saison 2008-2009

as nancy-lorraine et compagnie

10 avril 2009

paris - kiev (UEFA)

Le GPS de Ludo a trouvé sans problème mon adresse. Nous quittons Mirecourt aux alentours de 13 heures sans avoir mangé. Arrêt donc sur une aire d'autoroute pour un déjeuner en plein air au soleil. Super agréable, j'ai même presque trop chaud pour une fois. Puis je m'achète des clopes, vivre dangereusement sans, ça ne dure jamais très longtemps. On a pris ma voiture car je veux lui faire voir Paris au moins une fois avec moi. Et Ludo nous a fait prendre l'autoroute, pensant que ça me ferait plaisir, sauf que j'aime pas les longues lignes droites qui traversent le désert !

À Paris, on doit retrouver Florian, c'est un peu galère, j'écris les sms à la place de Ludo (ça se paiera, m'a-t-il promis...), Florian téléphone : « vous êtes où ? ». Quelle question, dans les bouchons évidemment, sauf que ce coup-ci c'est ma voiture donc je peux fumer dedans. Enfin on le retrouve à un croisement précis, comme quoi j'ai bien compris ses explications.

Et de nouveau les bouchons pour aller au Parc, pendant ce temps Florian se met en mode lunettes de soleil (private joke) et tente de nous apprendre les chants parisiens, puis Ludo se gare comme une merde (pardon, de façon atypique) derrière un camion, prétextant que les vosgiens ont tous les droits. On marche un peu dans le 16ème et on va acheter des bières à Carrefour, enfin coca pour Ludo, il veut rentrer lui après le match.

Et puis on se pose dans un parc, Florian interrompt une conversation au téléphone pour suivre celle que j'ai avec Ludo et qui lui semble bien plus intéressante – j'aime pas dormir avec des filles, ça dépend lesquelles – et l'heure du match approche, Florian rachète des bières et s'apprête à rentrer dans le stade avec la sienne à la main... Je reçois des messages de saletés de lorrains qui aiment Marseille (Yohann et Thibaut, oui je balance !) et je définis l'asocialité (ou l'asocialisme) à ma manière : "je ferme la porte, mais pas à clé !!" Sans doute vexé que je boive plus vite que lui, Florian achève sa bière d'un trait, en mode Travis.

Une fois rentrés dans le stade, Florian nous fait une courte visite de la tribune Auteuil. On se pose à l'étage, je suis prise en flagrant délit d'agitation de drapeau, d'abord bleu, puis, devant mon insistance, rouge (merci Florian de m'avoir aidée à faire illusion).

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Au cœur de l'ambiance, c'est énorme, je chante faiblement pour ne pas trop trahir mes couleurs, dit rouge et blanc au lieu de rouge et bleu, Ludovic s'étonne : « tu serais pas daltonienne par hasard ? » Auteuil et Boulogne lancent un beau "ô ville lumière" en même temps, avec le tendu d'écharpes. Les toilettes uniquement hommes à la mi-temps, pourquoi ??

Reprise, Kiev pousse, Paris aussi pendant une dizaine de minutes et l'ambiance monte bien. Un blanc en fin de match. T'as vu... ?? Non... Je devais avoir des lunettes de soleil. 0-0 pour ma deuxième fois au Parc en UEFA. Retour dans la foule, les pavés nous appartiennent et je sais encore marcher, tout va bien. Séb envoie un sms à Ludo mais je suis même pas jalouse (encore raté et ftg stp !). De toute façon, Karine m'a écrit à moi (et toujours la même rengaine : « c'est bien la peine de faire tant de kilomètres pour voir un 0-0 !! »). Je boirais bien une bière mais il était sans doute plus raisonnable d'aller manger au Quick avec la vieille qui tripe sur le milkshake à la fraise de Florian. Ou Ludo qui ferme la fenêtre car je supporte plus l'air frais.

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Retour comatage et arrêt à la station service de Julien (la serveuse n'est toujours pas là). Je reprends le volant pour les trois dernières petites heures, espérant que Ludo qui bosse le lendemain parvienne à dormir. Sauf qu'il préfère prendre la lune en photo... Moi je suis obligée de fumer pour tenir la route. Et éviter de stresser car je sais pas si j'aurai assez d'essence, la jauge déconne, ne bouge pas d'un poil, alors je roule sans consommer de gasoil ?

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Finalement arrivée à 4h40 à Mirecourt, Ludo a encore une heure de route (ou 35 minutes, ça dépend du compteur), bon courage à lui... Moi je vais tenter de dormir avant que les camions poubelle puis surtout les tondeuses à gazon ne me prennent vite la tête.

Merci à Ludo pour les photos.

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13 mars 2009

paris - braga (UEFA)

Ludo est en retard, mais je le suis encore plus. Je le retrouve dans la fameuse rue du crématorium/funérarium/camping. Il a même eu le temps d'aller jusqu'au bout de la rue et le camping est le plus loin de tout. Donc, j'oublie de dire que c'est la rue du camping à partir d'aujourd'hui.

On doit retrouver minus à Brabois (on croirait qu'on retourne voir Dijon là...) mais il est lui aussi en retard. Très même. Mais ce n'est pas de sa faute, les trams ont eu des soucis techniques... alors il a attendu bien longtemps avant de pouvoir en prendre un.

Avec tout ça, je crois qu'on part avec presque une heure de retard sur l'horaire initialement prévu. Par la suite, la route se passe bien. Sauf que notre heure de retard se fait sentir, nous sommes pris dans les bouchons sur le périphérique... et moi je commence à taper une crise de manque avec toutes ces voitures arrêtées, et le temps qui tourne, et le soleil qui va bientôt se coucher, et les pubs pour le salon de l'érotisme auquel Ludo se défend d'aller, car je n'ai pas fumé depuis que je suis partie de chez moi. Alors je menace de fumer dans la voiture, de descendre de voiture sauf que je suis derrière et qu'il n'y a pas de portes à l'arrière, de casser une vitre mais Ludo n'est pas d'accord. Et ça, ça n'a rien d'ambigu, contrairement à plein d'autres échanges (verbaux, ça va de soi).

Finalement, nous arrivons près du stade et apercevons Karine qui nous attend depuis un bon moment déjà. Comme ma crise de manque n'est pas passée, je fais des pieds et des mains pour pouvoir sortir de la voiture en disant que je veux tenir compagnie à Karine pendant que Ludo cherche une place dans le parking souterrain. À force de m'entendre, Ludo et minus cèdent et me libèrent. Je rejoins le grand air parisien et contribue à le polluer, même si j'attrape encore le hoquet. Ludo et minus arrivent finalement. Un cortège de portugais entourés de crs passe à côté de nous et nous retournons dans notre bar boire un verre.

Là, le serveur nous explique que d'habitude les verres sont en verre et pas en plastique, à cause du match. C'est drôle, on a donc l'air de touristes et pas de supporters. On retrouve pas Florian qui est lui aussi pris dans les bouchons (mais du métro). Ber nous rejoint. Et on doit retrouver Fontenoi dans le stade, car il est sensé arriver à la bourre avec le train.

Nous allons donc faire la queue à l'entrée du stade, pendant plus de trente minutes... On étouffe, on est compressés, certains jouent à tétris ou lancent des charges, ça gueule, ça s'énerve, mais ça rentre pas plus vite. Ça fait chier car on rate un quart d'heure donc forcément la première période passe vite dans ces conditions. On a tout de même retrouvé facilement Fontenoi, finalement arrivé avant nous... si c'est pas la loose ça... Et on est assis mais moi je veux être debout ! Enfin je regarde pas grand chose du match, je me contente de profiter des tribunes, même si ce n'est pas exceptionnel (pour Paris), ça reste tout de même très très beau et à certains moments, très impressionnant. Et même, c'est boulogne qui lance deux échanges.

