11 mai 2009
troyes - dijon
Je pars à 13h30 des Vosges, soit avec une demi-heure de retard sur mes prévisions. Ce qui ne m'empêchera pas, en passant par les nationales, de mettre 2h20 au lieu des trois heures prévues par les itinéraires sur internet. Mais les routes nationales, parlons-en. Déjà j'ai trouvé un raccourci par Bologne (D44) qui m'a évité de passer par Chaumont. Mais bon, c'est de la bonne route de merde et en plus, j'ai failli rentrer dans une voiture sans permis (connaissent que ça en haute-marne, soit dit en passant). Et là, j'ai bien regretté que mon klaxon ne fonctionne plus. Sinon, à un moment, on était trois vosgiens à se suivre, à doubler comme des barbares et j'ai fini par me débarrasser de tout le monde.
J'arrive au stade puis à marques avenue uniquement au flair et je fais un peu les magasins, au milieu des cruches qui se plaignent : « l'éclairage il est fait exprès pour qu'on voit la cellulite ». À la base, je voulais des chaussettes et un pull, évidemment j'ai trouvé d'autres trucs mais pas ça. Je commence à avoir super mal à la tête, la chaleur sans doute. Damien me téléphone alors je pars retrouver les dijonnais dans un bar, l'Européen, et on doit attendre trois plombes pour être servis.
Après, on attend d'autres dijonnais sur le parking d'un restaurant. Quelques photos, un chat noir rôde et répond aux miaulements dijonnais, un vieux troyen vient converser, un dijonnais se fait une belle poitrine avec des drapeaux... Y a du soleil et des nanas, enfin y a moi.
À l'entrée du parcage, on nous demande d'où on vient car nous sommes sans écharpes et puis la place est (encore) gratuite pour les femmes. Le sandwich et la boisson sont toujours offerts, on fait un festin derrière les tribunes tandis qu'un dijonnais tente de draguer une stadière derrière les grillages.
Dans le parcage, assez rempli (celui du bas), les tambours me font grave chier et amplifient mon mal de crâne. Mais ça-y-est, les téméraires ont enfin compris et n'ont qu'un seul capo !! Bravo à eux.
0-0 à la mi-temps, on retourne derrière le parcage et la drague au travers des grillages se poursuit. On me demande trois fois de suite si Nancy est maintenu en L1. Le match reprend et on est toujours là.
Troyes ouvre finalement le score une dizaine de minutes avant la fin du match, avec une magnifique musique pour fêter ça et c'est bien tripant !! On en redemanderait presque mais Dijon égalise quelques minutes plus tard. Pagaille dans le parcage. Sauf que dans la minute qui suit, Troyes reprend l'avantage, toujours en fête et en musique, et le garde. Tout se sera joué en dix minutes.
Quand on repart, je dis à un des dijonnais qu'au moins leurs vieux ils chantent. Je reprends la route après avoir dit au revoir à seulement un tiers des gens. La lune est complète et le brouillard opaque. Je récupère Joss après avoir deviné la route totalement à l'arrache et on va boire des bières jusqu'à pas d'heure en attendant le déplacement en Allemagne le lendemain.
21 avril 2009
dijon - vannes
Journée de repos en ce vendredi qui commence par un bon loupé du réveil... Bref je pars à la bourre, et décide de prendre l'autoroute au lieu de partir à l'aventure par les petites routes comme initialement prévu. Je suis même tellement pressée que je double un long camion dans un virage dans un village sous les yeux médusés d'un planqué des forces de l'ordre... Heureusement que plus tôt j'ai déjà retrouvé mon permis que j'avais encore perdu (dans la poche d'une veste)...
Je vais déjeuner chez mon grand-père, près de Langres. Il faut parler fort, j'aime pas trop ça. Mais on mange du Bourgogne et on boit du Langres, tout ce que j'aime. Avant de reprendre la route pour Dijon, je vais saluer la famille au cimetière.
À Dijon, je fais le plein et me gare tout près du stade, dans le bon sens pour repartir après le match. Je veux acheter ma place direct mais c'est gratuit pour les femmes ce soir. En quel honneur ? C'est une décision du club... Au moins, ça ramènera quelques personnes.
