04 août 2008
nancy - le mans (amical)
Même endroit, mêmes joueurs, mais ambiance largement meilleure que la semaine précédente. Arrivée au stade vers 18h15, Séb est déjà là, en cortège AFC. Bière en quatrième vitesse (et David-sne qui m’apostrophe : « on a pas le droit de boire dans le stade »), bonjours et esquive de la fouille (Karine met trop longtemps). J’ai oublié mon appareil photo et mon téléphone, je cherche à joindre Travis qui m’a appelée dans la journée mais personne n’a son numéro… Il arrive rapidement cependant, reconnaissable de loin selon Séb. S’ensuivent plus de deux heures de petits délires avec mes deux néo-célibataires, qui commencent d’abord par chronométrer le temps que je mets pour aller aux toilettes. Ils sont déçus, je suis de retour avant le début du match.
Travis veut aller regarder le match sur le banc à côté des joueurs de Nancy, Séb ne me pardonne pas la bière renversée tout à fait involontairement sur lui de retour de boîte le week-end précédent et il me jette par-dessus les barrières pour un envahissement de terrain à moi toute seule. Nous faisons les asociaux quand les AFC se mettent à chanter et nous éloignons. Je veux aller à droite, Travis et Séb suivent, puis Travis veut aller à gauche, nous suivons. Il a décidé d’être aussi chiant que moi. Nous atterrissons derrière un but, pour plus de visibilité. C’est Le Mans qui attaque de ce côté et qui semble mériter d’ouvrir le score. Pourtant, c’est Nancy qui débute les hostilités par un but sur penalty de Gavanon. Fortuné inscrira un second but, tandis que Séb et Travis critiquent chacun un joueur. Moi je reste neutre parce que je les aime tous !!!
A la pause, je taxe Travis et mange quelques miettes de son sandwich saucisse blanche pas bon, mais la moutarde est là pour relever le goût. Séb attend que je lui paye une bière ; elle ne viendra jamais. De retour derrière notre but, nous goûtons au troisième but nancéien (Chrétien) et à l’ambiance chaude en tribune : « arbitre enculé », « et un, et deux, et trois-zéro ». Les AFC échangent deux chants avec Travis et Séb ; nous réécrivons certaines paroles : « mentalité AFC, ça fait vraiment trop pitié, jamais on ne s’arrêtera, nulle part et jamais là »…
Pour une fois que nous en avons l’occasion, nous jouons les footix qui partent avant la fin du match : « je veux éviter les bouchons !! » Travis nous montre sa nouvelle voiture, 106 rouge rabaissée et au moteur vrombissant et me dépose à ma voiture car c’est sur son chemin. En passant, nous trouvons une voiture dont une des fenêtres est restée ouverte. Bucolique (ou soudainement romantique), je balance des fleurs à l’intérieur. C’est déjà l’heure de se quitter ; Séb et Travis me cassent une dernière fois parce que je vais manquer l’ouverture de la ligue 1, et plus précisément le match Nancy-Lille…
29 juillet 2008
nancy - alger (amical)
Dure journée commencée aux alentours de 13 heures. Pas vraiment envie d’aller au match le soir. Il n’y a ni Travis, ni minus, ni Karine, ni Séb.
J’emprunte les petits axes routiers, il fait gris. Arrivée au stade comme par magie alors que je n’y avais encore jamais mis les pieds (toujours aussi performante en orientation) et oppressée direct par la foule. Pourtant, ce n’est qu’un petit match amical. Quelques bonjours et je m’en tiens là. Au début du match, je vais même derrière le but tout loin où il n’y a personne ; c’est bien. Mais je culpabilise un peu de faire autant mon asociale, du coup, retour à proximité des AFC. Pied2porc et le père d’Adrien-masterneo tentent de parler avec moi.
Sur le terrain, Malonga ouvre le score en première période d’un beau coup-franc direct. Les algériens obtiennent un penalty en fin de seconde période mais Bracigliano l’arrête ! Quelques torches du côté de la bâche SNE et l’orage qui gronde et arrive. Mais plus je repars vers les Vosges et plus il fait beau.
