuivre ses expériences de transvasements d'eau, toujours avec le même résultat : trempé !! Et on arrive à Nevers à je sais plus quelle heure dans la nuit, après que Joss et Ludo se soient essayés à prendre la demi-lune en photo (la lune est pleine sur les photos de Joss...). Je réalise que depuis Saint-Étienne je n'ai pas fait une seule erreur de conduite. Incroyable. Dans la chambre, une mauvaise surprise, tout mon flacon de démaquillant a coulé, la liste des vêtements mouillés ne fait donc que s'allonger... Et fatiguée, je dis que j'ai oublié mon maillot de bain, mais c'est pas ça que je voulais dire. Joss et Ludo couchent ensemble tandis que j'investis le lit du haut qui, pour une fois, est déjà fait !!

Dimanche 3 mai 2009 :

On doit se lever à je sais pas quelle heure mais trop tôt de toute façon, après une nuit peuplée de ronflements et un lever très matinal de Joss parti fumer clopes sur clopes. Ludo hésite entre un réveil gentil ou méchant mais je le dissuade, j'ai tout entendu. On prend chacun notre tour une bonne douche dans la cabine presque transparente. Super quoi. Il est trop tard pour prendre le petit déjeuner et on se dit qu'on trouvera bien quelque chose en cours de route !

Dehors, il fait déjà beau. Je fais sécher ma veste (toujours pas sèche !!!) sur mon bras tandis qu'on fait déjà une pause clope. Des vieux arrivent à leur voiture en même temps, actionnent l'ouverture centralisée et à distance, s'étonnent que celle de Ludo s'ouvre également... puis ils font semblant de se battre avec je sais plus quoi (décidément j'ai des trous de mémoire), c'est marrant.

DSC01345_border

Nous partons pour Paris avec deux missions à accomplir : remplir nos estomacs et le réservoir de la voiture. Nous échouons sur la première, après avoir traversé un pont tout petit, en bois, horrible horrible de vertige : c'est plus l'heure de servir le petit déjeuner. Nous manquons échouer également sur la seconde, pas la moindre pompe à essence à l'horizon, obligés de revenir sur nos pas pour trouver. Là, Ludo entre en scène. Il refuse de suivre les indications de son GPS et rate la sortie. On se retrouve ensuite paumés dans des ruelles et malgré tout, Joss et moi le supplions de croire en son GPS. Hélas ! Nous nous retrouvons dans une voie sans issue... Quelques minutes plus tard, tout est bien qui finit bien, nous sommes à côté d'une pompe à essence. Le flip pourrait s'arrêter là mais la pompe refuse de fonctionner et Ludo récupère une facture d'essence de 0€... Le deuxième et dernier essai est heureusement enfin concluant...

IMG_5922_border

Avec tout ça, on a perdu du temps et on a toujours faim. Sauf qu'il n'y a pas la moindre boulangerie dans le coin. Juste plein de putes sur le bord de la route. On traverse un village, un de plus, moche, sans intérêt et sans commerces quand soudain, Ludo pile. Pour laisser traverser une maman et sa fille habillée en Minie... Le ridicule ne tue pas mais franchement, on ne peut s'empêcher de penser que Ludo n'aurait peut-être pas dû freiner comme ça.

DSC01355_border     saint__nancy_043_border

Après je reprends le volant et je conduis comme une parisienne. On entre facilement dans la capitale et on se gare comme la dernière fois (je garde sous silence les mauvaises indications de Ludo). Il est 14h30 et on va manger au mc do ce qui sera presque l'unique repas de la journée. Il fait une chaleur épouvantable là-dedans, y a pas de bière pour Joss, pas de glace pour Ludo et même pas de salade pour moi (pour une fois que je voulais varier...) alors je prends des frites, trop salées cette fois. Joss trouve que ça équilibre avec les frites sans sel de la veille. Ouais. D'un côté, deux jeunes cons imbuvables qui méritent une bonne paire de (deux) claques ; de l'autre, des beaufs qui se mettent en garde : « ne tache pas ton écharpe ».

Nous allons ensuite boire une bière tous les trois (et j'ai bien précisé « trois ») dans notre bar habituel. Ludovic reçoit un message de Florian qui explique qu'il n'a pas réussi à se lever car il attendait des petits mots doux de la part de Ludo. Il y a du soleil et des maillots bleu et rouge. Nous allons au stade.

DSC01374_border     DSC01438_border     DSC01394_border

Là, ben c'est Paris. Belle ambiance en début de match et un superbe échange entre Auteuil et Boulogne. Sur le terrain, je ne sais pas trop ce qu'il se passe, Paris n'assure pas. 0-0 à la mi-temps et on commence à se dire qu'on va peut-être voir aucun but du week-end. Finalement, Rennes ouvre le score et Paris ne se réveille pas. Au contraire, les rennais ont la maîtrise du ballon et sont chez eux au Parc... Pas comme leurs supporters heureusement, qui ont bien investi leur parcage mais qu'on n'entendra jamais. Défaite de Paris (qui n'a donc pas profité de la défaite de Lyon la veille et aurait pu repasser à la troisième place)... sous les sifflets du Parc.

DSC01416_border     DSC01420_border

On retrouve Florian énervé dans le bar, le temps de boire quelques bières - sauf Ludo (une par jour, ça suffit amplement). On laisse Ludo se faire des films pendant que nous allons Joss, Flo et moi aux toilettes. On dépose ensuite Florian en repartant et quelques minutes plus tard, Joss et moi supplions Ludo de faire un arrêt pipi, n'importe où n'importe comment mais le plus rapidement possible. Il s'arrête près de fourrés, près d'une voie ferrée. Et à cinq minutes d'une station service, mais ça on le saura trop tard. On écoute le match entre Bordeaux et Sochaux, tous à fond pour Bordeaux ce soir évidemment. Et Bordeaux ne nous déçoit pas, gagne 3-0, et revient à hauteur de Marseille au classement !

Vers 23 heures, on prend enfin notre petit déjeuner mais j'ai tellement pas faim que j'arrive pas à terminer mon pain au chocolat... Je reprends le volant jusque chez Joss et termine par une sacrée route de merde habitée par des tas de bêtes sauvages et entrecoupée de villages sans vie. Ça me saoule à mort mais je tiens bon. Par contre, après qu'on ait déposé Joss, je refuse de conduire encore. C'est donc Ludo qui s'y colle, terrorise les animaux sauvages et moi au passage quand il freine comme un malade pour éviter une collision. Finalement il me dépose chez moi et poursuit sa route seul. Et il est je ne sais toujours pas quelle heure mais tard dans la nuit.