Je retrouve Damien et d'autres dijonnais en terrasse, la serveuse met trois heures à me servir une bière, je dois la boire limite cul-sec pour partir avec Damien. Et après, je n'arrive pas à la payer ! Car je n'ai pas le ticket, car je n'ai pas de monnaie, car « allez voir ma collègue dehors »... Finalement, un mec paiera pour moi plus tard (ou pas, j'en sais rien au final).
On va au stade, j'attends encore un temps infini pour récupérer la place gratuite, vraiment pas la journée de la rapidité !! La nouvelle tribune à côté de nous n'est toujours pas ouverte, elle devrait l'être pour le dernier match contre Lens. Et l'autre à l'opposé n'est pas terminée...
Il fait globalement beau même si évidemment je commence à avoir froid !! Les Téméraires, trouvant que les mégas tournés vers le terrain ne suffisent pas, ont investi dans une sono !! Rien que ça... Et c'est atroce, le mec qui sert de capo chante trop trop trop faux. L'ambiance est pitoyable vue d'en face, avec deux gros massacres en règle du chant de Cavese. Au moins, on se marre. La prochaine fois, je vais avec les Téméraires et je filme tout ça de près !!!
Sur le terrain, Dijon ouvre le score à la 5ème minute, enfonce le clou une quinzaine de minutes plus tard et conclue à la demi-heure de jeu par un but monstrueux !!! Le score n'évoluera plus. J'attends pendant toute la seconde période que les supporters chantent le fameux « et 1, et 2, et 3-0 » mais rien. Au lieu de ça, en fin de match, les Téméraires chantent le nom de tous les joueurs (même ceux qui sont sortis, même l'entraîneur), les uns après les autres, en boucle, cinq fois, six fois...
Après, je rentre vite vite dans les Vosges car déplacement à Caen le lendemain avec un départ beaucoup trop tôt. D'ailleurs j'appelle minus espérant lui faire repousser l'horaire... ça ne marche pas. Je récupère Joss à Châtenois et on rentre chez moi, ma voiture agonisant dans les derniers mètres. Après avoir jeté un coup d'œil dessous, y a un tuyau qui pend entre les roues de devant et de derrière. Je décide que je ne pourrai pas m'en servir le lendemain et demande à Ludo de venir nous chercher directement à Mirecourt...
Après, en buvant une bière avec Joss, je ne peux m'empêcher de narguer David sur msn. Il a peine à croire que j'ai vraiment assisté à la victoire de Dijon sur Vannes. Et puis, après trois clopes, il faut vraiment aller dormir !!! Il est presque une heure du matin...
07 mars 2009
metz - dijon
Je suis en avance !! Enfin, après rectification, il s'avère que c'est plus Ludo qui est en retard que moi qui suis en avance... Ça me permet néanmoins de retirer un peu d'argent, ce qui devrait m'éviter d'accumuler de nouvelles dettes. Je trouve pas la poste mais je la cherche même pas. À la base, je voulais 40 ou 50€ pour le week-end, le guichet me propose 30 ou 60... Dans le doute, j'opte pour la plus petite des sommes proposées. Bref, Ludo me téléphone, je lui dis que je suis dans une rue de Charmes qui conduit au camping. Il finit par arriver après avoir hésité. Oui, la rue du camping, c'est aussi celle du crématorium et du funérarium...
Bref, Ludo décide qu'on prend sa voiture car soi-disant il y aurait plus de place que dans la mienne. Je réclame déjà un arrêt pipi parce que j'ai bu une grosse tisane avant de partir (et oui, je suis malade). Nous discutons de tout et de rien et retrouvons Karine (dont c'est l'anniversaire le jour-même : encore joyeux anniversaire à toi !!), minus et Elise. Les trois nouveaux arrivants me laissent devant, bien sympa de leur part. Ils me ménagent car je suis malade peut-être ? Ou parce que je suis à l'origine de ce déplacement ? Nous faisons escale à une station-service, Fontenoi appelle Ludo et je suis sûre qu'il nous envie d'aller voir Dijon. On discute (je sais plus si c'est à ce moment ou dans la voiture, mais peu importe) du match Paris-Braga à venir, du désistement de Travis qui compromet le déplacement et là, stupeur, minus qui dit qu'il vient, mais bien sûr et comment ça, on le savait pas ?! Alors, un gros ouf de soulagement et un énooooorme merci pour cette excellente nouvelle !!