20 juillet 2008
nancy - sochaux (amical)
Le facteur frappe à ma porte à 10 heures… pour me donner un paquet contenant de jolies sandales - pour le 9 août… - (et un échantillon de mascara). Il s’excuse de me réveiller et je l’assure que je ne lui en veux pas. Mais j’ai mal à la tête. Quelques bribes de la soirée de la veille me reviennent à l’esprit et notamment le retour : sur le vélo rose et sans phare de Virginie avec son sac à dos rose. J’ai donc une voiture à aller rechercher à pied maintenant…
Quelques heures plus tard et après avoir vaguement mangé, je pars à Nancy. Première étape : le stade. Je retire mon abonnement en quelques minutes seulement, étant arrivée quasi à l’ouverture des guichets. On me donne un bon pour deux places à Fort Aventure : « avis aux amateurs d’émotions fortes ! », j’ai déjà peur…
Deuxième étape : rejoindre le vélodrome de Vandœuvre, me garer et appeler Karine pour qu’elle m’explique comment aller au tournoi.
Troisième étape : attendre…
Minus et Karine devaient être sur place dès 14 heures mais ce n’est pas le cas. Je les attends donc, ils sont suivis de près par Adrien, et nous allons ensemble au tournoi de foot organisé par la Clique où nous retrouvons Jonat alcoolique qui m’étreint sauvagement. Mikael, bières, quelques gouttes de pluie, petites discussions avec les uns et les autres. Le temps passe trop vite, on doit déjà partir pour Colmar. Sauf que minus croise grand seb et qu’il décide de faire le déplacement et que Séb est super en retard. Nous attendons donc longuement. Je comate sur la banquette arrière de la R5 de Karine et Séb arrive enfin. Nous nous entassons à cinq dans la R5, jusqu’à Jarville et là, nous virons Séb. Voiture de filles : Karine, Pauline, Elise et moi. Et voiture de mecs : Adrien, minus, petit Séb et grand seb. Il est 16h52 lorsque nous abandonnons Nancy (départ initialement prévu pour 16 heures, dernier délai !!).
La R5 de Karine avale les kilomètres, monte le col du Bonhomme en troisième (elle n’a que quatre vitesses de toute façon). Elise et moi demandons sans cesse à ce que la station de la radio soit changée car ça grésille. Karine fait la visite guidée : « là, c’est Baccarat ; ici y moins d’arbres à cause de la tempête ; le château de Kaysersberg ; etc. » Minus me téléphone pour la vingtième fois de la journée, pour savoir si « tout se passe bien ».
A Colmar, il faut trouver le stade. La voiture de mecs est devant et s’arrête pour demander le chemin. Un vieux indique la route à suivre et nous suivons les mecs. A un carrefour, le feu est vert, Adrien passe, enjambe un petit terre-plein et une voiture arrive au même moment plus ou moins sur sa droite, à toute vitesse ! Les pneus hurlent, crissent, les deux voitures passent à dix centimètres l’une de l’autre et nous en tremblons encore. Surtout que Karine a suivi la même route et que d’autres voitures, lancées à fond nous arrivent dessus. Bref, il faut reprendre ses esprits car le match commence dans quinze minutes et nous n’avons toujours pas trouvé le stade. En plus : route barrée. Nous perdons les mecs et nous garons tout près du stade. Sauf que ce n’est pas le bon. Nous marchons donc, demandons à une dame si nous sommes effectivement sur la bonne route : elle nous assure que le stade est à 500 mètres ! Apparemment, je fais une drôle de tête car elle insiste en disant que ce n’est pas loin. Une fois qu’elle est partie, nous rigolons toutes les quatre car, tout à l’heure dans la voiture, je leur avais raconté les 500 mètres de minus à Marseille… Minus me téléphone encore, je lui dis que nous nous sommes garées au stade Lebœuf (en fait, c’est Ladhof).
