04 janvier 2009
romorantin - nancy (CDF)
L'année 2009 commence bien. J'arrive au lieu de rendez-vous avec moins d'une heure de retard... Bon, je m'étais trompée et croyais que le départ était à 13 heures.
Il était à midi.
Après les excuses et les vœux de bonne année, nous quittons Nancy l'ensoleillée. C'est Karine qui conduit car il paraît qu'il faut que je me repose (je viens à peine de rentrer de vacances en Hongrie avec ma saxo désormais turbo...). La route se passe bien, entrecoupée de fréquents OJTG et nous récupérons Ludovic à Bulgnéville, qui au passage nous prête son GPS dont il n'a pas oublié le support, LUI. Nous sommes donc sept dans le gros J7 réfrigérant. Mamie-asnl réussit à fermer les yeux mais ses pieds meurent de froid. Séb, Élise et Ludovic cherchent un film de cul à passer sur le lecteur DVD de Karine. Minus me fait des propositions douteuses depuis qu'il a les mains libres (il servait de support au GPS auparavant). Il faut dire que Karine suit les routes dans les champs et les forêts proposées par le GPS et, entre le verglas, les virages, les tracteurs sur la route et même un canard, je suis légèrement crispée. Minus téléphone à Julien, à djoune et à Jean-Michel, histoire de prendre la température dans les autres voitures. Tout se passe bien, enfin il ne parvient pas à joindre djoune (comme d'habitude !!).
Nous faisons trois brefs arrêts : pipi, clope, brioche (merci mamie !), etc. Je me cache derrière une voiture qui partira une minute après. À une minute près de la honte ! Mais entre ça ou l'arrêt à côté d'une décharge... Je réponds au téléphone de minus, c'est djoune qui ne peut finalement pas venir à Romorantin. Je lui souhaite bonne année, demande si quelqu'un veut lui parler ? Personne ne se propose, je raccroche donc. J'ai repris le lecteur DVD à l'arrière du J7 et je passe des CD. Minus réclame Keny Arkana, ça fait super plaisir de l'écouter de nouveau. Et après la Ruda Slaska, je mettrai Téléphone, ce qui aura le mérite de faire chanter une bonne partie du J7. Et comme Karine mettra à un moment donné la radio, Akon nous donnera l'occasion de reprendre encore une fois son célèbre NA NA NA NA. Bref, un bon moment de karaoké dans la voiture avec mamie qui a échangé sa place avec minus et qui se réchauffe doucement. Minus se chargeant de chauffer l'arrière.
Nous arrivons à Romorantin, c'est facile de trouver le stade, il suffit de suivre les torches des groupes de supporters. Le froid nous saisit, mais tout va bien se passer, hein ??? D'abord, on va gagner par plein de buts d'écart et on rentrera tranquillement en Lorraine. Mais laissons ce doux rêve de côté un instant. Jean-Michel et Adrien-m ont acheté des écharpes Romorantin-Nancy, et comme Romorantin joue en vert, on croirait à s'y méprendre revoir l'écharpe Carquefou-Nancy de l'année dernière... Triste signe du destin. Julien est là aussi et nous décidons de squizzer le mcdo pour rentrer tranquillement dans le stade.
Mais la vérité est tout autre. Nous entrons, certes, mais devons attendre que le parcage soit au complet car il faut traverser les tribunes des romorantinois... Plus d'une heure d'attente sur place donc. En attendant, on explose quelques ballons vert et blanc, on discute, on s'impatiente, on claque des dents, on prend des photos à la con, on sautille sur place, on dit bonjour, bonne année, a.b.a.l. (s.l.p.s.), les poissons rouges sont très chiants (n'est-ce-pas Ludovic ?!) et tout et tout. Enfin, nous pouvons y aller, en cortège. Des romorantinois et des nancéiens se chauffent et puis on continue tranquillement. Les romorantinois nous font croire qu'ils ont une boutique, Séb n'en revient pas et veut une photo (mais elle sera floue et pourrie par Karine qui voulait être sur la photo).