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À la pause, on grimpe, on se faufile, on trouve des fausses places tout en haut où on peut rester debout. Légère échauffourée entre parisiens et portugais puis le match reprend. Karine chante mais sans dire Paris ou parisiens. Moi je chante sporadiquement. Sur le terrain, Braga tient bien tête. Le 0-0 se profile et les supporters de Braga se font entendre en fin de match. Côté parisien, quelques chants à l'encontre des marseillais une fois le match terminé. Minus envie les parisiens pour leur match retour au Portugal, à cause des bières à 0,85€... A signaler, l'entrée sifflée de Kezman en seconde période, Kezman qui viendra se faire adouber par des supporters parisiens en fin de match. Étrange.

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Une fois dehors, on discute un peu tous les six et Ludo reçoit un message de Séb, qu'en interprétant en pensant qu'il y a ambiguïté je comprends comme une façon de me rendre jalouse (et c'est vrai, pourquoi il ne m'en a pas envoyé un, à moi ?!!). Et puis il faut bien rentrer car Ludo bosse le lendemain. Moi dans la voiture je ferme les yeux (pendant que minus raconte les circonstances de notre rencontre à Ludo, Toulouse 2006, ça commence à dater) et je les rouvre presque devant un chocolat Milka. Minus fait son Séb et veut manger. Il achète même des crêpes fourrées au chocolat, c'est cool ! Après je conduis, et c'est bien sympa d'avoir une voiture à peine plus récente que la mienne. Je conduis tellement bien que minus et Ludo s'endorment tour à tour (oui je m'envoie des fleurs et alors ??).

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Arrivée tard chez moi, je sais même plus à quelle heure. Ma voiture n'est pas gelée, c'est pas un vrai dép ça !

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25 décembre 2008

la corogne - nancy (UEFA)

Lundi 15 décembre 2008 :

J'arrive à minuit 45 au Kinépolis, le départ est prévu à une heure du matin. Julien est présent, avec deux amis à lui, et Jean-Michel notre photographe. Sur le parking, une voiture immatriculée en Meurthe-et-moselle n'arrive pas à démarrer, Julien et ses potes font semblant de ne rien voir pour surtout pas aller filer un coup de main. Guillaume nous rejoint, je téléphone à Karine. Elle est en retard, ainsi que minus, car elle s'était endormie... Ces derniers temps, j'en ai un peu marre d'être systématiquement en avance !! Mais bon, la roue tourne...

Nous partons vers 1h30, après la traditionnelle photographie de départ. J'adresse quelques bisous de loin à ma voiture. Je suis à l'arrière de la voiture de Guillaume, entre Julien et minus. Ce qui donne l'occasion à minus de faire plein d'allusions... Guillaume a des réserves de bière partout, dans le coffre, dans tous les vides-poches, sous les sièges, etc. Julien s'endort et se met à ronfler, Karine copilote.

Nous nous arrêtons à une station-service et là, c'est l'invasion des asiatiques qui sentent pas bons et qui rigolent. Nous sommes envahis et déçus car ils ne respectent pas le cliché et ne prennent pas plein de photos ! Julien a un ticket avec l'un d'entre eux qui n'arrête pas de lui sourire et lui fait coucou. Nous nous mettons en retrait pour profiter du spectacle et acheter des bonbons à un vendeur vraiment pas sympa.

Bref, nous repartons et Julien se remet à accoucher (ça lui avait déjà pris en allant à Lorient). Faut pas s'inquiéter. Guillaume conduit toujours et, alors que tout le monde comate, s'arrête en catastrophe car il saigne du nez...

Nous arrivons à l'aéroport à 6h30, c'est-à-dire bien en avance sur nos prévisions. Et le premier constat : il fait froid !!! On se prend un apéro bière, avant de passer au petit déjeuner un peu plus tard. Nous prenons tellement notre temps, comme on a plein d'avance et qu'on était les premiers, que nous sommes quasiment les derniers à embarquer... Nous croisons deux autres nancéiens qui, hasard (?) prennent le même avion que nous.

J'ai moins peur du décollage mais ça reste néanmoins toujours un moment impressionnant. Minus et Karine s'endorment, Julien aussi puis il tente désespérément de draguer sa voisine blonde âgée d'environ cinquante ans. S'ensuit un délire avec l'oiseau de la dame embarqué en douce (bon c'est la sonnerie de son téléphone portable, faut pas chercher à comprendre). Guillaume et moi lisons des revues intellectuelles (Glamour, Entrevue) que nous nous échangeons.

Et puis... l'avion finit par atterrir à Porto. Je réalise alors seulement que Porto c'est le Portugal... Il fait super soleil et nous partons à la recherche de la voiture de location. En fait, il faut décrocher un téléphone au comptoir de l'agence de location et attendre qu'on nous parle. Karine fait ça très bien. En français. Une navette vient nous récupérer devant l'aéroport, je veux nous prendre en photo, du coup le chauffeur doit attendre. Puis il part mais la porte avant droite s'ouvre ! Du coup, il pile et tous les papiers de Karine s'échappent par terre ! Je vais les ramasser et les autres se foutent de moi : « déjà que tu nous as fait perdre du temps avec ta photo, qu'est-ce que tu cherches maintenant ??!! »

à l'agence de location, nous récupérons une micra minuscule, ça va être chaud à cinq toute la journée. Nous croisons encore les deux français qui viennent également chercher leur voiture. Orange me souhaite la bienvenue au Portugal en quatre exemplaires. Karine tente de régler le GPS pendant de longues, très longues minutes. Mais il ne trouve pas Porto. Nous partons finalement au petit bonheur la chance (ou pas), passons à côté du stade de Porto, réussissons enfin à régler le GPS et trouvons l'hôtel ! Minus et Karine ont une chambre au troisième. Guillaume, Julien et moi avons une maxi-chambre froide au deuxième... La nuit promet d'être glaciale.

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Nous allons manger au mcdo (moins cher qu'en France) et je sympathise d'un peu trop près avec Ronald. Nous faisons vite fait les magasins car minus a besoin d'une ceinture. Moi je suis étonnée de trouver une « maison des crêpes » au Portugal... Quand je pense à Lorient, aux crêperies fermées... En déplacement, je n'ai réussi à manger des crêpes qu'à Paris, à Ajaccio, et bientôt à Porto....

Nous nous rendons ensuite au stade du dragon, tout simplement impressionnant. Tellement grand, tellement beau ! Et la vue autour est pas mal non plus. À la boutique, les articles sont quasiment donnés, on fait quelques emplettes et on tombe encore sur les deux nancéiens !... On prend des photos, on a mis deux heures (façon de parler, mais on a pris le temps) à faire le tour du stade, et on va dans le centre commercial « dolce vita » à côté chercher de quoi désaltérer Guillaume et Julien. Nous prenons encore des photos, des décorations cette fois-ci, et alors que Guillaume panique pour cause de dessèchement généralisé, nous trouvons une maison des crêpes qui vend aussi de la bière ! Et les deux nancéiens (Stéphane et Yohann) sont encore là !! Nous décidons donc de faire table commune, bières communes : elles sont à un euro !!! et plans communs pour la soirée. Karine, minus et moi mangeons des crêpes aussi quand même. Pour l'instant, en dehors de son stade, la ville de Porto est loin de nous avoir convaincue.