A Metz, nous sommes pris dans de petits bouchons avant le stade, on demande le parking visiteurs et bien entendu la première réponse, c'est qu'il n'y en a pas. En insistant, on nous renvoie au parking. On passe par le chemin glauque habituellement emprunté par les bus, et là, on entend déjà les tambours des dijonnais et cinq crs viennent nous encadrer. Un par personne quoi. On joue bien la comédie : « alors comme ça, vous venez des Vosges pour Dijon ? Vous avez mis combien de temps ? ». « Oh... je sais pas, 1h30 ou 2h, on a fait un arrêt à N.. euh, enfin on a fait un arrêt en cours de route quoi ». Surtout, ne pas dire Nancy !!! Karine et moi avons mis une écharpe de Dijon, histoire de faire encore plus vrai. Car quand même dans l'histoire, nous sommes deux 88, deux 54 et un 57. Mais, contrairement à il y a deux ans, pas de contrôle des cartes d'identité. Et place à 5€. Uniquement pour ça, la ligue 2 fait rêver.
Le coup d'envoi a déjà été donné, nous ne sommes même pas encore passés à la fouille. La stadière hallucine de voir trois filles arriver et seulement deux mecs. Pour Karine, comme d'hab ça prend trois plombes. Et enfin, on monte les escaliers pour accéder au parcage haut.
Et là, c'est le drame. Un fou rire nous parcourt de bas en haut. Merde, le parcage dijonnais est aussi drôle que ce que j'avais pu voir l'année dernière à Amiens ! Des tambours qui t'explosent les oreilles, trois mégas tournés vers le terrain et aucune coordination dans les chants ! En plus, c'est d'un lent tout ça... au moins on a bien le temps de faire tous les clap clap clap super distinctement. Mais qu'on ne nous en veuille pas, nous avons tout de même chanté pas mal, enfin surtout minus qui m'a rendue sourde à force. Et nous avons même lancé quelques chants. Et même moi d'ailleurs !! Bon d'accord, j'ai lancé un truc, repris par Karine, puis par minus, puis par un capo ! On s'est éclatés tout du long, Ludo faisant des têtes horrifiées, genre « on est où là ?! ». Et moi qui reprenais minus ou Karine car ils se plantaient dans les paroles « là c'est Dijon et pas allez, mais non lalala et pas dijonnais »... Minus ravi de chanter « poussez, poussez, ça va rentrer » et nous cinq ébahis par le chant « Dijon c'est le Brésil, le reste c'est des fadas, on va de ville en ville, gagner le championnat » ou encore médusés par un improbable « Dijon est magique » ! Alors, on a presque envie de lancer un « ça pue la ligue 2 », mais ça serait méchant pour les dijonnais.
Enfin, ça change de Nancy et de la ligue 1. Metz, on a pas entendu grand chose grâce aux tambours dijonnais. Le stade bien vide, bien triste, malgré finalement la victoire de Metz 2-0. Mais Dijon a bien tenu tête, en tout cas mieux qu'il y a deux ans (5-0...), mais n'a pas réussi à mettre ses quelques occasions au fond. Et a commis deux erreurs qui ont coûté cher, à chaque fois en fin de mi-temps. Sans compter sur l'arbitre, assez lamentable, qui a laissé certains joueurs messins défoncer des dijonnais... Bref, troisième défaite consécutive pour Dijon mais petit déplacement bien sympa. Deux bus dijonnais pour un vendredi soir, c'est pas mal. Dommage qu'ils ne sachent pas mieux mettre leur nombre à profit pour animer le parcage... parce que moi en tout cas, je peux chanter fort quand je veux, selon Karine.