Le match commence sous les torches nancéiennes, c'est beau mais il aurait fallu plus que ça pour nous réchauffer. Un bon feu de cheminée quoi. Car le chemin de croix ne fait que commencer. Complètement morts de froid, nous assisterons à une improbable première période se soldant sur un bon 0-0, à une autre improbable seconde période se soldant sur un 0-0, à des prolongations se soldant sur un 0-0 et enfin à des tirs au but. Comme tout le monde, je n'ai rien vu du match car j'ai essayé de discuter pour faire diversion (rarement été autant sociable), marcher pour maintenir mes pieds un minimum en vie, manger et boire des boissons chaudes pour ne pas me statufier sur place. Même pas pris de photos du match tellement j'avais peur de confronter mes mains à l'air libre. Contrairement à nous, les supporters de Romorantin se sont réchauffés tout le match en chantant et soufflant dans leurs cornes de brume de merde. Enfin, ambiance sympa pour eux quoi et l'espoir grandissant avec l'égrènement des minutes.
Nancy perd aux tirs au but, 4-2, avec un tir de Zerka sur le gardien et un drop de Dia (les journaux diront que le gardien de Romorantin lui a fait peur...). Une poignée de joueurs viendra saluer le parcage (quatre-vingt personnes présentes environ) et Biancalani, après s'être délesté de son maillot et de son short, lâchera : « c'est Romorantin qu'il faut acclamer »...
Nous attendons encore un moment interminable, parqués, congelés. Je désespère de retrouver mes orteils. Et sommes enfin lâchés. Je ne pense qu'à rentrer me mettre au chaud dans le J7. Mais plus d'une heure plus tard, je serai encore blanche, à claquer des dents. Mes gardes du corps prendront alors les dispositions nécessaires et me feront rentrer avec Jean-Michel, dans sa voiture surchauffée. Je reprendrai lentement vie. Dans la nuit, à une station-service, nous aurons l'occasion d'y trouver des SNE. Je paye mon dép à minus (une de mes résolutions pour 2009 ! « ne pas laisser les dettes s'accumuler »). Et puis, retour final vers Nancy, avec une biche et des faons en bord de route, et de bonnes discussions avec Jean-Michel.
Arrivée à 8h15 chez moi, après avoir bien gratté la voiture et écouté Keny Arkana. Une dernière fois. Juste pour le plaisir, juste pour le jour qui se lève sur un paysage de glace. Splendide.
16 avril 2008
amiens - dijon (CDF)
Ahhhhh Paris !! Tout le monde est déjà parti travailler tandis que je somnole encore (dans l’ordre : Elisabeth, Vincent, Nicolas). Séjour une nouvelle fois trop court. Je fume des clopes en écoutant Keny Arkana, mon idole du moment, à fond. Et le temps passe…
Une heure avant le coup d’envoi, euh… le départ de mon futur train, je dévale les escaliers, balance les clés dans la boîte aux lettres, souffre à cause de mon sac (mais j’ai réussi à tout mettre dedans, y compris mes achats de la veille) et retrouve le métro. Tout se passe bien jusqu’à la correspondance : pas de métro car « des personnes circulent sur la voie ». Non mais franchement y a mieux comme occupation ! Demi-tour, autre métro, autre longue correspondance à pieds, je commence à stresser. J’ai voulu me la jouer parisienne qui n’a pas besoin de trois heures pour rejoindre la gare du nord et ça va se retourner contre moi. Mais j’y arrive à temps, même si le distributeur de billets me dit : « réservations closes », j’ai mon sésame pour Amiens. Et même le temps de prendre les TGV en photo pour Paul.
Dans le train, je lis puis je comate. Une dame s’est installée à côté de moi, ça me fait chier, j’aurais voulu m’étendre un peu. Virginie, légèrement inquiète, m’envoie un message : « t’en es où de ton périple… »
Amiens, sa gare en réfection, ses bus, sa grande tour, sa longue rue piétonne. Le soleil brille très fort. J’appelle minus qui croit drôle de me faire une pauvre blague : « Travis est venu me chercher super super en retard, on est parti à 15 heures, on va arriver pile pour le coup d’envoi ». Je n’apprécie pas du tout. Pour me calmer, je vais à la Fnac acheter le dernier CD de Keny Arkana (et ce n’est même pas obsessionnel…). Travis et minus me retrouvent au pied de la maxi tour (boulevard d’Alsace-Lorraine) et leurs premiers mots sont : « tu as pris les bus d’Amiens en photo pour ton frère ?!! » Nous allons ensuite manger un kebab et boire une bière.