Retour à l'hôtel pour les douches, mater la télé mais il n'y a que quatre chaînes et toutes en portugais. Nous regardons des dessins animés puis la roue de la fortune version portugaise et minus incapable de traduire. Julien est dégoûtée de la vie car il a fait un trou immense dans son jean de super marque ! Yohann et Stéphane nous rejoignent, nous sommes tous dans la maxi-chambre froide (un minuscule radiateur électrique seulement...) pour un très long apéritif. Avec Karine, nous scandons quelques « on a trop faim, on veut dormir » et les mecs finissent par se résoudre à l'idée d'aller chercher de la nourriture. Nous empruntons des rues et débouchons enfin sur quelque chose de très joli, surtout de nuit. Alors ça-y-est, Porto nous plaît un peu plus.

Nous échouons dans ce que l'on peut qualifier de cantine, nourriture pas bonne et grasse, des gens qui se croient chez eux à côté et qui font trop de bruit, mais les serveurs parlent un peu français, et la carte est traduite en français mais avec plein de fautes. Certains demandent des groß bier, d'autres du vin, et Guillaume cumule. Karine est complètement hs. On mange sans conviction des omelettes pas bonnes et on mélange les langues : danke schön, es ist für mich (« parce que le portugais, des fois on dirait que c'est de l'allemand »).

Je rentre avec Karine et nous marchons pendant longtemps, jusqu'à la voiture, pour remettre des sous dans le parc-mètre, sauf que c'est pas possible car la nuit c'est free ! On a donc jusqu'à huit heures du matin, je préviens Karine que j'irai pas remettre de l'argent le lendemain à huit heures et l'encourage à en faire de même. On rapproche la voiture de quelques dizaines de mètres et finissons par rentrer à l'hôtel. Où nous devons encore expliquer à l'accueil que les mecs rentrent plus tard. Nous nous faisons comprendre, croquis à l'appui, même si nous ne partageons aucune langue. Lui, il parle portugais, espagnol et italien. Nous lui proposons du français, de l'anglais ou de l'allemand...

Nous rejoignons nos chambres respectives, je fais un mini-cours à Karine à propos de la dyslexie et je rentre dans la maxi-chambre désormais glaciale. Et je dors ENFIN !! Avec plein de couvertures... Pendant ce temps, les cinq mecs boivent des demis à 85 centimes !!


Mardi 16 décembre 2008 :

La nuit a été bonne, reposante. À peine levés, nous entamons des négociations pour revenir dormir mercredi soir. Franglais en pagaille, on s'en sort comme on peut.

Nous partons pour l'aéroport où Michel, djoune et Olivier ont atterri. Nous perdons plein de temps car nous ne nous attendons pas au même endroit... Bref, on tourne, je prends des photos du métro et finalement nous nous retrouvons tous. Julien va dans la voiture des trois arrivants et nous partons en direction de l'Espagne.

Nous faisons une pause déjeuner dans une station service, je prends un jus d'oranges pressées. Nous commandons des hamburgers qui nous parviennent froids ! Normal, il fait chaud chez eux... Avec Karine, nous nous partageons l'unique mousse au chocolat.

A 15h50, nous longeons la mer, le soleil brille, c'est beau tout ça. Y a aussi des gros cailloux accrochés aux montagnes qui nous font penser aux menhirs bretons... Avant et après les péages, les routes sont pavées, c'est chiant, ça secoue. À la sortie d'un péage, Karine mime magnifiquement un calage mais la voiture repart.

Nous arrivons à la Corogne pour la nuit tombante. Le stade, vu de l'extérieur, est trop vieux, trop moche. Nous retrouvons d'autres nancéiens (dont Stéphane et Yohann) qui attendent l'arrivée des joueurs puis assistons à l'entraînement. Nous sommes pris en photo par plein de gens. On nous annonce le prix des places pour le lendemain : 55€... Désabusés. Dégoûtés. On voudrait croire à une mauvaise blague... Nous allons ensuite dévaliser la boutique de la Corogne, enfin surtout une écharpe du club noire, bleue et blanche, très jolie. Rupture de stock pour ce soir.

Nous (minus, Karine, Guillaume et moi), on laisse la voiture sur place, on prend nos sacs et on longe la mer pour rejoindre l'hôtel qui est à quelques centaines de mètres. Pendant ce temps, les quatre autres galèrent dans la circulation et pour trouver une place de parking, bien fait !! Parce qu'en plus, la côte, de nuit, c'est vraiment très très beau. L'hôtel a trois étoiles et on prend possession des lieux, encore une grande chambre pour quatre. Enfin, seulement une fois qu'on a trouvé comment avoir de la lumière... Minus, Karine et Guillaume veulent aller manger, mais moi je me vois bien rester tranquille pour profiter du confort, de la télé... On peut fumer dans la chambre mais j'avertis que je supporte pas l'odeur de la clope pour dormir... Dans la salle de bain, il y a plein d'échantillons de pleins de choses et même un rasoir, un peigne, une brosse à dents, le tout jetable. Je fais mes emplettes. Bon mais donc je peux pas rester dans la chambre car il faut aller manger.

On se balade le long de la côté et on finit par opter pour un italien... Ce soir, c'est pizza pour tout le monde. Djoune fait le bébé (ou le radin, comme on veut !!) et n'en prend qu'une demi... Finalement, il reprendra une seconde moitié. Avec Karine, minus et Guillaume, comme on a pris des pizzas différentes, on se fait goûter les uns les autres des parts. En dessert, je prends de la mousse au chocolat (encore... mais j'aime pas la glace !) et là, je me lance dans un trip avec les décorations des glaces des autres. Bon, Karine me filme, et ça ne me dérange pas de poursuivre l'aventure une fois dehors. J'ai créé un bateau, un drakkar même et je l'emmène accoster sur une île déserte. Puis je décide de le remettre à la mer. La vraie mer. Sauf que, surprise par une vague, tout comme Karine venue m'encourager, je me fais tremper jusqu'aux genoux ! Karine aussi ! Du coup, on se déchausse et on va remettre les pieds dans l'eau pour de bon. La suite ? Comme nos chaussures sont trempées, nous repartons à pied. Le gros sable glacial nous fait trop mal. Une fois sur la terre ferme, on trouve qu'il fait drôlement bon mais on a un peu l'air de clochardes. Nous finissons par remettre nos chaussures, uniquement le temps de rentrer dans l'hôtel.

Une fois dans notre chambre, nous rinçons tout et faisons sécher nos affaires sur le radiateur. Je prends une douche super chaude, Karine enchaîne, puis nous nous couchons. Les mecs rentrent peu de temps après et je dis à Karine de faire semblant de dormir. Sinon, nous allons discuter pendant des heures et... j'ai quand même bien envie de dormir.


Mercredi 17 décembre 2008 :

En fait, la nuit aura ressemblé à un concert de ronflements et à des fous rires avec minus qui ira dormir dans la salle de bains tandis que Karine et Guillaume s'en donnent à cœur joie. Le pire, c'est que le réveil de Guillaume sonne vachement tôt ! Et que Karine et Guillaume partent en direction de la plage, ce qui fait que minus et moi allons pouvoir rattraper un peu notre retard de sommeil. Sauf que minus se met à ronfler !! Je me lève la dernière, j'ai raté la baignade de Guillaume, Julien et Olivier, je tente désespérément de sécher mes chaussures avec le sèche-cheveux, mais il faut rendre la chambre...

