14 novembre 2008
paris - nancy (CDL)
Le rendez-vous est fixé à 14 heures, du côté du Planète Saturn. Minus m'appelle pour me préciser qu'il sera un peu en retard avec Julien, car ils n'ont pas encore récupéré le véhicule : un Jumpy (neuf places serrées). Ce n'est pas grave car moi aussi j'ai du retard (comment ça, comme d'habitude ?). J'arrive à 14h08, Jean-Michel est là pour prendre la photo de départ. Julien, avec un maillot jaune fluo de Grégorini (tout le monde croit que c'est le gilet rétro-réfléchissant désormais obligatoire dans les voitures...), et minus arrivent. Photo, je me joins aux autres uniquement parce qu'il y a aussi un RS. Nous partons à 14h33.
Nous fermons la portière coulissante et on voit le jour. On oblige Julien à s'arrêter, minus claque la portière plusieurs fois, le jour ne disparaît pas. C'est son état normal. La porte menace de s'ouvrir à chaque bosse mais il ne faut pas s'inquiéter. Je suis au troisième rang avec Nathalan (et non Nathanal) et Séb. Nous parlons de... hockey. Le deuxième rang est garni par Benoît, Laëtitia-vodka rebaptisée pour ce déplacement Laëtitia/bières et Yaniss (RS). Julien et minus encadrent Pauline à l'avant. Et bouffent des bonbons. Nous réussissons à en sauver quelques uns tandis que Benoît se charge de déchirer le paquet.
On profite de la route pour se lancer dans des observations statistiques : la voiture est composée de 30% de filles, il y a quatre personnes provenant de la tribune Piantoni qui sont également non-AFC (à une près, nous avions la majorité !!), et deux vosgiens. Nathalan calcule la moyenne d'âge (je m'en souviens pas, mais à coup sûr j'étais en dessous). Près de Paris, nous sommes pris dans quelques ralentissements, mais rien de méchant.
Minus reçoit des appels lui disant de chercher la rue Nungesser et Coli. Le GPS ne trouve pas la rue. On demande à minus d'épeler. Nungesser, comme le stade de Valenciennes et Coli, comme un colis de la Poste mais sans le « s ». Ou comme l'arbitre Colina sans le « na », rajoute-je. Bref, le GPS finit par comprendre ce qu'on lui demande, en chemin nous demandons notre route à des gens de la sécurité qui nous répondent simplement de demander à l'homme en jaune un peu plus loin. Enfin arrivés à l'entrée de la rue, la sécurité ne veut pas nous laisser entrer. « C'est pour les bus »... Bref, comme d'habitude, du coup nous faisons un sitting debout devant la barrière et sommes rejoins par d'autres RS. Minus passe quelques appels et finalement nous avons le droit de rentrer... et sommes escortés jusqu'aux guichets visiteurs.
Là, surprise, la place n'est pas à 12€ comme prévu mais à 15€. J'ai 16€ en pièces de 2€ et le guichetier n'a pas de pièces de 1€... Hors de question que je lui fasse cadeau d'1€ supplémentaire, je me retourne : « qui a deux pièces de 1€ ? ». On finit par me dépanner (Séb je crois). Je planque un briquet en souvenir du jeté de briquet la saison précédente. Il n'est pas trouvé à la fouille. Pareil pour minus, puis pour Karine qui arrivera plus tard avec Elisabeth.
Il est 19h30 à peu près et il n'y a encore personne dans le stade. Je prends une photo de la fosse dégueulasse entre le parcage et le terrain. Elisabeth et Karine arrivent donc, ça me fait super plaisir qu'Elisabeth vienne me retrouver à ce match !!
Le match commence, avec des banderoles : « trop de pognon tue la passion ». Seule la tribune Auteuil est réellement remplie. Un peu la tribune Boulogne en face. Et c'est le désert dans les latérales.
Dans le parcage, je reste avec Elisabeth et Séb, nous prenons des photos et supportons tant bien que mal les deux couples de beaufs pendant tout le match. Deux devant nous, deux derrière nous. À lancer des chants uniquement pour eux, à se la péter, à téléphoner, à se faire prendre en photo, à exhiber leurs maillots ou leurs écharpes du club. Bref, ils font super chier.