Puis direction le stade. Les voitures avancent au pas, l’horloge tourne… Travis, en bon héraultais fou du volant qu’il est, se gare complètement en travers, entre un poteau et une voiture, l’avant de sa 106 dans le talus (ah j’ai oublié aussi qu’il a trouvé entre-temps un raccourci qui déchire !!). Minus a sa veste AFC, je superpose les écharpes anti-metz et dijonnaise, Travis enroule l’écharpe RS autour de son cou. Nous sommes parés de rouge et blanc.
Au stade, très beau de l’extérieur, la galère commence. L’échauffement des joueurs est déjà terminé et on nous indique le parcage visiteurs tout à fait à l’opposé. Travis le lâcheur va retirer sa place et nous quitte fièrement pour rejoindre le kop des licornes blanches… Minus et moi sommes perdus, l’accès au parcage est fermé, minus demande son chemin et on voudrait nous renvoyer d’où nous venons. Nous achetons des places au marché noir, 5€, tribune sud, normalement celle où se trouve le parcage. Et refaisons le tour intégral du stade. Pendant ce temps, le speaker annonce l’heure toutes les minutes, c’est stressant au possible. Entrée dans le stade sans fouille !!! Du jamais vu. Nous parvenons à intégrer le parcage dijonnais, le stade est vraiment joli, et les supporters dijonnais arrivent seulement (apparemment le train a eu du retard…) et les chants avec.
Le match débute de suite, le parcage – rempli – s’anime mais c’est totalement anarchique. Les tambours ne sont pas coordonnés, les capos non plus. Il doit y avoir une dizaine de tambours, souvent tenus par des vieux, et au moins six mégaphones… dont cinq tournés vers la pelouse. Qu’on m’explique le rôle du capo si ce n’est d’animer la tribune !! Enfin peu importe, minus et moi chantons, Dijon attaque fort la partie et oblige le gardien d’Amiens à une magnifique claquette. Et puis, malheur, horreur, l’arbitre (Ledentu pour ne pas le citer…) siffle un penalty en faveur des amiénois ! Pour une faute commise en dehors de la surface de réparation bien évidemment. Et puis, stupeur, bonheur, Mouko arrête le penalty !! Joie dijonnaise qui se passe de mots. http://www.dailymotion.com/maud54/video/x53nsx_amiens-dijon_sport 0-0 à la mi-temps et c’est bien dommage, Dijon a été supérieur à Amiens et je redoute la seconde période.
Pendant la pause, le speaker annonce qu’Emmanuel Duchemin est présent ce soir, ainsi que les minutes qui s’écoulent. Il est chiant lui avec son horloge dans le ventre.
Avec minus, nous nous mettons derrière les Téméraires, persuadés que l’écart entre les tambours se fera moins sentir. Il n’en est rien…. Téméraires et Dogs lancent des chants différents en même temps, dont quelques-uns uns tirés du basket ou du hockey. Et nous en apprécions d’autres : « poussez, poussez, ça va rentrer » http://www.dailymotion.com/maud54/video/8570408 plaît beaucoup à minus, ainsi qu’un : « on leur fait coucou » destiné aux amiénois ou encore : « Schumi y va marquer » sur l’air du tube de l’été qui fît danser la France entière en 2006 (sic). Les Dijonnais sont super motivés en tout cas, et même des individuels lancent des chants !! Sur le terrain, Amiens est revenu plus fort, comme je le craignais, et Dijon recule mais tient bon. Jusqu’à la 88ème minute où Mouko, parfait jusqu’alors, renvoie le ballon directement dans les pieds d’un amiénois. La sentence est immédiate : but d’un ancien messin, Contout. Bouhhhhhh. C’est trop triste, trop décevant, trop frustrant.
Le match se termine sur l’explosion de joie amiénoise, le désespoir dijonnais. Les joueurs de Dijon viennent tous saluer, donner leurs maillots Pitch, et même l’entraîneur vient voir le parcage. Je ramasse un billet de match, ça va, dans le parcage aussi ils ont payé 5€.