Il fait tout gris aujourd'hui, il a plu dans la nuit. Nous errons un peu ensuite, entre la boutique du stade, le centre commercial à côté, et quel restaurant choisir ? Surtout que certains veulent manger de la paella, d'autre pas... Finalement, nous rentrons dans un resto qui paye pas de mine mais qui s'avérera bon. Moi je souffre du froid dans mes chaussures trempées et djoune veut même pas me prêter les baskets qu'il vient d'acheter et qui sont pourtant à ma taille. La serveuse nous fait goûter des spécialités locales pour l'apéro (du poulpe), nous prépare de la sangria exprès pour nous. Ensuite, certains prennent des pavés de viande de 600 grammes. Moi je me contente de viande avec des frites. En dessert, fromage au miel, c'est trop bon ! Très fort, même trop pour minus... Le resto, vide à notre arrivée, s'est remplie d'espagnols jacassant, donc huit rombières manucurées, fraîchement sorties du coiffeur et sur leur 31 et qui caquètent et qui piaillent à n'en plus finir. Et là, alors que nous goûtons à la joie de fumer à table en fin de repas, nous nous rendons compte que tout le monde mange de la paella. Comment ont-ils réussi ça ? C'était pas écrit sur le menu !!

Nous enchaînons par des bières dans un bar de supporters de la Corogne, d'autres nancéiens nous rejoignent, les demis s'enchaînent, Karine va acheter des fausses écharpes La Corogne-Nancy, les RS et le SNE sont arrivés aussi, on peut fumer dans le bar à la grande surprise de certains ! Un an d'interdiction et le cerveau déjà bien lessivé ! Djoune récupère des places pour le match, finalement le club nous les paye : ouf et merci ! Car c'est bien écrit 55€ dessus...

Enfin voilà, l'heure est arrivée de se rendre au stade. On retrouve tout le monde, les clubs de supporters sont tous représentés. La SNE présente sa nouvelle bâche : une serviette de bain avec les trois initiales du groupe en scotch marron.

Concernant le match, pas grand chose à en dire. J'ai toujours les pieds humides et glacés. Stade loin d'être rempli. 41 nancéiens dans le parcage et on chante pendant la première mi-temps. Feyenoord perd 1-0, du coup nous ne devons pas perdre pour nous qualifier. Hélas... En seconde période, c'est La Corogne qui ouvre le score. Nancy ne reviendra jamais et laissera filer une qualification apparemment facile... Déception. Une de plus en déplacement !!

Quand reverrons-nous un match européen à Nancy ??

Tout le monde se sépare, Karine prend le volant et nous quittons la Corogne, l'Espagne... Arrêt à une station-service, Guillaume veut absolument que je mange quelque chose. Je m'exécute. Je vais sécher mes chaussures aux toilettes, avec le sèche-mains, et mes pieds revivent enfin. Karine, seule conductrice sobre de la voiture, manquera de planter la micra deux fois, pour cause de fatigue... (encore désolée Karine) mais nous arrivons entiers à l'hôtel et dans les maxi-chambres froides. Karine, minus et Guillaume ronflent à l'unisson. Je ne dors pas.


Jeudi 18 décembre 2008 :

Grosse fatigue.

Il fait très beau, presque chaud, le soleil brille si fort ! On doit vraiment repartir et retrouver la grisaille française ?

Nous allons à l'aéroport, rendons les voitures, enregistrons les bagages, retrouvons Yohann et Stéphane. Et faisons la queue pour monter dans l'avion. Julien croit retrouver sa voisine à l'oiseau, celle du voyage aller, et nous nous lançons dans des piou-piou cui-cui interminables ! La dame finit par demander pourquoi on fait ça ? Julien réalise alors que ce n'est pas la bonne personne !!! Énorme !!!

Dans l'avion, Olivier est étonné que je lise un livre, selon lui ça ne cadre pas avec la caricature basique du supporter de foot... Julien se fait plaisir et prend plein de photos du décollage et de femmes en maillot de bain sur la couverture d'une revue.

A Beauvais, il pleut, il fait gris, on a froid. Le choc est rude. Nous partageons un dernier mcdo et chacun reprend sa route. Djoune et Michel en direction de Rouen ; Olivier en direction de l'Alsace ; Julien, Yohann et Stéphane en direction de Toul ; et minus, Karine, Guillaume et moi en direction de Nancy. Sur la route, Julien nous téléphonera pour nous dire que les phares de la twingo sont morts !! En fait, ils sont recouverts d'un mélange de boue et de sel qu'ils nettoieront avec... une vieille chaussette et de la Vittel... On écoute Akon et on chante na na na na. On écoute Shérifa Luna et je chante sans honte les paroles que je connais par cœur, au grand dam de Guillaume.

Une fois au kinépolis, je reprends ma voiture, toujours vivante et dépose minus et Karine à Thermal. Mais avant ça, je sors du kinépolis par le sens interdit ! Au moment où les flics y rentrent... Karine est bien sûr morte de rire. Et je lui donnerai une seconde occasion de rigoler quand je mettrai le désembuage au lieu des warnings...

Je lis un peu les journaux qui parlent de Nancy, j'ai le cœur gros. Je rentre dans les Vosges. Les vacances sont terminées, boulot le lendemain...

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05 décembre 2008

nancy - moscou (UEFA)

Il pleut. Il fait froid. Fatiguée par la piscine l'après-midi. Je sens perler une goutte de paresse lorsque je rentre chez moi vers 18h30. Après un repas copieux (soupe et pain grillé...), je me remets en selle et quitte les Vosges pour retrouver Nancy. J'enrage derrière une voiture qui accélère quand je pourrais la doubler et ralentit le reste du temps... Séb me téléphone, je le retrouve vite fait à l'entrée 2, quinze minutes avant le coup d'envoi du match. Il me dit qu'il a craché sur mon siège en Piantoni...

A l'entrée, il y a du monde... plein de gens qui savent pas insérer leur billet pour franchir les portiques. La fouille est de plus en plus brève. Je retrouve Travis et Eléonore, quelques rangs plus haut que d'habitude. Tant mieux, car les sièges-là sont secs au moins. Une partie du tifo prévu en Piantoni est fichu à cause de la pluie.

Coup d'envoi, Nancy démarre pied au plancher, accélère d'emblée et... ouvre le score ! Par Zerka (4ème) ! L'ambiance part bien mais petit à petit baissera d'un ton, et même de plusieurs, après les deux buts de Moscou (Vagner Love, 22ème et Ramon, 32ème). Avec Travis, nous avons la critique âpre. Il dit que tous les joueurs ont sorti à un moment ou à un autre ce qu'ils savent faire de moins bon... alors, qu'ils jouent maintenant !! Derrière nous, trois débiles torse nu qui reprennent quelques chants, parlent trop fort et racontent leur vie de merde. Ça saoule à mort ! Les joueurs s'attrapent peu avant la pause.

Pendant la mi-temps, les discussions dans les alentours portent toutes sur Fortuné. En gros : « que fait-il encore sur un terrain de foot ? » Au moins, il fait l'unanimité... Correa l'a mis ailier, mais il est trop lent, trop mou pour ça...

Bref, reprise du match sur un terrain détrempé, à la limite du praticable. Les supporters de Moscou tentent de dérouler un message... puis y renonceront. Correa n'a fait aucun changement... Les joueurs s'attrapent de nouveau... On se prend un troisième but (Vagner Love, 62ème)... Nancy a des occasions énormes mais ne les rentre pas... Et soudain Féret réduit le score ! (70ème) Le public se met alors à pousser, pousser à mort et, dans une ambiance extraordinaire, survoltée, Camerling qui vient d'entrer en jeu égalise !! Nancy continue alors d'aller de l'avant, soutenu par les supporters. Helder rentre à la place de fortuné (enfin !) et en quinze secondes, il a le temps de toucher le ballon, faire faute et se prendre un carton jaune. Bref, l'ambiance est là mais c'est le CSKA qui a le dernier mot, Vagner Love (87ème) pour un triplé... Je reçois un message venimeux de Georges : « à quoi il sert le mec en jaune ? C'est pour la déco ?!!! »

La déception est immense, surtout au vu du nombre d'occasions nancéiennes, mais ça faisait longtemps qu'on n'avait pas pris autant de plaisir à voir Nancy jouer !! Et, je croise les doigts, Correa semble avoir renoncé à sa défense à cinq.. mais il ne se lâche pas assez pour les changements !! Et Fortuné ailier, franchement... Et Bracigliano plus autant irréprochable...