Nous laissons l'escorte sur place et partons en premier. Direction le mc do. On veut aller au centre mais pas de place pour se garer. Nous optons finalement pour celui qui est au sud de Metz. Là, Akon chante nananana et Elise et Ludo gardent ça longtemps en tête. Moi je me souviens que je dois rappeler ma mère, il est 23h30, Karine dit qu'elle oserait jamais appeler ses parents à une heure aussi tardive ! Ma mère m'apprend qu'Épinal (hockey) a perdu contre Rouen (1-4) et est donc éliminé des play-offs... Fin de saison donc, reprise à la patinoire en août prochain.
Dépôt de minus et Karine, puis d'Elise, les trois à Nancy, puis de moi-même à Charmes. Et merci à Karine et Ludovic pour les photos.
31 janvier 2009
dijon - ajaccio
Minus me téléphone alors que je suis en train de me doucher ; ils sont partis avec vingt minutes de retard de Nancy. Ça va être tendu pour être au match à Dijon à vingt heures !! Je prends la route peu de temps après car nous devons nous retrouver à Châtenois. Minus me téléphone encore pour m'annoncer qu'ils sont à 25 kilomètres de la sortie, moi je suis à... 7 kilomètres... Je ralentis donc considérablement la cadence et n'attends le J9 que quelques minutes.
A l'intérieur, minus donc, et Jean-Michel, Elise, mamie-asnl, Nathalan et Adrien-m. Qui m'accueille par un : « on aime la bière, on aime pas le sexe ». Nous partageons alors quelques bières et discutons de tout et de rien. Ça s'anime progressivement quand je balance un drapeau puis une écharpe à minus copilote et mamie-asnl qui s'énerve presque : « attention au chauffeur quoi ! ». Enfin je fais la différence entre la gauche et la droite quand même. Nous arrivons par Saint-Appolinaire, mamie-asnl craque et dit qu'elle voit Guerriero lui faire coucou depuis le stade.
Nous nous garons un peu loin du stade et tandis que nous marchons, nous entendons déjà les chants. Karine nous attend à l'entrée du stade, elle a marché pendant plus d'une heure depuis la gare, mal guidée par les dijonnais ! Complètement cassée, la pauvre. Et alors que nous passons la fouille, une grande exclamation retentit : Dijon vient d'ouvrir le score et j'ai même pas vu le but... J'accompagne Adrien-m et Nathalan vers le parcage visiteurs, on peut pas y aller, tant mieux, moi je vais du côté des Dogs et laisse tout le monde en plan. Je retrouve Damien - que j'avais même pas eu le temps de prévenir de ma venue - à sa place habituelle.
Dijon marque un deuxième but ! Je suis contente, je l'ai vu celui-là au moins. Je prends des photos de l'avancement des tribunes, en huit mois ça a changé tout de même (et encore heureux !). La mi-temps est sifflée sur cet avantage de deux buts et je vais dénicher les AFC (Ajaccio fan club). Ils se sont trouvé un coin à côté du parcage fermé (seulement trois ajacciens répartis dans la tribune), ont bâché et tentent de chanter. Je reste avec eux jusqu'à la reprise du match et les laisse dans leur ridicule pour rejoindre Damien !!
Ajaccio réduit le score en fin de match après la sortie de Guerriero, ce qui offre une dizaine de minutes de peur à Dijon. Mais le score en reste là. Dijon vient de gagner trois matchs consécutifs à domicile en une semaine (après Villefranche en coupe de france et Amiens, L2). Des cadeaux sont distribués à la fin : des petits ballons en mousse taggés DFCO et conseil général.
Je retrouve les AFC devant le bus d'Ajaccio (qui ont retourné leurs vestes comme c'est pas permis et ont chanté tantôt pour Ajaccio tantôt pour Dijon), discute avec un mec en attendant les joueurs (autant de sociabilité devrait se payer) puis Guerriero vient et nous le harcelons et l'empêchons de voir ses amis !! Enfin bref, on repart finalement pour aller manger et on chante : « demain le Havre ! ». Tout en étant au téléphone, je trouve une chaussette pour portable par terre et décide de la ramasser, elle est un peu petite pour ma vieille carcasse, mais bon, ça lui tiendra chaud. Je pense qu'on aurait pu prévenir fontenoi de notre passage à Dijon, peut-être était-il là ? Le GPS choisit pour nous le Quick de la gare, nous y sommes à 23h01, il fermait à 23 heures... Décidément, c'est une habitude !! Nous nous rabattons donc sur un kebab, commandons et mangeons sur place. J'ai pris un cheese qui est pas bon, je laisse la moitié du fromage, taxe le coca d'Adrien-m et, pendant ce temps, Nathalan bave sur les clips avec des filles dénudées qui passent à la télé ! Au moins on l'entend pas parler !! Sinon, Elise et moi avons froid.