Les quatre dalton arrivent aussi à pied et nous retrouvons Dominique à l’entrée du stade, qui nous offre des places. Nous discutons comme si de rien n’était sauf que le match a déjà commencé. Nous faisons le tour du stade, presque entièrement acquis aux sochaliens et… j’ai faim. Je prends quelques photos, trois RS nous ont rejoints, on discute, Bracigliano gueule : « j’ai !! », mais il n’a pas, donc but pour Sochaux et acclamations du peuple. Par la suite, Bracigliano aura l’occasion de réaliser une très jolie parade, suivie malgré tout d’un but sochalien, heureusement refusé pour hors-jeu.
A la pause, Séb et moi mettons dix minutes pour retrouver la buvette, parce que nous prenons une longue voie sans issue. Je commence mon sandwich à la merguez et moutarde pour la reprise du match. De nouveau, Correa a changé l’intégralité de l’équipe (et c’est bien Grégorini et non Gaudu, comme l’affirmeront plus tard Pauline et je sais plus qui, qui garde les buts de Nancy). Sochaux marque un deuxième but, Nancy réduit l’écart sur penalty. Helder, le nouveau brésilien, sort sur blessure au bout d’une vingtaine de minutes… Quelques personnes tentent de grimper aux grillages, je termine mon sandwich une demi-heure plus tard, minus lance trois chants, des jeunes répondent par un : « allez Sochaux », coup de sifflet final.
Minus se trouve des potes sochaliens, puis nous attendons un long moment, jusqu’à ce que le bus des joueurs parte. Derrière les grilles, pendant ce temps, je passe un très bon moment, entre le gamin qui propose un euro à Fortuné, un monsieur qui veut un autographe de Fortuné et son fils qui hurle : « mais papa, c’est pas un sochalien !! », Pauline folle de joie quand elle aperçoit certains joueurs, et Karine qui prend Holvek en photo.
Retour à pied escorté par cinq gamins d’une dizaine d’année qui crient : « Nancy tout pourri » ou qui disent : « les nanciens sont tous des pervers », et là Adrien s’insurge : « ah non, y en a qu’un seul et c’est minus !! ». Que les choses soient claires. Nous nous séparons de nouveau, masculin/féminin, et nous donnons rendez-vous sur le parking du Leclerc à Saint Dié.
La R5 de Karine escalade le col dans l’autre sens, il pleut, la radio grésille. Karine raconte ses essais - fructueux - de tandem avec minus, sauf qu’à un moment, elle dit que minus est passé devant, et moi je comprends mal, je crois que minus l’a doublée… Bref, Saint Dié approche, les mecs ne s’arrêtent pas sur le parking, minus me téléphone pour dire que nous allons dans un bar dans lequel Séb est allé une fois, je râle car nous devions décider ensemble ; en plus, Karine connaît très bien Saint Dié, elle. Heureusement pour Séb, nous trouvons assez vite le bar promis, l’entracte, et buvons un verre. En repartant, nous faisons une halte à la fête foraine installée tout près et je ne peux résister à l’appel de la gaufre au nutella.
Puis, jusqu’à Nancy, je ne me force pas à bailler et je comate. Les autres aussi. A part Karine qui, de temps en temps, cherche à nous partager sa connaissance des lieux. Nous sommes à Vandœuvre à 1h20, je rentre tranquillement dans les Vosges et suis chez moi 33 minutes plus tard.
13 juillet 2008
nancy - sedan (amical)
J’ai agonisé toute la semaine, terrassée par la fièvre, un nez super bouché et une gorge en feu. Point culminant vendredi soir. Davantage vautrée que posée sur le canapé devant un DVD (ça ne m’arrive jamais de regarder la télé), j’en suis à me demander si je trouverai les forces nécessaires pour aller en Alsace le lendemain quand minus m’appelle pour faire une sale blague à Séb. Je m’exécute mais culpabilise très vite.
Heureusement, samedi matin, je semble aller mieux. Je prends donc la direction de Dieuze, où m’attend Travis pour la visite de son nouvel et bel appartement. Nous mangeons des pâtes, buvons de l’eau à la menthe et retrouvons minus, Karine et JB, place du marché.