Une bière avec des RS, bonjour-au revoir à Karine et minus (minus me dit qu'il a craché sur mon siège, ça doit être le nouveau jeu des AFC), puis retour sous une grosse grosse pluie.

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10 novembre 2008

poznan - nancy (UEFA)

Mercredi 5 novembre 2008 :

Le départ pour la Pologne est prévu à minuit et j'arrive avec quarante-cinq minutes d'avance environ. Autant dire, rien d'exceptionnel me connaissant... Jean-Michel et son appareil photo arrivent peu après. Je me demande ce que fait minus car, après l'avoir eu au téléphone, il était censé arriver en même temps que moi. Finalement, les gens convergent petit à petit vers le gros véhicule blanc et rouge. Nous sommes neuf, dont deux personnes venues nous faire leurs adieux. Nous attendons deux Cliques qui ne viendront jamais. Pourtant, la Clique a oublié d'aller chercher son véhicule, partira à quatre heures dans une voiture cinq places, et laisse donc deux personnes sur le carreau. Bref, malentendu certainement. Jean-Michel prend une photo du départ avec Mikael intrus et nous partons à minuit vingt. À peine une minute plus tard, Julien au volant du « bus de gitans qui passera inaperçu en Pologne » cale déjà.

La nuit se passe bien, bières à l'arrière, ronflements, beaucoup de brouillard et de la musique de merde à la radio. Arrêt à une station-service en pleine nuit, les wc sont payants mais je passe outre. Les mecs prennent un café : selon la machine utilisée, il est brûlant ou frais, mais toujours en pinte quoi qu'il en soit.


Jeudi 6 novembre 2008 :

Il est sept heures. Julien s'arrête sur une aire d'autoroute pourrie à côté d'une voiture 54. Les wc « toitoi » sont à l'extérieur, dans la brume et le froid. Dans la cabane remplie de charcuterie, nous prenons un café ou un chocolat, nauséeux en raison de la sale odeur des saucisses, et autres victuailles. Bref, c'est dégueulasse dans cette boucherie-charcuterie et on se demande comment les allemands peuvent-ils faire ça ? J'enchaîne par une visite aux toitoi, l'odeur m'achève et je suis au bord de l'écœurement.

Je reprends le volant avec les réflexions misogynes de Julien et une voie d'accélération d'à peine dix mètres. Chaud. N'empêche que moi au moins j'ai tout de suite trouvé comment régler les rétroviseurs extérieurs (R/L). Pour la radio, c'est une autre paire de manche. Les allemands entrecoupent leurs blablas par une chanson mais pas de radio avec uniquement de la musique. Donc parfois on se tape avec de la chance quelques musiques de merde et de grandes conférences en allemand. Chiant au possible. À un moment donné, alors que je suis les indications du GPS-RS (merci Ludovic) à un échangeur d'autoroutes, un camion arrive lancé comme une flèche sur ma droite. Gros silence dans le véhicule. J'ai bien cru à l'imminence de l'heure de ma mort.

Lors de la pause suivante, on me demande d'éviter les trous quand je conduis ; je réponds simplement que ce sont des bosses. Il faut d'ailleurs savoir que, depuis que nous sommes en Allemagne, les autoroutes sont en travaux et on passe beaucoup de temps sur des files déviées. Aussi, depuis que je suis en Allemagne, Orange me bombarde de sms.

Le brouillard ne se lève pas. Il fait gris et froid. Nous avons deux heures d'attente devant nous après que je me sois arrêtée treize kilomètres avant la frontière polonaise. Ludovic d'un part et djoune, Michel et Olivier d'autre part doivent nous rejoindre afin que nous fassions route commune. On paye pas les toilettes parce qu'on est français et qu'on comprend pas la langue allemande ; minus reste longtemps aux toilettes, tellement que je vais vérifier qu'il ne s'est pas trompé de chemin et ne se trouve pas dans la réserve de la station-service... On mange pour tuer le temps ; je commande deux cheeseburgers mais les autres sont passés avant moi donc je n'en ai qu'un (pas plus mal finalement, car pas bon) ; minus veut que je commande pour lui une saucisse, qu'il empoignera délicatement de la main droite plus tard, et j'ai toutes les peines du monde à me faire comprendre. Il est midi, je suis en Allemagne et je fais un mélange franco-anglo-allemand du plus bel effet. Incomprise. Besoin de sommeil quoi. Et les autres se marrent.

Toujours autant de brouillard, c'est inquiétant : « tu imagines si le match était reporté ?? » Deux heures à attendre, c'est long. Du coup, on fume et on se moque des gens. C'est pas constructif mais ça occupe. Chercher le numéro de téléphone de Michel aussi. Ludovic est le premier à nous rejoindre, les trois autres arriveront plus tard. Minus a une bonne nouvelle au téléphone : nous allons bénéficier d'une escorte pour les trente derniers kilomètres et les places en parcage sont gratuites (payées par Rousselot). Forts de ces informations et après l'arrivée de djoune, Michel et Olivier, nous repartons le cœur léger. Mikey va tenir compagnie à Ludovic dans sa voiture vosgienne.

Julien est tout fier de conduire en Pologne et veut même que je le prenne en photo. Le show Orange a repris. Minus, quant à lui, scrute attentivement les bois de Pologne, à la recherche de putes. Il n'est pas le seul d'ailleurs. « Là, là, là !! », impossible de fermer les yeux avec ces mecs avides de jupes courtes, talons et maquillage surchargé. Mais la Pologne, ce n'est pas que ça. Les arbres sont étranges avec leurs longs troncs dénudés. Sur la route (l'équivalent de nos départementales), limitée à 70 km/h, c'est l'anarchie. La plupart des véhicules (camions, voitures) roulent à cheval sur la bande d'arrêt d'urgence, ce qui permet aux autres (voitures, camions) de doubler au milieu. Ou comment passer de deux voies à trois ou quatre en un rien de temps. Julien hallucine, notamment lorsqu'à un carrefour, un camion force le passage pour le doubler. Les maisons, les villages traversés sont gris et tristes sous le brouillard. Des magasins de nains de jardin et autres conneries de jardin jalonnent la route. Nous sommes ensuite pris dans de longs ralentissements causés par un rond-point lointain et finissons par rejoindre la station-service où nous attend l'escorte. Les flics s'adressent à nous en anglais et calent les choses : un véhicule nous conduit directement au stade de Poznan tandis que l'autre véhicule part à la recherche de la voiture de la Clique.

Avec l'escorte, Julien est le maître de la route. On esquive les bouchons en passant par la bande d'arrêt d'urgence, Julien, Fabien et Sylvain notamment apprécient de doubler les supporters de Poznan, mais ça ne nous empêche pas d'être coincés dès l'entrée de la ville (en travaux). Bref, on avance au pas, si le contexte s'était révélé aussi dangereux qu'annoncé, nous aurions eu mille fois l'occasion - et le temps - d'être caillassés. La pommade Meurtripan (meurtre trippant ?) de minus ne servira sans doute pas.