Il est grand temps de partir, il est déjà bientôt minuit. Elise apprend à Adrien-m comment rouler des clopes et j'entends celui-ci se plaindre d'avoir perdu sa chaussette à portable. Je lui montre celle que j'ai trouvée : « c'est pas la tienne par hasard ?? », et si !!! Trop content l'Adrien. Je prends les commandes du véhicule pour le retour et tout se passe bien. Enfin tant que nous sommes dans Dijon. À peine sortis, je me rends compte que si je veux voir clair, je ne peux mettre que les plein-phares ! Évidemment ça ne plaît pas du tout aux automobilistes qui me croisent. Arrêt donc un peu en catastrophe avec un bon demi-tour vosgien et Jean-michel et moi regardons tout cela de plus près. Jean-Michel finit par trouver les phares normaux et j'entends Adrien dire : « et en plus, on a laissé conduire la seule qui a bu ». Bref, je repars. Le J9 est calme à part quand Adrien et Nathalan s'amusent avec leurs sonneries de portable de pjc !! A un moment, sur l'autoroute, alors qu'on comate tous, un voyant s'allume et s'exprime : « bip, bip, bip ». Je comprends bien qu'il s'agit du frein à main, mais bon, j'y ai pas touché quoi. Après quelques secondes, je me rends compte qu'il s'est relevé tout seul. Ok, merci pour ce réveil nocturne, ça doit être comme pour les conducteurs de train, pour vérifier leur éveil.
Après avoir aperçu une étoile filante (et je tairai mon vœu !!), je me dépose à Châtenois, ma voiture est blanche de gel. Je gratte cinq minutes et monte dans mon temple glacé. Au revoir tout le monde, pour la plupart nous nous retrouverons dans quelques heures pour partir au Havre ! Je suis chez moi un peu avant deux heures du matin.
13 mai 2008
dijon - angers
Je vais voir Dijon-Angers ce soir, quatrième match de Dijon de la saison. Comme pour les déplacements de Nancy, j’aurai doublé mes scores. Séb voulait venir avec moi ce soir. Or Dijon, ce n’est que pour moi… Je n’ai pas envie de partager, moi qui ai passé mon enfance à me rêver dijonnaise plutôt que vosgienne (forcément, ça laisse des séquelles). Mais comment expliquer ça ? La vue d’une voiture immatriculée en Côte d’Or (ou en Meurthe-et-Moselle d’ailleurs) peut suffire à mon seul bonheur. Et de toute façon, pour ce dernier match à domicile lors duquel le maintien en ligue 2 est en jeu, il n’y a vraisemblablement plus de place…
Sur la route, toujours les mêmes travaux et des limitations à 90 que je ne peux pas respecter (ça sert à quoi de payer le tarif autoroute autrement ??). A Dijon pour midi. Repas avec mes grands-parents et ma tante, puis visite classique : la vue depuis Talant, le lac Kir et le centre-ville. Les magasins sont ouverts, si j’avais su j’aurais prévu plus de temps. Je lis le journal : « tous derrière le DFCO » et discute foot, déplacements, résultats avec mes grands-parents. Marrant qu’ils s’y intéressent pour moi.
Je suis au stade vers 17 heures mais aux guichets, ils n’ont pas encore les places réservées par internet. Ça me stresse !! A 18 heures, je rejoins des dijonnais, même bar, même terrasse, mêmes bières, le bon gros soleil en plus.
Puis retrait de ma place (donc ça marche la réservation via internet), zappage de la fouille (trop de filles, ça me saoule) et le stade : « tous habillés en rouge pour soutenir le DFCO » ? Je suis en noir… retour à mes valeurs. Tifo rouge dans la tribune Est à l’entrée des joueurs et speaker en grande forme qui chauffe le stade : « quand c’est Dijon, on chante ; quand c’est l’adversaire, on siffle » ou la définition même du fair-play, cher à la Ligue.