Après l’attente réglementaire en bas du parcage, quelques hésitations quant au chemin que les Dijonnais venus par eux-mêmes peuvent emprunter (normalement il ne devait y avoir que les navettes pour la gare… et minus dira : « ils n’ont pas d’expatriés à Dijon ?? » Si, si, une famille versaillaise…) et avoir reçu un appel téléphonique de Séb, nous retrouvons Travis, radieux : « c’était génial, les KLB m’ont même payé un coup à boire, j’ai chanté tout le match… » Puis des mecs de la sécurité nous apostrophent : « vous voulez voir les joueurs ? », et moi, perdue : « lesquels ? »… Ben ceux de Dijon tiens… Je les avais oubliés moi et je leur réponds que je veux voir Sami, notre futur défenseur nancéien et là, ils ont bien du mal à suivre. Et ils nous mettent en garde à cause du rouge et blanc. Enfin bref, on repart en fait car Travis meurt de soif. Près de sa voiture, nous trouvons une bâche abandonnée et posons pour une photo. Ah non, c’est pas la véritable version : minus vole la bâche de pauvres étudiants innocents et exhibe fièrement son trophée devant les caméras.
Sur le chemin qui nous ramène au centre-ville, Travis commence à être fort juste en essence mais la pompe ne délivre plus rien, je téléphone à Georges tout étonné de me savoir à Amiens, puis emmerde les mecs en refusant de retourner au kebab. Travis s’inquiète pour sa voiture, héraultaise et avec un fanion ASNL, garée à l’arrache sur le trottoir d’une rue d’Amiens et ronchonne de ne pouvoir garder un œil sur elle. Et moi je suis en pleine perte de mes moyens : « où est mon sac, merdeeee ?? » Nous trouvons rapidement un Quick et les mecs me chambrent : « comment ça se fait que tu l’as pas vu ? Il est en plein milieu de la rue ! » Oui mais l’après-midi, il y avait du monde, des travaux, et je regardais ailleurs. J’ai pas les yeux de gloutons de Séb ou Romain. Et puis d’abord à choisir, je préfère encore le mcdo au Quick. Mais là on ne me laisse pas le choix. Nous mangeons léger, quatre triple menus chacun (oj style, que de la gueule). Bon d’accord, j’ai seulement pris une magic box, pour le jeu on va dire…
Nous quittons Amiens vers 21h30, je reçois des messages d’Elisabeth (« pense à still you !! »), aucune pompe à essence en vue, ça craint ça craint mais nous filons… Quand même, au bout d’un moment, Travis commence à avoir peur, la réserve s’est allumée depuis déjà longtemps, et toujours aucune aire d’autoroute. Rien en vue. Que le néant. Nous sortons en catastrophe à Saint-Quentin, les mecs encouragent leur nouvelle équipe de cœur : « Saint-Quentin allez allez » et nous trouvons (enfin Travis et ses yeux de lynx) super rapidement une pompe à essence, grâce aux explications de la guichetière (une bonne raison de ne pas supprimer ces emplois pour les remplacer par des machines). Ouf de soulagement général, Travis n’a jamais été aussi content d’acheter son essence (car oui il se paye le luxe de ne même pas avoir une voiture diesel) et minus cherche encore à voler une bâche géante (réclame pour le développement des photos).
Puis retour dans la nuit et le punk. J’ai pourtant essayé de proposer mon CD de rap mais Travis n’a rien voulu entendre. C’est vraiment trop injuste. Je sors du placard ma déprime, footballistique on va dire, et annonce que Valenciennes ce sera sans moi ! Bizarrement, minus et Travis refusent de me croire. Bien, puisque je suis incomprise, je regarde la lune. Le GPS de Travis tombe régulièrement du pare-brise, ce qui a le mérite de nous faire sursauter et je fais de petites blagues à minus en lui abaissant soudainement son siège. Hi hi. Ce que je suis drôle. En tout cas, ça m’a fait plaisir de faire ce déplacement original en compagnie de Travis et minus. Et ça fait un (beau) stade supplémentaire à ajouter à mon compteur personnel.
04 février 2008
carquefou - nancy (CDF)
Matinée chargée avant de prendre le train : gym de 9h à 11h, puis je retrouve une copine (Céline) à Nancy. Pas de grasse mat’, ça me manque. Après avoir quitté les Vosges, je me rends compte que j’ai oublié de sortir ma lessive de draps… Je retrouve minus qui boit un café, moins inquiet que d’habitude, il commence sans doute à s’habituer à mes retards. Dans le train, je lis un peu, ferme les yeux un peu et nous sommes rapidement à Paris. Où nous allons boire une bière. 8,20€ les deux bières, ça dissuade d’en reprendre. Dommage pour minus qui s’était speedé pour boire et avait, comme souvent, écrasé des pieds, rencontré des poteaux. Son guide n’assure pas toujours très bien.