Arrivée au parking visiteurs boueux, avec des supporters polonais qui traversent les terrains de sport juste à côté et entrée dans le stade avec un billet mal déchiré par la stadière et une fouille assez sommaire. Environ huit étages plus tard nous découvrons le parcage, très en hauteur, et les trois tribunes du stade (la quatrième n'est pas construite). Une pure joie m'envahit. Être là. C'est tout ce qui compte. Les joueurs rentrent sur le terrain pour l'échauffement, Biancalani montre aux joueurs nancéiens où nous sommes et on s'échange des applaudissements à distance.

Après l'annonce de la composition des équipes, les supporters polonais commencent à chanter. Limite j'en ai la respiration coupée. C'est impressionnant et ça le restera tout le match. Tendus d'écharpes sur l'ensemble du stade, échanges entre les deux tribunes derrière les buts, drapeaux, gestuelles, t-shirts blancs d'un côté bleus de l'autre. Et toutes ces bâches. Subjuguée. Abasourdie. Tout est si parfait que j'en oublie fréquemment qu'il y a aussi un match qui se joue sur le terrain.

D'ailleurs, les locaux ont très vite ouvert le score mais les nancéiens les ont très vite rejoints (Malonga, 10ème). Les polonais récidivent un peu plus tard par un coup-franc qui oblige Bracigliano à rentrer dans son propre but avec le ballon (on va dire ça). Il a en plus droit à un carton jaune, tout comme André Luiz deux minutes plus tard. J'ai peur que tout ça se termine très mal et qu'on se prenne une raclée car notre défense n'est pas très rassurante. Heureusement, ce n'est pas le cas et Nancy finira par égaliser par un beau but de Zerka (81ème).

Les supporters polonais n'ont quasiment pas faibli du match, ils sont tous debout et souvent, on a l'impression d'entendre du français : « correa », « gennaro », « sang et or ». Ce n'est que fiction. Le « Nancy on t'enc... » de la part d'un supporter isolé est par contre bien réel.

Du côté des nancéiens, la Clique est arrivée un peu en retard. Nous profitons des quelques rares blancs pour placer deux-trois chants et glorifier nos couleurs. On se fait huer bien sûr. Pas de SNE à Poznan. Une trentaine de personnes dans le parcage. Et autant de CRS, armés jusqu'aux dents (fusils à pompe quand même).

Laëtitia, qui s'est fait discrète pendant tout le trajet, a bu trop de vodka et s'est ramassée dans la tribune. Résultat des courses : elle a à peine vu la première mi-temps et a été transférée dans un hôpital. Nous sommes du coup bien embêtés à la fin du match. Comment trouver l'hôpital ? Comment retrouver Laëtitia dont nous ignorons tout, à commencer par le nom de famille ? Sans compter qu'un autre problème se greffe à la situation quand les lumières de la cage d'escalier s'éteignent et qu'on doit descendre dans le noir. Pauvre minus et pauvre de moi qui l'accompagne.

Finalement, les flics sont vraiment sympas et organisés. Tandis que certains escortent les autres voitures, d'autres nous conduisent directement à l'hôpital. Et attendent patiemment, jusqu'à ce que Laëtitia sorte de sa chambre (une écharpe de l'ASNL contre la liberté). Dit comme ça, on croirait que c'était pas long. En fait, on attend presque deux heures, avec trois RS, dont fontenoi traducteur, qui restent sur place le soir. Ça nous permet de délirer un peu, avec des photos bâche devant l'hôpital et des envies de courses dans les couloirs avec les lits à roulette ou les fauteuils. On chante : « elle aime la vodka, elle aime pas le foot ». Je téléphone à Séb aussi. Raphaël est fan de mon bonnet et tente de me le piquer car il a froid aux oreilles. Des ensanglantés arrivent à l'hôpital dont un menotté, bien encadré et avec le nez cassé et plein de sang partout. Ça calme.

Bref, Laëtitia est sortie de l'hôpital, nous reprenons la route et laissons les RS à Poznan. Il est 22 heures. Mikey conduit, Sylvain et Fabien chambrent longuement Laëtitia (elle l'a bien mérité !!!). Nous retrouvons djoune, son père et Olivier à la première station-service allemande. Là, on se fait copieusement engueuler par la femme qui travaille là car on paye pas ses putains de toilettes. De toute façon, c'est une grosse conne qui nous demande de parler moins fort, puis carrément de quitter les lieux disant que la station ferme. Bienvenue en Allemagne ? Pas croyable de gueuler sur les gens de cette façon. Ça n'empêche pas minus de glisser qu'il aimerait mettre sa queue en Turquie (on parlait de futurs déplacements en UEFA)...

Minus, comme pendant tout le déplacement, ferme la porte du véhicule : « c'est mal fermé, on voit le jour », je rectifie : « non, on voit la nuit »... Il est vraiment temps de dormir. Mais c'est trop difficile. Je reprends le volant en fin de nuit car j'ai envie de voir le soleil se lever. En fait, seul le jour se lève. Le soleil, ce sera pour Nancy. Les toilettes des station-services en Allemagne que nous rencontrons lors de nos arrêts au retour fonctionnent avec des portiques, comme pour prendre le métro. Nous sommes effarés ! J'en testerai un et ai donc droit à un ticket. Comme sur un parking. Les allemands sont fous.


Vendredi 7 novembre 2008 :

Arrivés à la frontière, les voitures passent au compte-goutte. Avec notre caravane, nous sommes suspects, d'autant plus qu'on revient de Pologne. On se fait donc contrôler le véhicule : « pas d'alcool, pas de tabac ? ». Bref, après quelques discussions avec Julien, la douanière nous demande du coup le résultat de Nancy et on peut repartir. Mais bon, fouillés par notre propre douane quand même.

A une cinquantaine de kilomètres de Nancy, Sylvain ou Fabien, je sais plus lequel, proposera de conduire... mieux vaut tard !!... Julien ramène le véhicule à Vandœuvre et récupère sa voiture. Nous retournons sur le parking du kinépolis. Pour une dernière photo. Avant de repartir chacun de son côté.

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25 octobre 2008

nancy - feyenoord (UEFA)

Sitôt le boulot terminé, je file à Nancy. Un peu fatiguée par la piscine l'après-midi et un peu malade comme toujours. Je retrouve Damien le dijonnais place Stanislas ; celle-ci est envahie par des décorations florales à défaut de néerlandais. Dommage.

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Un COCA (puisque l'alcool est interdit à Nancy ce jour) devant la première mi-temps de Paris à Schalke. Dehors, tout est calme, limite trop même. J'ai bien du mal à reconnaître Nancy : grand soleil et cars de CRS. Quelques groupes de supporters nancéiens et la ville respire la tranquillité.

En allant en direction du stade, nous croisons Mikael, plus très frais. Je prends ma voiture qui fait soudainement du bruit (plus que d'habitude) quand elle est au point mort. L'embrayage ayant été changé en début de semaine, j'espère ne pas avoir déjà une nouvelle réparation à payer !!

Bref, au stade, c'est mort, nous avons le temps d'aller manger. Retour aux alentours du stade, toujours pas de néerlandais mais des CRS inactifs qui tuent le temps en... buvant.

À l'entrée, pas de contrôle des cartes d'identité, c'était bien la peine... Pas de tifo car les groupes ont renoncé devant la faible affluence (10 500). Et parcage vide en face bien entendu, avec un filet de protection au cas où. On n'est jamais assez prévoyant. Travis et Eléonore arrivent et ils sont placés juste devant nous ; Travis a peur que je profite de l'aubaine pour l'embêter.