Le gardien parisien change successivement de nom selon les moments (Paris affiche la composition des équipes régulièrement pendant le match, en tenant compte des changements), mais il n'a pas besoin d'être deux, Nancy ne joue pas. Luyindula inscrit deux buts en six minutes (30ème et 36ème) et scelle le résultat du match.
Lors de la pause, Benoît se montre généreux et m'offre un coca. Je meurs de froid et claque des dents. Je suis un peu déçue qu'Elisabeth assiste à ce non-match de Nancy.
Au retour de la mi-temps, je décide de profiter de l'ambiance en Auteuil, car il n'y a rien de mieux à faire, rien à voir sur le terrain. Le Parc chante bien et il n'y a que 15 000 personnes environ... (bon la victoire aide aussi) La tribune Auteuil réalise un chant uniquement à base de sifflets, c'est assez sympa mais quelque peu assourdissant !! Georges m'envoie des SMS et fait le compte-rendu du match à lui tout seul !! Je suis obligée de les citer, tellement ils nous ont plu (et surtout fait passer le temps) à Séb, Elisabeth et moi :
« Quel plongeon du panda ! Il aurait pu arrêter une mouche à la rigueur mais il n'est même pas sur la trajectoire... Comme je l'avais dit : Gregorini éliminera Nancy »
« On aura apprécié le petit saut de kangourou du panda... Il a déjà joué au foot ?!!! »
« Presque 60 minutes, j'attends toujours le premier arrêt du gardien parisien... »
« A la 70ème ! Zerka qui nous a montré l'étendue de sa pauvreté technique depuis le début fait une passe cadrée.. »
« On aurait dû mettre Gregorini attaquant : il est meilleur avec sa tête qu'avec ses mains... »
Et la conclusion : « on a vu ce que donnait la formation à cinq derrière face à une équipe qui joue. Ce sera le même résultat contre Caen si Correa ne change pas ».
Après le match, nous sommes de nouveau escortés jusqu'aux voitures. Karine récupère un sac à elle, puis repart dans le métro avec Elisabeth. Déçue qu'elle ait assisté à ça !! Dans le Jumpy, Séb jette un oeil à un résumé du match. Le titre, on ne peut plus explicite, « Correa et sa bande de touristes »... Enfin, ça ne nous empêche pas de dénombrer cinq grands chelems en Coupe de la Ligue dans la voiture (Grenoble + Paris).
A minuit, nous souhaitons un joyeux anniversaire à Séb !! 24 ans pour lui !! Nous faisons escale à une station-service dont le gérant supporte Strasbourg... ça nous permet de discuter un peu de foot. J'entends minus au détour d'une conversation à propos de la Corogne qui dit : « ça va lui faire la bite au djoune », mais comme je ne sais pas trop le contexte, je préfère ne pas m'étendre sur le sujet. À un moment, prise de panique, je me demande où se trouve ma voiture ? Séb évidemment se moque de moi, mais sur les trois derniers déplacements, les départs n'ont jamais été programmés au même endroit... Heureusement, je recouvre facilement la mémoire.
Retour dans les Vosges et arrivée chez moi vers quatre heures.
26 septembre 2008
grenoble - nancy (CDL)
Je suis debout à 9h30, plein de trucs à faire avant de partir pour Grenoble. Un de mes voisins écoute Mylène Farmer ; je réplique par du métal chevaleresque et flamboyant. Je me rends en vitesse à la préfecture d’Epinal pour changer l’adresse de ma carte grise. Séb arrive chez moi à 14 heures ; quelques minutes plus tard, Pauline, Adrien et minus débarquent à leur tour. Je propose une visite de mon appartement à minus qui n’avait encore jamais mis les pieds à Mirecourt en dépit de quelques invitations antérieures !