Je laisse à Karine le soin de prendre la route en compagnie de son ami le GPS et Travis me force à boire une bière. Minus passe beaucoup de temps au téléphone, comme à son habitude. Plus tard, je réclame une pause station-service pour faire comme en dép. Mais il n’y a pas de bus de supporters. Par contre, dans les toilettes, il y a une étrange machine qui sèche les mains en dix secondes. Karine, remplie de curiosité, ira la tester longuement. Minus, quant à lui, pense à l’utiliser pour une autre partie de son corps.
Nous repartons et Travis se goinfre de carambars (des « vrais »). Minus cherche des cassettes dans mon vide-poche, sauf que Travis appelle ça une boîte à gants. Qui a raison ?? Enfin, nous sommes à Biesheim - 68 (et non Bischheim - 67). Les AFC veulent s’attendre entre eux ; Travis et moi sommes impatients de découvrir le stade. Nous entrons donc avant les autres et en faisons le tour. Encore une piste d’athlétisme, mais noire celle-ci. Les joueurs s’échauffent (Ouaddou est là), le bus des sedanais est arrivé il y a peu de temps. La sono passe de la vieille musique de merde mais on entend beaucoup mieux le speaker qu’à Réhon.
Travis prend Macaluso en photo (de dos et de face), cueille une rose – ça fait mal aux doigts, Jonat me serre dans ses bras (la trêve a été longue), Séb porte une chemise tout comme Adrien. Les AFC posent la seule bâche du match, mais un SNE viendra garnir les rangs plus tard.
Enfin le match commence ! Et Fortuné inscrit un but d’entrée de jeu. Le ton est donné. Une dizaine de minutes plus tard, Macaluso marque de la tête ! Travis est aux anges. La mi-temps intervient sur un score de 3-1 en faveur de Nancy. Sedan a réussi à marquer un but sur penalty grâce à une faute commise en dehors de la surface de réparation par Biancalani. Et les AFC de s’emporter : « on a les photos, monsieur l’arbitre !! » Enfin, Nancy aura aussi eu droit à son penalty, transformé par Zerka. Jonat s’est fait rappeler à l’ordre par la sécurité de Nancy car il est interdit d’être de l’autre côté de la barrière… Autre événement à signaler au cours de cette première période : la perte d’un ballon, envoyé dans la haie touffue (et non sur le parking, comme le croira longtemps Séb). Et là, regards ennuyés de tout le monde : n’y aurait-il donc qu’un seul ballon pour la rencontre ? Finalement, non. Travis se porte volontaire pour entamer les recherches avec Lapeyre et un autre mec du club. Il sera récompensé par une charge illégale dans les buissons de la part de deux AFC, des vêtements tout sales et même pas le droit de garder le ballon.
Pendant la pause, c’est téléphone party. Travis pense aller se chercher une bière mais le match reprend ; il renonce. C’est une autre équipe de Nancy qui foule la pelouse. Une équipe bis du même niveau que la première. Je suis assez impressionnée de constater que Nancy peut doubler tous les postes sans trop y perdre en qualité. Alors que, pour justifier mes propos, je prends une photo du banc nancéien, Hadji marque le quatrième but ! Je suis dégoûtée car, de l’avis de tout le monde, ce but est tout simplement magnifique. Dia se charge de corser l’addition en inscrivant un doublé, dont un très joli lob. Je ne pensais vraiment pas que Sedan se prendrait autant de buts. Comme il reste cinq minutes avant la fin du match, les AFC entament une série de chants. Sauf que le match ayant débuté en retard, ils se retrouvent à chanter pendant plus d’un quart d’heure. Et un quart d’heure avec Séb qui chante faux, c’est long. Pendant les rares interruptions de chant, un jeune ramasseur de balle crie : « allez Sedan »… et les autres répliquent : « viens le dire en face »…
Après le match, nous attendons pendant trois plombes minus, Karine, JB et Pauline car ils veulent voir les joueurs. J’en profite pour décoller une affiche annonçant le match et prendre des photos du soleil couchant. C’est très beau, mais comme je le dis à Travis, les photos ne sont qu’un pâle reflet de la nature. Les AFC crâment et font des photos derrière leur bâche puis nous quittons Biesheim.