Lécluse débute la rencontre à Angers, titulaire en défense centrale et capitaine. Et c’est lui qui inscrit le premier but angevin !! Grr… A la pause, Dijon est mené 2-0 et est de nouveau relégable, puisque les deux autres équipes derrière gagnent. Ça va très mal. Le national lui tend ses bras, dommage que Raon l’Etape n’y soit plus, ça me ferait un court déplacement. A noter, la sortie de Mangione - de retour de blessure - sur blessure… Plus tard, un penalty accordé aux dijonnais et transformé par Linarès redonne un peu d’espoir et quelques chants. Mais c’est bien Angers (parcage vide) qui enfonce le clou, après l’expulsion de Linarès pour un second carton jaune immérité. Mieux vaut en rire. Ou siffler la fin du match. Je ne sais pas siffler.
Retour rapide avec Offspring, la journée a été bonne malgré tout, et Séb, Pauline et Vincent m’ont envoyé des messages de soutien, ce qui me fait plaisir. La nouvelle tribune du stade a un peu avancé depuis la dernière fois : « un grand stade pour une grande équipe », normal quoi, Dijon est finalement 17ème, la descente est donc reportée à vendredi à Ajaccio.
23 avril 2008
dijon - troyes
22 avril… c’est une date nancéienne ça…
Je pars juste après le boulot et arrive au stade vers 18h30 sans encombre. Enfin comme d’habitude, des camions et des travaux, mais ce coup-ci je n’ai pas raté la sortie 5. Le bus des joueurs de Troyes arrive quand j’achète mon billet. Puis je vais retrouver des gens que je connais pas (sic), gros effort pour l’asociale que je suis… Quelques Dogs attablés à la terrasse d’un bar pas trop loin du stade. On parle de Dijon et de Nancy. Et comme une bière en appelle une autre, on arrive au stade vers 20h30… Dijon gagne déjà 2-0. Je ne vois pas la réduction du score troyenne car je suis en train de répondre à Séb : « tu serais pas à Dijon par hasard ?? » Bien joué !
A la pause, je prends la nouvelle tribune en photo, les travaux n’ont guère avancé… Le parcage troyen est bien rempli. Seconde mi-temps, pas la grosse ambiance, Dijon a l’occasion de tuer le match mais ne le fait pas et c’est donc Troyes qui égalise dans les arrêts de jeu (Nancy style… ou comment avoir des regrets…). Le seul but que j’aurai vu donc. C’est frustrant mais quatre points en deux matchs, c’est pas mal. Ah j’oubliais ! Un jeune stadier a balancé un truc (??) au gardien de but troyen et s’est fait salement réprimander par la sécurité… mais bien applaudir par la tribune… Encore un grand moment répressif.
Retour dans la nuit, en écoutant une vieille cassette de Téléphone (puisque les radios sont en libre antenne), que des camions à doubler, je reste en plein phares, ça fait chier tout le monde mais je m’en fous, j’ai besoin de concentration pour voir la route. Arrivée à minuit. Minus m’a envoyé un sms avec le score de Dijon et les buteurs. Ça me fait plaisir de réussir à intéresser des gens, surtout nancéiens, à Dijon…
15 mars 2008
dijon - bastia
Aujourd’hui, vendredi 14 mars, c’est ma fête et c’est jour de foot. Je reçois pas mal de SMS, dont certains me souhaitent d’ailleurs une bonne fête. Mon père en profite pour me rappeler également : « n’oublie pas que tu dois changer les pneus de ta voiture ». Hum. Ma mère m’envoie un SMS vide, normal quoi.
Matinée assez tranquille au boulot, même si je me cogne le tibia dans une chaise qu’un enfant tentait de balancer, même si deux gamins de cinq ans nous sortent à Virginie et à moi : « parle à ma main »… Si jeunes et déjà le cerveau lessivé par des conneries.