Nous tombons par hasard sur Karine et embarquons dans le tgv. Grosse frayeur quand le chef de bord n’indique pas que le train s’arrête à Nantes : est-ce le bon train ?? Finalement, oui. On atterri sur un carré, avec de la chance, car un mec avait la même place que minus… Le trajet se déroule sans encombre. Pendant ce temps, nous apprenons que Julien a bien trouvé l’hôtel et qu’il va voir le match du PSG à la Beaujoire (face au Poiré, équipe de CFA2 comme Carquefou), la chambre d’hôtel n’ayant pas Eurosport.
Nantes, la gare est moche, le taxi se fait un peu attendre mais est sympa et parle de foot avec nous et nous retrouvons finalement Julien en train de croire qu’il aurait gagné gros à Qui veut gagner des millions. Les mecs draguent la standardiste et obtiennent des adresses pour manger (fallait bien avoir un alibi).
Nous dînons dans un grill, je suis crevée, je les quitte avant la fin du repas pour regagner l’hôtel et ils arrivent quand j’allais dormir. Et, petite parenthèse, Dijon s’est qualifié aux tirs au but ce soir. J
Une fois encore, le moment le plus sympa commence, avec les délires de bâchage du balcon intérieur de Julien et ses envies de saut : « non, ne fais pas ça !! ». On a bien du mal à trouver le sommeil, d’autant que Julien est mort de rire pendant un temps infini. Et qu'on assiste à une descente acrobatique (simiesque) de Julien le long de l'échelle fixée au mur par les bons soins de Karine. Moi j’ai pris le lit douteux, qui selon Julien et Karine risque de craquer durant la nuit. Je ne suis pas trop rassurée et j’ai fréquemment l’impression de chavirer. Mais la nuit se passe bien. Hormis le lever de minus en pleine nuit pour prendre des médicaments. Et hormis ses ronflements.
Lever dépourvu de grasse mat’ à cause de Julien qui veut aller de bonne heure à Carquefou. Douches, on veut voir les buts de la veille mais c’est certainement le dernier sujet traité donc Julien ne veut pas attendre, et on s’en va. Marche pendant une heure et demi ! Il y a un vent terrible, on croise un couple de carquefoliens qui nous parlent de Nancy et de Carquefou. Ils ne croient pas au miracle de leur équipe face à la nôtre, troisième de ligue 1. Nous sommes plus prudents. La suite nous donnera malheureusement raison.
Au centre de Carquefou, nous retrouvons David le morbihannais, qui chambre. Les crêperies sont fermées, c’est la déception générale. Au bureau de tabac, il reste des écharpes Carquefou-Nancy, j’en prends une pour oj, il sera content. A la boulangerie, nous discutons du match tandis que les personnes s’activent pour nous préparer gentiment des sandwichs. La vendeuse nous offre des brioches. Sympa ces gens. On reviendra.
David nous emmène au stade dans son épave, le pot d’échappement est mort, discrétion assurée. Comme il a peur de se faire arrêter par les flics, il se met au point mort quand on les croise, en plus il y en a pas mal, c’est drôle. Puis il repart, refusant d’assister au match avec nous. On se reverra pour Lorient-Nancy et rira bien qui rira le dernier.
Dans le parcage visiteurs, nous sommes 16 nancéiens et à peu près autant (voire plus) de carquefoliens qui s’attendaient à un débarquement de nancéiens et étaient donc en nombre pour tenir la buvette… La Clique s’échauffe (flexions, extensions…) et se retrouve en slip, passe à la télé et chante. L’un d’eux s’improvise capo pour le début du match, puis tout le monde court se rhabiller. Le vent est glacial. Je grelotte. Les gens de la buvette nous offrent un café. Faut bien que leur buvette serve à quelque chose.
Sur le match, pas grand chose à dire, Nancy est mauvais tandis que Carquefou prend peu à peu de l’assurance. Une torche carquefolienne crame !! Les tambours résonnent, toujours sur le même tempo (lassant). Les mecs de Carquefou se moquent : « c’est ça le niveau de la ligue 1 ? on savait qu’il était faible, mais pas à ce point !! ». Ils ont quand même peur de Dia, puis de Fortuné quand il rentre sur le terrain. De notre côté, pour nous rassurer, nous répétons, tel un mantra, les principes de Correa. « Quand on ne peut pas gagner, on fait tout pour ne pas perdre », « l’important c’est de ne pas prendre de but (et de ne surtout pas en marquer non plus) », « le 0-0 à l’extérieur, y a que ça de vrai », « on les battra au match retour », « un bon point pris à l’extérieur »… Bref, mieux vaut en rire, surtout au moment d’aborder les prolongations, toujours avec ce 0-0 qui sent bon l’exploit pour Carquefou.