Première mi-temps assez terne, Feyenoord commence bien mais Nancy se ressaisit. Le stade sonne terriblement creux. Je préviens Damien que ça va siffler à la mi-temps à cause du 0-0. Il ne me croit pas vraiment sur le coup mais se rend effectivement à l'évidence quand l'arbitre renvoie les joueurs au vestiaire sur ce score de parité : 0 à 0. Donc déjà pas de but nancéien côté Piantoni pour ce match.

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À la pause, nous allons saluer Fontenoi au milieu des RS et finalement, quand la seconde période reprend, nous restons là. Le match débute à peine que Nancy ouvre le score ! Par Zerka. Raz-de-marée et Ludovic dit que Damien et moi, on devrait venir plus souvent. Deuxième but dans la foulée (Féret) et puis je chante. C'est la première fois à domicile que je vais chanter avec les groupes et ce n'est pas déplaisant. Au contraire. Sauf pour les chants à pogo que je n'anticipe pas aussi bien que Fontenoi. Du coup, pas de photos mais il n'y avait pas grand chose à photographier et moins d'intérêt pour le match en lui-même (aucune idée si Nancy a mieux joué en seconde période – les buts ne veulent pas forcément dire grand chose). Helder marque un troisième but en fin de match et le stade chante : « et un, et deux, et trois-zéro » ; oui, c'est bien le même public qui sifflait à la mi-temps. La Clique et les RS font partir une ola qui fera le tour du stade dès la première tentative. Et voilà, 3-0 comme il y a deux ans.

À la fin du match, Damien me fait remarquer que les joueurs de Nancy ne viennent pas saluer leurs supporters... Puis il rentre à Dijon. Moi je tombe sur des AFC dont Séb qui se vante que les buts étaient en Schuth une fois de plus. Des RS passent par là aussi et devant la menace d'une invasion messine, tout le monde se disperse.

Je repars ensuite dans les mini-bouchons d'après-match et rejoins Mikael et des nancéiens au centre-ville pour boire une bière (l'interdiction a finalement été levée à vingt heures...). Retour dans les Vosges à une heure du matin environ.

Merci à Damien d'être venu de Dijon.

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05 octobre 2008

motherwell - nancy (UEFA)

Mercredi 1er octobre 2008

Trois réveils qui sonnent à 3h30, ça fait mal. Vraiment pas assez dormi. Lever avant 4 heures, départ vers 4h30. Il fait nuit et évidemment, il pleut. Les deux choses que je déteste quand il s'agit de conduire. Deux heures plus tard, pause au Luxembourg, je meurs de froid. Il pleut toujours mais le jour va bientôt se lever. Des camions déboîtent comme des cinglés et je manque par deux fois de leur rentrer dedans. Le trajet aurait été anecdotique si on ne s'était pas trompé. Il le fallait bien, surtout avec ces plans imprimés sur internet où on pige que dalle. Heureusement, l'erreur aura été sans conséquence (une demi-heure de perdue) puisqu'on avait une grosse marge.

A Charleroi, on retrouve d'autres nancéiens. Enregistrement, attente, normal. Les places dans l'avion ne sont pas attribuées, je ne trouve pas de place près du hublot. De toute façon, j'ai peur. Dès qu'il y a une mini-turbulence, un ridicule sursaut, j'ai l'impression que mon cœur s'arrête. Mais je survis. L'avion est à peine plus gros que celui pris cet été pour Ajaccio-Nice. Mais quand même, j'arrive à voir de jolis paysages, de gros nuages complètement blancs. On croirait presque de la neige.

Arrivée en Ecosse à 14h30, heure locale, après une longue attente et une déception au moment du contrôle des cartes d'identité : la dame me parle en français. Un train nous mène à Glasgow. Courte étape au Burger King de la gare, au moins on sait ce qu'on mange et trajet à pied jusqu'à l'hôtel sous la pluie et dans le vent. Un des nancéiens casse la poignée de sa valise à roulette... Une fois là-bas, je ne comprends pas un seul mot de ce que me dit la standardiste. Accent écossais de merde. Ça m'inquiète fortement en tout cas. Pareil quand les cartes pour ouvrir la porte de la chambre ne fonctionnent pas. En fait, c'est juste que le système est légèrement différent de ce que je connais en France.

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Un petit mot sur mon téléphone, qui à chaque changement de pays, m'a envoyé trois sms pour me prévenir du pays où je me trouve, de combien ça coûte en surplus et des numéros de renseignements. Donc neuf sms au total en quelques heures. Et puis mon téléphone s'est mis automatiquement à l'heure anglaise. Il est très fort.

Avec Mikael, on va faire un tour en ville, au hasard. On arrive à se faire comprendre par la police locale pour dénicher l'office du tourisme. Et puis, on finit dans un bar où il y a un mec qui chante et joue de la guitare. En plein après-midi. Le son est trop fort pour mes fragiles oreilles, mais ça reste sympa tout de même. Première bière en Ecosse. Mikael se fait un (vieux) pote. Un vieux vient me parler mais, entre la musique et son accent, j'ai du mal à tout saisir. Enfin, l'essentiel c'est que ces gens sont contents de rencontrer des français.

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Quand on rentre, il pleut. Quand on mange, la pizza n'est pas bonne. D'autres nancéiens se trouvent dans le même hôtel. Après, je passe la soirée à traduire un article parlant de Nancy et à regarder la télévision rien que pour tenter de devenir bilingue en une soirée.

La première journée écossaise s'achève et elle est à marquer d'une pierre blanche ; pour une rare fois, j'ai pu faire référence, au cours d'une conversation, à un film que j'avais vu.

Jeudi 2 octobre 2008

Lever vers midi je crois et direction un bar où on mange ce qu'on peut (c'est-à-dire pas grand chose tellement c'est dégueulasse... et pourtant le menu c'était steak frites) et où on boit. On va prendre le train, et j'entre dans la gare alors que je suis encore en train de fumer. C'est interdit de fumer partout de toute façon. A Motherwell, on croise le premier supermarché depuis notre arrivée en Ecosse, bières, j'arrive à demander les toilettes (car il y en a). Puis, un bar près du stade, où on retrouve entre autres, égarés au milieu des écossais, des RS. Et puis, on rejoint des AFC devant un autre bar, bien nommé, le Fir Park. La Clique et la SNE sont aussi dans les environs. Rapide tour à la boutique de Motherwell pour acheter des écharpes.

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Enfin le stade... avec une entrée sans fouille à part un contrôle du sac qui contient les écharpes ! Impressionnant. Un petit secteur est réservé aux nancéiens, à peine délimité par quelques stadiers et une cordelette rouge et blanche. Ceci dit, les stadiers ont fort à faire. En Ecosse, non seulement on ne se met pas debout, mais encore moins sur les sièges. Un rude combat s'engage, à moitié gagné par les écossais qui réussiront à nous laisser debout mais pas sur leurs chers sièges.

Sur le terrain, Nancy ouvre rapidement le score par Fortuné (18ème) à la suite d'un coup-franc de Gavanon et clôt les débats à la 23ème par Gavanon (coup-franc direct). Sami s'est blessé entre-temps (j'ai même pas vu ça, je l'ai appris que le lendemain). Défense à trois derrière, comme à Grenoble. Les écossais chantent peu, dans le parcage on chante surtout en première mi-temps. Par la suite, on va dire que Nancy se contente de gérer, mais c'est bien dommage car il y avait largement la place pour d'autres buts. Les écossais sont de toute façon déjà vaincus, il leur faudrait marquer quatre buts... A la mi-temps, les cornemuses étaient de sortie.