Certains repartent directement et d’autres, dont ma voiture fait partie, poursuivent le grand chelem mc do. Je suis à peine servie (après avoir choisi comme toujours la mauvaise file) que Mikael m’appelle. Dix minutes plus tard, mes frites sont fraîches et je suis la dernière à terminer. Ou presque. Heureusement, certains prennent des desserts.
Adieux déchirants devant le mc do et Travis conduit pour le retour. Il joue à me faire peur même si, pour lui, ce n’est rien et qu’il pourrait faire vraiment pire. J’ai mis du métal, puis un retour en arrière avec Depeche Mode. Minus me demande quand est-ce que je compte acheter un lecteur CD pour ma voiture… Travis trouve que c’est une excellente idée, mais nettement moins quand minus ajoute : « comme ça, on pourra écouter Keny Arkana ». Comme je tombe de fatigue, je reste dormir chez Travis. Il est simplement choqué que je n’aie jamais vu Schrek et un autre film (j’ai oublié le nom)… Pendant ce temps, minus, Karine et JB rentrent à Vic sur Seille.
06 juillet 2008
réhon - nancy (amical)
La journée commence à 13 heures. Virginie a essayé de m’appeler plusieurs fois. Minus aussi. Je me traîne jusqu’à une arrivée d’eau pour m’hydrater. Puis je tente de rappeler minus. Mais c’est trop dur ; je me recouche. Deux heures plus tard, je n’ai plus le choix. Il faut que je me lève ou ce premier match amical se fera sans moi.
Je suis contente d’arriver à Nancy entière, sous les applaudissements de Karine, minus, Pauline, Adrien, Pied2porc, Elise. Minus et Karine m’offrent mon cadeau d’anniversaire : encore merci ! Puis je suis très occupée avec mon téléphone, Travis puis Virginie puis Travis m’appellent. Il paraîtrait que j’ai oublié de rappeler les gens. Je m’en souviens pas.
Je monte, après quelques hésitations, dans la voiture de P2P avec son fils et minus. Je comate beaucoup. Pendant ce temps, Adrien ouvre la marche avec son GPS, baptisé « momone » et non « momaud » comme le croira un instant minus… GPS très au point qui nous fait passer carrément dans Thionville, et prendre une sortie d’autoroute avec rond-point pour retrouver la même autoroute… Tout ça pour aller à Réhon ou Heumont, enfin c’est la même chose, mais Adrien avait oublié de dire que ça commençait par un « h », d’où des recherches infructueuses quelques heures plus tôt…
Nous arrivons une demi-heure avant le match, il pleut, il fait gris, il y a du monde. J’ai pas assez de monnaie, je pensais payer avec ma carte bleue… Karine m’avance. Petit tour du stade et installation à côté des RS. Entre-temps, j’ai repéré les toilettes et surtout retrouvé Travis. J’annonce que j’ai faim, personne ne me croit, mais je n’ai pas mangé depuis la veille, donc effectivement J’AI FAIM ! Avec Travis, nous faisons la découverte de la buvette et de ses prix abordables. Je demande au mec qui échange les sous contre des tickets ce que sont les grillades ? « Ben… des grillades » J’insiste : « et ça se mange comment ? » Il semble désarçonné par mes questions, du coup je prends une valeur sûre : des frites.
Retour derrière les barrières du stade, il pleut, Travis et moi allons nous abriter sous les arbres. Les AFC trouvent qu’on fait bande à part. Le match commence. Je pronostique d’abord 6-0 puis, emportée par un excès d’optimisme, 8-0. Travis propose 10-0. J’arrive à engloutir la barquette de frites en à peine une mi-temps. Record. Pendant ce temps, trois buts sont marqués au loin : Hadji (deux fois) et Malonga. En fait, nous ne voyons presque rien du match car la première mi-temps se joue de l’autre côté et les nancéiens confisquent le ballon. Nous attendons donc avec impatience la seconde période.