Le temps semble s’arrêter une première fois lorsque Carquefou ouvre le score. Nancy égalise dans la foulée par Fortuné. Et le temps s’arrête une seconde fois, définitive ce coup-ci, quand Carquefou reprend l’avantage et le garde. La grande honte nancéienne. La grande joie carquefolienne.
http://www.dailymotion.com/maud54/video/x4cj72_carquefou-nancy_sport
Biancalani vient parler à Julien, en train de défaire la bâche AFC, et Chrétien lui donne son maillot. La prochaine fois, je vais débâcher, ça rapporte gros. Je me rends même plus compte que le stade du Moulin Boisseau exulte.
Puis c’est le retour, je m’engouffre, avec Karine, dans la voiture d’Alain qui nous dépose à la gare tandis que djoune et son père conduisent Julien et minus. Dernier verre à la gare, encore très refroidis, toilettes à 40 centimes, le train ne s’affiche pas. Je veux partir !
Enfin… il pleut à mort. Nous nous séparons à regret de Julien qui rentre directement à Avignon. Dans le train, encore un carré, place 57 L, en face de moi, y a un mec, pur stéréotype du bcbg nantais à chemise à petits carreaux bleus. Je m’éclipse à l’autre bout du train, asociale une fois de plus, emmitouflée dans mon sac, je tente de me réchauffer et je ferme les yeux. Le tgv me fait mal à la tête.
A Paris, nous allons manger des crêpes et ça me remonte bien le moral. J’aime le cidre, ma galette roquefort, mes deux crêpes beurre-sucre, plus celle en rab parce que la fille s’est trompé dans la commande. Bref, je me régale et je me remplis. De plus, je deviens un tout petit peu plus intelligente quand Karine et minus m’expliquent ce qu’est un œuf à cheval… Après, il pleut… et on prend le métro et, en rythme, on tape des pieds sur le tapis roulant : pam-pam-papapam, comme les tambours de Carquefou. On arrive chez Karine, dans son tout petit appart parisien. Jamais je pourrais vivre dans ces conditions ! Je sais pas comment elle fait ! (elle va travailler au Havre, voilà une demi-réponse à ma question puisqu’elle garde son appart) Je fais un sondage : « avez-vous déjà pleuré pour Nancy ? ». Tous les trois pour la finale de la Coupe de la Ligue, Karine en direct, minus et moi quand nous avons revu le match et surtout la fin. Je rajoute que j’ai pleuré le soir où Nancy a gagné à Rennes cette année pour la reprise du championnat, de déception d’avoir manqué ce déplacement, de joie pour cette première victoire à l’extérieur. Je sais plus qui des deux a pleuré pour la montée en ligue 1 il y a trois ans. Je pose aussi des questions à minus comme : « Alain a-t-il des enfants ? » ; il ne sait pas répondre. Puis on tente de dormir. La lumière de Paris veille sur nous, minus est malade, se relève pour prendre des médicaments, je commence à avoir mal à la gorge, bref, ça va pas pour grand monde.
Réveil par Karine et minus avec du rap à fond : merci !! Retour en milieu de matinée à Nancy, après avoir pris le tgv en première classe (place 54 J) et somnolé tout le trajet, puis voiture puis travail avec des yeux pas possibles et des collègues qui s’inquiètent un peu. Merci Karine pour l’accompagnement de minus dans le métro. Seul point positif dans l’élimination de Nancy (et, quelque part, pas des moindres) : Fortuné a retrouvé le chemin des filets.
[même les panneaux sont humiliants] 
06 janvier 2008
nancy - reims (CDF)
Grosse journée placée sous le signe de la fièvre, la vraie, celle qui donne des courbatures, de vieilles sueurs froides et la tête qui tourne. Mais il en faut bien plus pour m’empêcher d’aller voir un match. De toute façon, je n’ai pas le choix, je suis obligée de me lever en raison d’une réunion à midi.