Nous partons à bord de ma super saxo, il est un peu plus de 14 heures. La route se passe bien, Séb parle et minus fait des blagues de merde : « pourquoi tu as un allume-cigare alors que tu ne fumes pas de cigare ? » Première pause vers Beaune, Séb et Adrien achètent des victuailles (bonbons…), je prends une photo avec les lampadaires roses car c’est trop laid ce truc. Adrien prend le volant. Il y a beaucoup de travaux, c’est assez chiant pour le conducteur, car les voies sont rétrécies. Pauline dit qu'elle vit en maillot (de l'asnl) chez elle. Tout se passe super bien, je mange trop de bonbons et ça me déprime. A l’arrière de la voiture on comate un peu, « momone la GPS » fait son boulot et les Alpes apparaissent soudainement devant nous. C’est beau !! Adrien et Séb espèrent pouvoir se rendre à la boutique du GF38 ; moi j’espère avoir le temps de… MANGER ! (personne ne me croit bien sûr)
A Grenoble, le stade des Alpes est indiqué, nous suivons les panneaux, au grand dam de momone qui commence à râler. Nous abordons les flics pour savoir où se trouve l’emplacement du parking visiteurs. Ils ne voient pas trop de quoi on leur parle. Quand on leur dit qu’on vient de Nancy, ils percutent : « ah oui, le parking pour les supporters nancéiens ! ». Ça s’appelle un parking visiteurs. Ils nous font faire un petit tour extérieur de stade, nous nous arrêtons deux fois pour demander aux stadiers mais la réponse est la même : « pas de parking visiteurs ». Minus, Adrien, etc. s’interrogent : « à quoi ça sert d’avoir un stade flambant neuf s’il n’y a même pas de parking réservé aux supporters adverses ? » Bref, nous allons galérer dans les rues alentour pour garer ma voiture. Adrien se met sur un trottoir, mais il s’avère que ce n’est pas une très bonne idée, car stationnement interdit, je vais donc un peu plus loin trouver une vraie place.
Nous nous rendons directement au stade, il est un peu plus de 19 heures. En chemin, totalement en manque, j’achète des clopes. La boutique du club n’est pas accessible car à l’intérieur du stade. Un peu (beaucoup même) d’attente à l’entrée du parcage ; minus veut attendre des nancéiens exilés en région lyonnaise. Pendant ce temps, des supporters messins, étudiants à Grenoble, tentent de rentrer dans le parcage… Les places sont à 10€, l’abus ! Heureusement qu’on a pu bénéficier de quelques invitations…
Enfin le stade des Alpes s’offre à nous, après une fouille incroyablement poussée. Stade encore désert. Le même que celui d’Amiens, à peu de choses près. Et un de plus à ma collection ! Dans le parcage, nous serons entre 20 et 30 nancéiens, avec presque autant de CRS rien que pour nous. A côté, des gamins font chier. Ce soir, c'est Biancalani qui supervise l’échauffement des joueurs. On peut manger mais il faut passer commande auprès d'un stadier qui va nous chercher tout ça dans les tribunes grenobloises. En attendant, on discute avec l'autre stadier qui garde la porte, il est surpris qu'on puisse venir d'aussi loin – Nancy quoi – simplement pour du foot.
Le match débute dans un stade qui sonne creux. Peu de supporters grenoblois et grève des chants (dans tous les stades ce soir) avec message pour la LFP : « trop de pognon tue la passion ». Les nancéiens ouvrent relativement rapidement le score par Helder. Quelques minutes plus tard, prenant de vitesse la défense nancéienne, les grenoblois égalisent. Les gamins à côté du parcage sont à fond dès le début et lancent des « ho hisse enculé » dès le premier dégagement de Grégorini. Pendant tout le match, il n’y aura que ce chant qui résonnera. Enfin, les gamins tentent de lancer quelques trucs mais ils ne semblent pas connaître la fin : « il n’y a que Grenoble » (pour sucer les messins ?) ou « la ligue, la ligue ! ». Ils chantent aussi un truc qui fait mourir de rire minus, c’est le chant du chien : « c’est qui ? Grenoble. C’est qui ? Grenoble. Ouah ouah ouah ! ».
