Karine me presque réveille de (trop) bon matin, d'abord par un sms puis par un appel. Elle gueule dans le téléphone je trouve. Ou alors c'est parce que je suis encore endormie. Elle a dit à Laëtitia que je passerais la chercher entre 10h15 et 10h45. Je le sens vraiment mal. Même si la route par Diarville est de nouveau praticable.

Finalement, avec Joss, on récupère Laëtitia à 11h15. Une demi-heure de retard donc, Ludo chambre par sms (même entre eux les vosgiens ne sont plus solidaires). On retrouve les autres au P7. Deux voitures : minus, Karine et kokusho dans la voiture de Ludo ; Josselin, Adrien-m, Elise et Laëtitia dans la mienne. Forcément, j'ai un peu de mal à suivre Ludo avec ma voiture pleine de cinq personnes. Je mets de la musique allemande à partir de la moselle, je bois quelques gorgées de bière tout en conduisant. Les autres enchaînent, eux, enfin surtout Laëtitia. On fait une grosse pause pour manger, j'arrive pas à terminer mon sandwich, j'ai même pas faim tellement je suis trop crevée. Minus s'est remis aux cigares qui puent, à mon grand désespoir. Des idées de banderoles surgissent à propos des RS : « espèce en voie de disparition »... Karine tripe sur l'habillement des vosgiens : du noir intégral. Il est vrai que pour Ludo et moi, on porte du noir jusqu'aux sous-vêtements... Mais ça ne s'applique pas à Joss.

A Homburg, on suit la marée humaine bleue, encadrée par des fourgons de CRS à perte de vue. C'est toujours aussi impressionnant. Il fait chaud, super chaud, je meurs de chaud. Et puis, on fait la queue pour rentrer dans le parcage, je fais cette remarque intelligente : « peut-être il faudrait des places pour rentrer ! » Du coup, c'est moi qui m'y colle, j'arrive à demander neuf places en allemand. Après, y a pas de fouille et on rentre comme ça, limite on aurait pu ne pas acheter nos places...

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Gros bordel en début de match, fumis, pots, chants. Puis plus rien. Je suis horriblement déçue par cette non ambiance alors que le parcage est blindé de chez blindé. Y a des nancéiens dans le stade, tous les groupes sont représentés. Homburg ouvre le score, Saarbrücken égalise en fin de première mi-temps à la grande joie du parcage. Le jeu est d'une pauvreté affligeante, Dijon la veille par rapport à ça c'est vraiment le Brésil...

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En seconde période, toujours pas de chants, des allemands gueulent de façon sporadique et isolée, y en a un qui chante (hurle) tout seul. Je comate à mort, tout comme Joss, mais debout malheureusement. J'ai toujours trop chaud et super soif. J'attends la fin. Un gros feu au fond du parcage, c'est un parasol qui crame (entre autres). Homburg reprend l'avantage et le garde. Mais c'est pas très grave pour Saarbrücken qui a déjà été sacré champion de 5ème division avant l'heure... Plein de CRS s'alignent devant le parcage, armés jusqu'aux dents. Les joueurs de Homburg viennent chambrer le parcage avec une banderole de leurs supporters : « derby remporté ». Toujours le truc sympa des supporters qui chantent pour leur équipe assise en face d'eux.

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Et puis, comme c'est fini et que personne ne bouge, je propose qu'on lève le camp. C'est précisément à ce moment que tout le parcage bouge. Encore une bonne idée. Plus loin, les CRS courent après quelques personnes. On attend que le cortège saarbrückois parte, que les abords du stade retrouvent leur tranquillité, en buvant des boissons non alcoolisées (sauf pour Laëtitia, ça va de soi).

Quand on part, on se retrouve quand même encore dans des bouchons, Karine a pris le volant de ma voiture, il n'y a presque plus d'essence, je commence à penser qu'on va tomber en panne avant d'arriver au Luxembourg. En plus, on a perdu Ludo, pas moyen de le retrouver alors on se donne rendez-vous plus loin. On remet 5€ de gasoil, Karine conduit, Adrien veut être à l'arrière, c'est la guerre des places. L'orage éclate, je ne suis pas très rassurée. Karine ne tarit pas d'éloges sur ma voiture : l'embrayage est trop dur, le frein à main pas assez, le klaxon ne fonctionne plus, le pare-brise est sale, le siège conducteur est mal réglé... « Ma voiture, on la critique ou on la quitte », paraît-il.

Enfin, le Luxembourg, les clopes, l'alcool pour Laëtitia. Il fait gris et frais. Karine conduit encore (merci), je finis par sombrer dans les bras de Joss. NANCY. La plus belle ville au monde. Je reprends le volant, dépose Laëtitia puis Josselin et je suis chez moi à 23 heures... juste pour apprendre que Guingamp (L2) a remporté la finale de la coupe de France aux dépends de Rennes (L1), 2-1.