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Et voilà, c'est déjà terminé. Qualification de Nancy pour les phases de groupes et deuxième victoire à l'extérieur en huit jours. L'aventure continue trop facilement... sans que je puisse sortir ma pauvre blague : « ce stade c'était pas Fir Park, mais Fear Park ». Nous sommes escortés jusqu'à la gare, et même encore dans le train. Une fois à Glasgow (il fait toujours humide et froid), mc do et bière avant d'aller dormir.

Vendredi 3 octobre 2008

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Shopping à Glasgow puis visite d'Edimbourg la jolie, où on croise d'abord des nancéiens, puis... d'autres nancéiens. Cette ville est carrément plus belle que Glasgow. On boit une bière dans un bar où un mec commence à me parler. Je l'interromps par le traditionnel « I'm french » et il ralentit son débit. N'empêche qu'au final, j'ai toujours pas compris s'il était grec ou écossais. Son pote en revanche est irlandais. Malgré la barrière de la langue, nous arrivons à discuter de choses et d'autres (surtout de foot en fait). Sympa, le grec écossais nous achètera même des timbres pour nos cartes postales. Le soir, restaurant italien (enfin quelque chose de mangeable !) avec le vin qui tape sur le système et rend joyeux. Mais me fait comater au retour, dans le train pour Glasgow. Je reçois des sms m'annonçant la victoire de Dijon par quatre buts à un à Reims : je suis aux anges ! A l'hôtel, je commence à préparer mon sac, le retour s'annonce déjà...

Samedi 4 octobre 2008

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C'est toujours chiant de se lever, mais c'est encore pire quand il s'agit de partir. A la gare, on monte dans le train de 9h30 quand le contrôleur se met à raconter tout plein de choses. On comprend rien mais tous les gens descendent du train. Ça sent pas bon. On leur emboîte le pas du coup. Le train suivant, qui devait partir à 10 heures, est également annulé. Stress indescriptible. Des agents de Scotrail nous disent d'attendre celui de 10h30, mais ce n'est pas possible ou on va tout bonnement rater l'avion ! Bref, stress indescriptible, angoisse à chercher un taxi (mais c'est hors de prix) ou un bus (mais on trouve pas). Et puis, Mikael reçoit un sms d'autres nancéiens dont le train a fait demi-tour (en raison d'inondations, voilà la raison de ce chaos !) mais ils ont trouvé une correspondance à Johnstone. Ce nom me dit quelque chose, c'est le terminus d'un train qui part dans deux minutes, on traverse la gare en courant pour l'avoir... Moi, totalement flippée, je m'imagine plein de trucs horribles, genre on va rester en Ecosse, on devra aller à Londres pour prendre le ferry ou l'eurostar, on arrivera à Calais, mais ma voiture est en Belgique, à Charleroi, et... ??!!! Et y a un match dimanche soir, et je bosse lundi, et... Enfin bref, je garde tout ça pour moi, nous sommes à Johnstone. Les agents de Scotrails sont méchants, ils gueulent, on comprend rien, l'avion merde on va le rater, la grosse avec son gilet jaune dit qu'elle parle pas français car elle est écossaise. Pendant ce temps, il pleut. Un bus de remplacement finit par arriver, on monte dedans mais en fait il ne va pas à l'aéroport, on redescend. Un taxi nous prend en charge, avec une autre dame qui me demande à quelle heure part notre avion. Elle discute tout le trajet (plus d'une demi-heure) avec le chauffeur. Moi j'aime pas trop la conduite à gauche, tout est si bizarre, les rond-points surtout. Nous sommes devant la gare d'avion (ça c'est pour Virginie, si jamais elle lit ce compte-rendu) à 11h25, pile l'heure à laquelle les portes pour l'embarquement se ferment. On rentre quand même, on ne devait pas être les seuls dans ce cas. Une fois dans l'avion, où il y a d'autres nancéiens et des inconnus qui parlent français, enfin, le stress retombe. C'est tout simplement un miracle de se trouver là ! Après, tout est normal, le vol, l'atterrissage, tout ça, j'ai même plus peur de l'avion, je crois que j'ai épuisé mon stock de stress dans la matinée de toute façon. Charleroi, les retrouvailles avec ma voiture, l'autoroute belge et pause au Luxembourg où des nancéiens de l'avion sont également à cette station service entièrement acquise aux français. A Metz, je ne prends pas la déviation conseillée et il n'y a quasiment pas de bouchons.

Heureuse de rentrer à Nancy en fin d'après-midi, je téléphone à des gens. Mon téléphone s'est, quant à lui, remis automatiquement à l'heure française.

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20 septembre 2008

nancy - motherwell (UEFA)

Je pars en avance du boulot et rejoins Nancy. Prise dans les bouchons, je me gare avec beaucoup de grosses difficultés près du Kinépolis (plus tôt dans la journée, Séb m’a laissé un message vocal me disant que le P7 est réservé aux écossais… de toute façon, je ne crois pas que je serais parvenue à m’en approcher). Des drapeaux écossais flottent aux fenêtres des hôtels et dans la rue, les écossais sont partout. J’aime pas quand je me sens plus chez moi !! Je passe chez Florian, qui habite tout près ; il me donne un maillot d’arbitre gris. Je n’ai malheureusement pas trop le temps de rester car je dois retrouver Thibaut devant le stade à 18h15. Et, miracle, pour une fois c’est moi qui suis en avance !

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Je rentre au stade, sans avoir montré à Thibaut comment les cartes fonctionnent, mais il s’en sort tout de même. On veut de la bière mais elle est sans alcool… tant pis. Je m’assois place 25, au 15ème rang, plus haut que d’habitude donc. Enormément de sièges vides. Nous discutons de tout et de rien, et ça fait quand même plus d’un an que nous ne nous sommes pas vus ! On parle de mon blog ; Thibaut croyait que je n'écrivais pas seule les compte-rendus de matchs. Travis nous retrouve et se met à ma droite. Il ne sait pas quelle est sa place, mais celle-ci semble lui convenir. Les écossais sont trop nombreux, et ils chantent tellement que ça me fait peur, je pense que nous allons être bouffés par eux. Les joueurs écossais sont des messins, ils évoluent en prune et jaune berk.

Tifos à l’entrée des joueurs en tribunes Schuth et Piantoni. Pendant le match, nous critiquons les joueurs, comme toujours. L’ambiance en tribunes est moyenne, rien à voir avec Schalke il y a deux ans. Nancy détient le ballon, mais de manière tout à fait stérile. Quelques minutes avant la pause, je dis à Travis que Nancy devrait avoir la bonne idée de marquer maintenant. Et je suis exaucée dans la minute qui suit par Bérenguer, sur un service de Calvé (42ème) ! Stade debout et des chants un peu plus marqués.

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Reprise meilleure des joueurs de Nancy, les écossais en face sont muets tout comme leurs joueurs. Mais Nancy ne parvient pas à en profiter. Même quand un penalty lui est accordé ! Dia frappe et le gardien détourne. Stupéfaction dans les tribunes et sur le terrain. Les écossais reprennent confiance, leurs supporters retrouvent de la voix et le match se termine avec un tout petit but d’avance pour Nancy. Victoire donc, mais pas rassurante pour autant. Nancy aurait pu et même dû se mettre davantage à l’abri. Et 16000 spectateurs ce soir, c’est moins que pour un match de championnat, donc décevant…

Thibaut, pour sa part, est satisfait d’avoir vu une victoire, l’année dernière il n’avait vu qu’un seul match : le dernier de la saison… Je vais manger avec Mikael près du Kinépolis et quand je reprends la voiture, un clin d’œil, les dernières notes de music, la chanson d’entrée des joueurs de Nancy…

Posté par maudemploi à 18:13 - UEFA - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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