En seconde période, Grenoble obtient un penalty et le transforme. Je chante à voix basse « mentalité ultra » et minus m’entend, se fout de moi : « tu aimerais chanter, hein ? Dommage, c’est grève ce soir ». Nancy finit par égaliser par Sami. Au passage, nous avons ce soir une défense inédite à trois : Macaluso (qui s’est fait des ennemis à Grenoble), André Luis et Sami ! (petite pensée pour Travis…). Je voulais rentrer tôt, Nancy en a décidé autrement : nous irons en prolongation. Mais j’ai froid moi !
Lors des prolongations, Nancy reprend vite l’avantage par Malonga, qui vient fêter son but devant les supporters nancéiens, et… le garde !! Je n’arrive pas à en croire mes yeux : enfin une victoire à l’extérieur ! La dernière remonte à quasiment un an (Monaco)… Minus est persuadé que c’est parce que le trio magique, comme il l’appelle, était réuni (Julien, minus et moi). Gavanon se fait lui aussi des amis parmi les supporters grenoblois mais nous ne saurons pas pourquoi. Le gardien de Grenoble se blesse mais reste sur le terrain car les trois changements ont été effectués. Les joueurs viennent saluer, heureux ; Bracigliano donne son maillot à minus, surpris et enchanté.
Il est enfin l’heure de repartir. Je prends le volant, Adrien règle son GPS et je tente de suivre les indications. Sauf que momone perd la tête et veut sans cesse me faire faire demi-tour. Elle ne sait pas où elle va, me dit d’aller à gauche, puis se ravise et dit d’aller à droite. Adrien tente de faire de nouveaux réglages, momone indique 99 heures pour rentrer en Lorraine… Pendant ce temps, nous tournons dans Grenoble, par la faute de Séb qui ne veut pas m’écouter, et pourtant, il s’avèrera une fois de plus que j’avais raison ! Battu, il se reportera sur l’intuition féminine… mais je sais bien que c’est pas (que) ça. J’ai une boussole dans le ventre et il ne pourra jamais rien changer à ça. Bref, nous avons perdu du temps, mais entre-temps, le GPS a retrouvé la route. Nous rentrons. Adrien et Séb se parlent entre eux et Pauline écoute sa musique pour ne pas les entendre. Sauf qu’elle enlève ses écouteurs pour mieux entendre. Cherchez l’erreur! Puis minus copilote commence à s’assoupir, tout comme la brochette de célibataires à l’arrière. Seule momone et la radio me tiennent compagnie. Et momone recommence à perdre la boule : « faites demi-tour dès que possible » ! Je n’en crois pas mes oreilles, je suis sur l’autoroute ! Du coup, j’attends ses prochains conseils avec impatience, je ne suis pas déçue : « traversez le rond-point et prenez la première sortie ! » Ce GPS est désespérant. Adrien l’éteint ; on n’en a plus besoin de toute façon.
Entre Mâcon et Dijon, je fais une pause, j’ai froid et j’ai un gros coup de barre. Séb se porte volontaire pour terminer la route. Mais il nous fait peur ! Alors que je suis au téléphone, il se fout d’une limitation à 70 km/h et nous fait super peur ! On a bien failli s’encastrer dans les plots de la déviation… Heureusement, tout se termine bien, Séb écoute des radios de merde, les autres pioncent. Arrivée à Mirecourt un peu avant 5h30 et dans mon coffre, un tube de crème hydratante pour les mains qui n'appartient à personne...
17 janvier 2008
lens - nancy (CDL)
Pas grand chose à dire de ce déplacement à Lens avec un Julien des mauvais soirs qui ne réagit ni aux blagues ni aux cassages. Mais nous gratifie tout de même d’une remarque pleine de bon sens en fin de soirée : « il fallait pas se déplacer aujourd’hui, toutes les équipes qui jouaient à l’extérieur ont perdu » (Lyon, Valenciennes, Nancy, Marseille).
J’en ai marre de bouffer des sandwichs, même si au Luxembourg je me suis fait plaisir avec une demi-baguette lard braisé. Les mecs matent les caissières. A chacun sa nourriture.