Là, une pluie de buts s’abat devant nous. Sami, Hadji, Faye, Fortuné, Berenguer et Adjet. Adjet, maintenant je sais que c’est lui parce que sur le coup, nous avons tous demandé : « t’es qui toi le numéro 2 ?? » Enfin voilà, ce match aura été l’occasion de voir les nouvelles recrues : Sami, Féret, Calvé ; d’apprécier les boulets de canon de Berenguer ; de voir Gavanon dans un excellent jour avec de bons corners (quand il les a tirés) ; de constater que la défense a tenu et n’a pas pris de buts ; de narguer Travis qui vit sans internet depuis plus d’un mois et en souffre énormément.
Pauline veut voir les joueurs, nous envahissons le terrain mais ils sont déjà tous rentrés. Minus bien évidemment est déstabilisé par le talus et se prend le poteau de corner en pleine face. Nous allons attendre le départ du bus, les joueurs sont souriants et sympas et viennent signer des autographes aux gamins du coin. Minus dit à Bracigliano que nous serons trois à aller à Ajaccio voir Guerriero…
Puis retour avec petit écart par Esch-sur-Alzette, essence et clopes. File d’attente interminable à l’extérieur de la station-service. Je tremble de froid. Je comate encore jusqu’à ce que nous arrivions à Nancy. Il est presque minuit, je n’attends pas la voiture d’Adrien, d’ailleurs il n’a pas voulu me laisser le volant, je voulais faire un convoi exclusivement féminin au retour. Puis, comme le dit minus, « j’ai encore une route à prendre ». Oui, j’ai encore du chemin. En cours de route, je reçois un sms étonnamment sympa de Séb et quand je suis chez moi, je tente d’appeler minus qui a besoin d’être rassuré. Il ne répond pas. Tant pis. Il verra bien que j’ai appelé et que, par voie de conséquence, je suis donc bien rentrée.
17 novembre 2007
nancy - troyes (amical)
Pour ce match amical entre Nancy et Troyes, j’ai dû batailler ferme pour emmener Antoine, le fils d’une collègue qui est très mère poule et s’angoisse à la simple évocation de mots associés ensemble tels que « trajet en voiture jusqu’à Nancy ; assis dans un stade au milieu de supporters (en furie, cela va de soi) ; match à 18h dans le froid et la nuit » etc. Au boulot, on me met donc la pression : « fait gaffe, tu emmènes la petite merveille de Frédérique, son tout-petit… » (11 ans ½ quand même, la petite merveille) ou on me chambre : « dis donc, tu les prends au berceau… »
Bref, après les recommandations d’usage (« tu ne parles pas aux inconnus, tu restes toujours avec Maud, vous ne vous quittez pas des yeux… »), nous quittons Mirecourt à 16h30, pour ma part après 8 heures de travail, pour Antoine après 8 heures de cours (j’ai du mal à le croire mais bon !!). J’appréhende ce match comme un match officiel, sauf que c’est un match amical. Je ne mets donc qu’une écharpe noire, d’ailleurs je suis intégralement habillée en noir ce soir.
Le trajet se déroule sans encombre, une voiture avec un fanion asnl est devant nous quelques minutes, je reste concentrée sur la route, bien consciente de transporter la 7ème merveille du monde, qui me parle de sa vie. C’est assez instructif, n’ayant pas d’enfant de cet âge dans mon entourage (jeux vidéo, internet – déjà…, cheval, petite sœur atroce, vélo, télé, collège, liste de Noël, papa, maman, etc.).
Nous sommes à 17h20 aux abords du stade et il me chambre déjà, parce que j’hésite à propos de la route : « tu connais pas le chemin, toi qui va au stade à tous les matchs ?! ». En fait, c’est parce que d’habitude je me gare au kinépolis, et puis d’abord j’ai pas à me justifier.