Je quitte Mirecourt à 15 heures, laissant mes collègues terminer la journée à se tourner les pouces (pas de réunion cet après-midi)… Il fait relativement beau, la route s’annonce bien même s’il y a beaucoup de camions et des travaux. En ce qui concerne la radio, je ne suis pas dépaysée puisque Magnum la radio dispose d’un relais en Haute-Marne… (vivement que je m’achète un truc qui lit les CD…) Je tente une prise de photo du soleil de Langres et c’est chaud ! Mais je sais faire plusieurs choses à la fois.
Par contre, je me troue bien pour la sortie… Je voulais prendre la 5, celle que je connais un peu, sauf que j’étais en train de doubler une longue file de camions, et toute contente de moi, j’en voyais enfin la fin, quand là, tout de suite à droite : la sortie !! Et merde… Impossible de me rabattre, pas assez de place, pas assez de temps… Je peste et m’arrête à l’aire d’autoroute qui suit. C’est la même que celle où nous nous étions arrêtés avec Julien et minus lors du déplacement en direction de Saint-Étienne et Nice.
Je repars jusqu’à la sortie Dijon-centre, sachant que je vais être perdue et passe non loin du stade. Comme je n’ai ni GPS, ni plan de Dijon, je laisse parler mon sens de l’orientation (au passage, je suis vraiment contente de voir toutes ces voitures immatriculées en Côte d’Or !!). Ça marche pas mal, sauf qu’une fois arrivée à Fontaine-lès-Dijon, j’hésite trop dans les ronds-points (y en a des dizaines !) et je tourne un peu en rond. Quand, enfin, je tombe sur l’Inter Marché, je sais que je suis sauvée. Pour ma défense, je ne suis jamais allée chez mes grands-parents en tant que conductrice, et la dernière fois que je les ai vus remonte au mois de mai dernier, juste avant le déplacement à Monaco pour l’ultime match de la saison 2006-2007… Je suis donc contente d’arriver à bon port.
Mes grands-parents semblent également contents de me voir, même si j’ai droit quasi d’entrée de jeu à la question qui fâche : « et toi, tu as un copain ?? »… A part ça, nous discutons de… foot… Ma grand-mère me parle des places gratuites ce soir pour les femmes et me raconte qu’elle allait voir jouer ses frères le dimanche. Ma tante, qui vient de rentrer du boulot, me parle du projet de nouveau stade : « mais ils sont pas bons », ajoute-t-elle.
Mes grands-parents tiennent absolument à me donner un plan de Dijon (« pour la prochaine fois que tu viendras »), disent tout le temps : « ce tantôt », me conseillent d’acheter un GPS parce que c’est utile parfois (mais contraire à mon éthique), et veulent à tout prix m’emmener au stade. J’ai beau dire que je saurai me débrouiller, ils ne m’écoutent pas. Et puis, cela semble leur faire plaisir de me montrer la route. Mais avant cela, ils veulent aussi que je mange. Ma grand-mère, sans savoir avant ce jour que c’est mon plat préféré (…), me fait des crêpes ! J’avale le jambon, le fromage, les crêpes, le pamplemousse en quatrième vitesse tellement j’ai hâte d’aller au stade et tellement j’ai peur de ne pas arriver à temps. Je suis même la première à terminer mon assiette, ce qui ne m’arrive jamais en temps normal. Mais là, je ne suis vraiment pas loin de me noyer dans mon stress.
Enfin, nous décollons, je suis la voiture 21 de mes grands-parents et nous arrivons rapidement au stade. Je me rends compte que j’ai fait la route en sens inverse quelques heures plus tôt. C’est rassurant. Le feu est rouge, les voitures à l’arrêt, j’aperçois les lumières du stade et mon grand-père sort de sa voiture comme un diable pour me dire de me garer dès que je peux. Je me gare donc à l’arrache sur un trottoir, vais acheter ma place gratuite (les places sont gratuites pour les femmes ce soir, en l’honneur de la journée de la femme) et retourne à ma voiture. Je me renseigne auprès du couple garé devant moi, me voici en mode sociable : « c’est toléré de se garer sur le trottoir pendant le match ?? », ils n’en savent rien et nous décidons d’un commun accord de laisser nos voitures sur place.