Gavroche nous montre tous ses petits chemins secrets « toujours tout droit », sauf que c’est plein de virages et qu’on doit faire des arrêts pipi pour cause de consommation intempestive de bière.
Nous vivons en direct un tête à queue juste devant sur l’autoroute, heureusement sans conséquences apparentes pour une femme et son bébé. Très flippant tout de même.
Nous sommes les premiers au parking visiteurs, désert, ouvert, sans surveillance. Nous allons regarder la boutique de Lens de l’extérieur (encore un motif de honte), de toute façon je vais pas acheter un truc d’une autre équipe.
De retour au parking visiteurs, nous entrons dans le parcage, gracieusement invités… Un podium a été installé pour les capos, c’est bien la première fois que je vois ça. Nous sommes une poignée de nancéiens à profiter du show des pom-pom girls. Les supporters lensois seront en grève ce soir nous apprend-on. Pas grave, le (racing) club a quand même prévu de petits drapeaux. On veut en récupérer, mais c’est pas possible. Dommage, on en aurait bien eu besoin pour soutenir Lens.
A l’entrée des joueurs, le KSO brandit une banderole « c’est les soldes, vendez-les tous ». Classique, mais toujours sympa.
Les chèvres de Lens attaquent donc bien la partie et marquent trois beaux buts (enfin les deux premiers sont beaux) en moins d’une heure à la troisième meilleure défense d’Europe. Un retourné, un long lob et un pénalty. Trois buteurs différents dont la nouvelle recrue Maoulida. Nancy procède à ses trois changements et Correa fait rentrer des jeunes (Camara, N’Diaye) et Sarkisian. A part le pénalty, on se prend pas de but en seconde période. C’est rassurant. D’autant que Nancy ne marque pas pour autant et n’a qu’une unique belle occasion : Brison tape la transversale.
Les lensois, malgré les trois buts, boudent et ne chantent pas. Tant mieux, je voulais pas les entendre de toute façon. Il n’y a que le train qui siffle quand il passe à côté du stade. Les nancéiens, eux, s’amusent comme ils peuvent : « Eric, viens finir ta Carrière à Nancy », « et un, et deux, et trois – zéro », etc. A la fin du match, Grégorini viendra donner son maillot, ce qui occasionnera quelques heurts. Mélanie n’est pas venue, c’est à cause d’elle que Nancy a perdu…
Au niveau du téléphone, ça a été une journée très productive avec les sms de Céline, Frédérique et Georges et avec le message vocal du lensois Florian qui m’énerve un peu… mais je tente de relativiser, je préfère la place de Nancy en championnat à celle de Lens bien évidemment.
Lors du retour, nous faisons chier Julien, qui devait récupérer le maillot de Puygrenier : « porté une mi-temps, qui a failli marquer un but contre son camp, donc super collector… » Toujours aucune réaction de sa part.
Minus demande à ce que Gavroche le dépose en premier, le détour par Vic nous fait perdre presque une heure (quelle route pourrie !) et j’en veux un peu à minus car le lendemain matin, je suis la seule à travailler.
J’arrive chez moi à 3h30…
31 octobre 2007
nancy - amiens (CDL)
Encore fiévreuse. J’hésite presque à me rendre à Nancy. Mais je dois voir le match avec Travis et Eléonore. Alors…
Il fait nuit, froid. Pas grand monde dans les rues, si l’on excepte les supporters qui se rendent au stade. Ma sœur m’appelle pour que je lui achète Cosmo, en chemin. Je promets de faire mon possible.
Je reçois la compo de Nancy, équipe bis à part la charnière centrale : Grégorini, Puygrenier, André Luiz, Sauget, Brison, Guerriero, N’Guemo, Malonga, Hadji, Zerka, Curbelo.
Arrivée au stade pour la fin de l’échauffement et la composition des équipes, Travis et Eléonore se joignent à moi ou je me joins à eux, comme on veut. En face, quelques amiénois ont fait le déplacement.