On retrouve minus, qui a nos places, j’appelle Frédérique pour la rassurer, et on va faire un tour à la boutique de l’asnl. Antoine, ravi, est aux anges et s’achète une écharpe, le vendeur me fait la bise : « vous êtes abonnée en Pianto », quelle mémoire…
Je saoule minus avec Travis, qu’on n’a pas retrouvé au P7 (et pour cause, vu qu’on n’y est pas resté – à cause du froid) : « t’es sûr qu’il a ton numéro de téléphone ? ». Je savais que j’aurais dû lui demander son numéro à Travis hier. Enfin voilà, je suis un peu déçue.
Au stade, on doit passer par l’entrée 1 pour aller en Hazotte, ce qui est logique, surtout en étant garé sur le P7, et subir une fouille dans les règles de l’art. « T’as une bouteille d’eau ? », Antoine : « non, juste des gâteaux… ». S’ensuivra une discussion, pourquoi les bouteilles d’eau sont interdites, pourquoi ils enlèvent le bouchon si t’en as une…
On trouve facilement nos places en présidentielle (on se refuse rien hein) et on assiste à la fin de l’échauffement des joueurs, et au début du refroidissement (nous concernant). On entend rien de la composition des équipes (pour Nancy : Grégorini, Sauget, André Luiz, Camara, Nyom, Guerriero, Berenguer, Brison, Malonga, Sarkisian, Curbelo) mais on a droit à la music d’entrée des joueurs de l’asnl.
La première période est terne, parfois on s’ennuie ferme, heureusement Jonat vient nous retrouver (« si t’es debout, t’es IDS ») parce qu’il se sent seul derrière la bâche extérieur AFC. On discute, j’entonne « quand la Hazotte se met à chanter… », je demande à Minus si Travis n’a pas essayé de l’appeler (apparemment, non). J’ai vu deux supporters troyens, je ne sais pas s’ils sont plus que deux dans la tribune. On entend quelques sifflets envers les troyens et oh hisse, parce qu’il y a toujours du monde pour ça.
A la mi-temps, il faut passer par la case pass gourmand, Antoine et moi dévorons frites et coca (pas de vin chaud, dommage, ça fait un mois qu’ils l’attendent, me dit-on à la buvette), ça ne réchauffe pas trop mais ça remplit (un peu) le ventre. Je souhaite un bon anniversaire à minus après tout le monde, pourtant il me l’avait dit un nombre incalculable de fois que Nancy jouerait pour son anniversaire…
Les pieds congelés et les dents qui claquent, nous abordons la seconde période sereinement. Jonat et minus ne comprennent pas comment ils peuvent avoir froid habillés, eux qui d’habitude assistent aux matchs dénudés… Je pronostique un 0-0 score final, et Nancy ouvre le score par Malonga (50ème) ! Je souhaite un but de Fortuné, qui a fait son apparition en compagnie de Kim, Puygrenier et Gavanon : Fortuné marque à la 66ème !! Du coup, je ne sais plus quoi dire d’autre. Alors je prends quelques photos de la tribune en délire. Guerriero se paye le luxe d’être remplacé par Gavanon, puis de remplacer Nyom le numéro 33 sans nom. A Troyes aussi d’ailleurs, ils ont un 33 sans nom.
Enfin voilà, le match se termine dans le blizzard, je prends en photo les AFC derrière leur bâche (Jonat fait un tifo cuir à lui tout seul) et je repars avec Antoine au pas de charge, après avoir surgi derrière Jonat, pink et minus et chanté « Nancy ….tix allez allez ». La voiture est fraîche mais Antoine est en admiration devant mon fanion asnl, il n’a pas faim, est très content du match, et me raconte qu’au collège, il y a deux camps : les pro-nancéiens et les pro-lyonnais (qui agitent des drapeaux). Je le dépose chez ses parents à 21h et je file regarder France-Nancy. Inutile de préciser pour qui je suis. Et j’ai déjà un peu la tête au basket… demain je vais voir Nancy - Toulon.









