J’ai pesté toute la semaine parce que seule la tribune Hazotte sera ouverte ce soir. On va passer pour des cons. Tout ça parce qu’il fait froid (moins que pour Lyon par exemple… mais on voit les priorités) et que le match est retransmis. Je suis dégoûtée.
Je rejoins la capitale vosgienne, goûte du pain avec du nutella parce que j’ai la dalle, parce que ça fait deux semaines – si l’on excepte Noël et le nouvel an – que je ne mange pas vraiment à ma faim. Ma sœur m’apprend que les soldes commencent dès mercredi et je suis ravie ! Je pensais que c’était bien plus tard. Puis, avec mon frère, nous allons à Poissompré, la patinoire d’Epinal. Je trouve miraculeusement une place sur le parking. Les Dauphins d’Epinal reçoivent Rouen et il y a foule, malgré le match de coupe de France ce soir opposant le SAS Epinal au PSG. Le match débute un peu en retard et je sais que je n’en verrai pas la fin. Rouen ouvre le score. Epinal, fort heureusement, égalise et c’est la fête. Sauf que Rouen reprend l’avantage, marque un troisième but, blesse un joueur spinalien à la mâchoire (qui sort de la glace, laissant à l’abandon crosse cassée, gants, casque… et la surfaceuse vient nettoyer le sang… et il est emmené à l’hôpital) et je m’en vais au court du troisième tiers-temps. Déçue que les supporters n’aient chanté qu’une seule petite fois mon chant préféré :
Hockey, hockey que j’aime
Ce soir à Poissompré
J’y crie à perdre haleine
Pour les encourageeeeeeeeeeeer
Lors du trajet pour Nancy, je recevrai un sms de mon frère m’annonçant qu’Epinal a finalement perdu 1-5… je suis un peu triste. Je reçois également un sms de Travis me disant qu’il va essayer de prendre une place dans le même accès que moi. Tant mieux. Et je reçois aussi la composition de l’équipe de Nancy grâce à Georges et un sms pour un anniversaire d’une copine la semaine prochaine (et comme ça, je pourrai faire d’une pierre deux coups : les soldes puis l’anniv).
Au stade, je retrouve non sans peine minus et nous allons dans le maxi kop (les quatre groupes se sont associés pour l’occasion), malgré la stadière qui ne veut pas nous laisser passer car on a pas le bon accès. Je chante et je ne retiens rien du match, si ce n’est que Malonga ouvre le score ! Il est très fort ce jeune. Je ne vois pas le second but de Nancy (Zerka) parce que je regardais ailleurs… et je n’étais pas la seule dans ce cas…
La mi-temps intervient sur ce score en faveur de Nancy. Pendant ce temps, Epinal perd 2-0 face au PSG et joue à 10… j’en pleurerais presque.
En seconde période, je regarde un peu plus le match. Ça piétine. Oj me fait remarquer à un moment que Reims ne joue plus qu’à 10. Encore un truc que j’ai loupé… Par contre, je vois bien la réduction du score rémoise, un magnifique retourné. Et nous sommes plusieurs à appréhender de revivre le scénario de l’année dernière contre Lens. Pendant ce temps, les pogos s’enchaînent, tout comme les insultes. Pour ma part, j’envoie chier des gens qui veulent que je me mette assise : « on a payé notre place », ben tiens, la bonne blague.
Le match se termine finalement par la victoire de Nancy. Après de longues minutes sous la pluie, on va boire une bière au Garden, qui ferme à minuit. L Je suis triste pour le sport spinalien, c’était une mauvaise soirée. Heureusement, mon frère a l’air de pas trop mal le prendre. Et je me dis qu’il fait bon supporter Nancy en ce moment, même si j’ai les pieds trempés.
Sur le chemin du retour, oj et moi faisons les cons à nous doubler avec appels de phare et warnings jusqu’à ce que je prenne la sortie de Ceintrey. Il pleut toujours mais y a personne sur la route, juste un peu de brouillard entre Saint Firmin et Diarville. Et j’aime les samedis soirs, sans libre antenne la radio est plus belle. Je ne suis pas mécontente d’arriver : il est une heure et j’ai toujours autant de fièvre. Et demain j’ai invité des amis à manger à midi, j’aurais mieux fait de m’abstenir.






























