Le match débute de façon plutôt agréable, puisque Grégorini parade à la 9ème et Nancy ouvre le score à la 14ème sur pénalty. Malheureusement, la suite est assez terne. Pas d’autre but, l’ambiance dans les tribunes se délite, les nancéiens perdent des ballons bêtement…
En deuxième mi-temps, Amiens obtient un corner que Grégorini dégage des deux poings… en corner… corner qu’il renvoie de nouveau des deux poings… mais sur le terrain. Sur le terrain, où je ne me souviens pas de grand chose d’autre. Dans les tribunes, les groupes de supp s’amusent pour tuer le temps. La SNE et les RS échangent un chant « qu’est-ce que vous chantez ? », sympa. Avec Travis on critique un peu, on rigole des mises en touche involontaires de quelques amiénois, on apprécie le tacle glissé de Puygrenier dans la surface de réparation nancéienne ainsi que sa jolie volée lointaine. Travis me dit que Heitzmann a joué à Dijon (2003-2005), du coup je me mets à l’aimer, surtout après son beau retourné, heureusement dans les bras de Grégorini.
http://www.dailymotion.com/maud54/video/x3cwr9_nancy-amiens_sport
Nancy s’impose donc finalement sur la plus petite des marges, et je repars un peu abattue du stade. Je décommande une invitation à dîner, rentre à pieds, reçois un appel de Maxime et ça me gonfle/déprime/énerve (pas assez de batterie pour poursuivre), retrouve ma voiture, reçois des confirmations de copines que je dois voir les prochains jours, passe à la gare, achète Cosmo et le planque sous mon manteau. La honte, ce n’est pas pour moi, même s’il m’arrive de feuilleter ce mensuel (ou de lire VSD, rajouterons les mauvaises langues)…
Ma sœur est toute contente que je lui amène Cosmo, sans doute pour ça qu’elle me laisse regarder la fin de Marseille-Metz, les prolongations et les tirs au but… Je me surprends à souhaiter que Metz gagne à Marseille, et là je me dis que rien ne va plus et qu’il est vraiment temps de dormir. Sur mes deux oreilles.
(Metz a perdu aux tirs au but. L’adversaire de Nancy en quart de finale sera Lens, qui a battu Monaco.)
26 septembre 2007
nancy - boulogne (CDL)
Un petit match de Nancy ce soir...
Quelques supporters boulonnais sont venus assister au match, dans un stade nancéien loin d’être rempli (13 344 nancéiens et 19 boulonnais).
Le speaker n’est pas notre speaker et ça se sent direct au niveau de l’ambiance…
Le match commence mollement, se poursuit mollement et se termine mollement sur un 3-0. Impression d'être la seule à me lever sur les buts :(
En première mi-temps, les boulonnais ont deux grosses occasions qu’ils peuvent regretter de ne pas mettre au fond des filets… car Nancy plante tout de même un but – Curbelo ! juste avant la mi-temps (44ème). A part ça, Nancy manque énormément de percussion offensive. L’ambiance, quant à elle, n’est pas super, quelques sifflets jaillissent même des tribunes à l’attention des joueurs de Nancy… et je trouve ça honteux.
En seconde mi-temps, les boulonnais tentent de combler leur retard, mais c’est bien Nancy qui enfonce le clou par Puygrenier (71ème), bien présent à la réception d’un coup-franc de Brison ! Et Dia, enfin Psaume csc (87ème), qui achève Boulogne. Grégorini nous gratifie tout de même d'une jolie parade entre le 2ème et le 3ème but nancéien, tandis que Chrétien expérimente le poste de défenseur central pendant le dernier quart d'heure de la rencontre. Puis quelques ola tentent désespérément de partir pour conclure le match.
A signaler :
- un banc de remplaçants de luxe : Berenguer, Biancalani, Gavanon, Kim, Hadji et Fortuné.
- l’absence de Correa (à Clairefontaine pour le DEPF), suppléé par Paul Fischer.
- trois cartons jaunes distribués au cours de ce match, tous pour Nancy ! (Curbelo, Guerriero, Biancalani)
PS : si quelqu'un peut me conseiller pour que les lignes ne se chevauchent pas...