Je repars au stade, traverse les bois, arrive à la fouille (très sommaire) et reçois une rose (700 roses sont prévues, mais il n’y aura probablement pas 700 femmes). Je suis près du parcage visiteur : 10 bastiais sont venus et ça me fait chier car on les entend, même s’ils chantent peu, mais tout de même quelques « Bastia, clap clap clap ». En face, les Téméraires assurent et je me promets d’aller chanter avec eux la prochaine fois que j’irai voir Dijon. Parce que là, c’est mort. J’ai juste la chance d’être du bon côté et de voir les attaques dijonnaises.
A gauche, une tribune est en construction, avec le slogan : « un grand stade pour une grande équipe »… La pause intervient sur un bon 0-0, il y a eu peu d’occasions de part et d’autre, en tout cas peu de tirs cadrés mais c’est sympa, même si le niveau est bien différent de celui de la ligue 1.
Je change de côté et vais vers les Dogs Dijon, qui ne chantent quasiment pas, à part une reprise quelque peu simplifiée du chant de Cavese… c’est étrange d’entendre ce chant, étrange de se dire que la première fois qu’il a résonné dans un stade, c’était à Troyes, grâce à des supporters de Saarbrücken venus nous épauler. Et maintenant, il est chanté dans tous les stades. En tout cas, les Dogs ne sont pas nombreux. Par contre, tout autour, ça critique à mort et je suis bien surprise. J’avais oublié ça, mais c’est vrai que c’est déjà ce qui m’avait choquée l’année dernière : « mouille le maillot », « cours plus vite », « va au pressing », « ils mettent toujours trop de temps avant de faire la passe et tu vas voir ils vont encore perdre la balle », etc.
Bref, Bastia ouvre le score à la 49ème, ce qui a le mérite d’animer le jeu et Dijon égalise cinq minutes plus tard par Vosahlo !! Les deux équipes tentent ensuite de prendre l’avantage et sont souvent coupées en deux, font beaucoup de mauvais contrôles, de mauvaises passes, mais devant ça assure : les deux équipes tentent tous les coups à fond. C’est Dijon qui se montre le plus dangereux, avec notamment une frappe qui heurte la transversale, et un énorme cafouillage dans la surface de réparation bastiaise dont n’arrivent pas à profiter les dijonnais. En fin de partie, les dijonnais sont tout de même récompensés de leurs efforts grâce à un penalty provoqué de façon bien idiote par un bastiais qui, alors qu’il est tombé dans la surface de réparation, ramène la balle à lui… (et au passage, j’ai adoré le commentaire sur le résumé de France 2 Foot dimanche : « Cahuzac, tel un rugbyman, plonge, aplati le ballon. Essai ? Non, ça au foot, c’est penalty ») et transformé par Sahnoun (89ème) !! (Evidemment, je n’ai plus de piles et ne peux filmer le penalty…) Le DFCO ne l’a pas volé mais l’arbitre annonce cinq minutes de temps additionnel ! Quel supplice ! Enfin, Dijon s’impose sur sa pelouse, sort de la zone de relégation grâce à la défaite conjuguée de Niort et prend d’ailleurs trois points d’avance sur les niortais (nouveaux 18èmes). La soirée est donc parfaite et je téléphone à minus pour lui partager ma joie.
Je quitte Dijon (ma voiture est restée sur le trottoir, sans PV), tout en rapidité, vers 22h30 et, 1h45 plus tard, je suis chez moi, avec coach minus qui me téléphone pour s’assurer que je ne me suis pas endormie au volant et m’accompagne pour les derniers kilomètres. Je lui raconte qu’un néerlandais m’a foutu les boules en arrivant à toute vitesse derrière moi quand je doublais un camion et qu’un autre camion m’a fait stresser en me faisant des appels de phare (« qu’est-ce qu’elle a ma voiture ?? »). Puis on parle du derby et je parle de mon bonheur quand j’ai vu le panneau des Vosges tout à l’heure et celui de la Lorraine (« vive la Lorraine, mais sans Metz elle serait encore plus belle »).
Quelques mots en guise de conclusion : « contente-toi du match, le reste c’est que du bonus ». (merci coach minus)






































