saison 2008-2009

04 février 2009

le havre - nancy

Le réveil à six heures m'arrache les oreilles. C'est pas possible de dormir aussi peu pour du foot. J'arrive pas à émerger et sur la route, je baille à me décrocher la mâchoire. À Poussay, je me rends compte trop tard que je suis engagée sur la voie ferrée alors que le feu rouge clignote... Ça commence bien. Par la suite, je double à toute vitesse un fourgon de CRS où il est précisé : « prévention routière ». Ah, c'est bien ça. Je ralentis, le fourgon revient à ma hauteur, j'évite de regarder, et finalement il passe sa route... Je suis au rendez-vous à Nancy avec seulement un quart d'heure de retard. Bonjours en pagaille et je suis Karine, Camille et Chris dans le Zaphira. Karine ouvre le bal de la conduite tandis que je mange deux pains au chocolat (merci Julien !!) en mettant des miettes un peu partout. J'ai pris mon oreiller, mais pour l'instant, il ne me sert pas à grand chose. Petite dédicace à Guillaume avant d'arriver à Saint-Dizier, je saigne du nez...

Nous récupérons donc Guillaume à Saint-Dizier, après un petit détour par ses toilettes pour Camille et moi-même, et l'ascenseur qui fait tellement peur qu'on redescend à pied par la suite. Je prends le volant du Zaphira pour très longtemps. Karine règle le GPS et s'endort sur mon oreiller, qu'elle trouve très ergonomique. Camille sombre également, alors je me retrouve à imiter les ronflements de Karine ; ça la réveille même pas. L'avantage du Zaphira, c'est qu'il passe les CD et que j'ai pris les miens, qu'il y fait chaud et qu'il peut rouler vite ! Malheureusement, il y a un J9 à garder derrière.

Plus tard, les mecs du J9 veulent faire une pause pipi (trop de bières déjà ingurgitées), nous cherchons donc une aire d'autoroute. Le GPS nous conseille de sortir, nous lui faisons confiance mais à un moment donné, alors qu'il n'y a pas la moindre station en vue, il veut me faire tourner à droite, dans un mur. Assassin !!! Bref, comme on trouve rien, les mecs pissent dans les fourrés et nous le leur reprochons un peu. Je reconstruis une voiture de filles avec Karine, Camille, Elise et Laëtitia et nous partons à la recherche d'une station-service. Que nous trouvons une dizaine de kilomètres plus loin. Débarquement de filles dans l'unique toilette. Enfin... je vais chez les mecs car pas envie d'attendre. Le J9 masculin nous rejoint et nous reprenons la configuration de départ. Julien étant en train de boire une bière, je lui rappelle qu'on aura besoin de conducteurs par la suite...

Et la galère commence. Nous approchons de Paris, le GPS n'est pas d'accord avec nous et veut nous faire prendre le périphérique. Du coup, c'est la galère. J'essaye de ne pas perdre le J9 tout en regardant les mille directions et en prenant soin de ne pas me faire emboutir. Karine et moi hésitons souvent, le GPS n'est pas clair, trop de voies dans tous les sens, et des fois on tombe d'accord mais toujours trop tard et le J9 qui s'énerve presque derrière : « mais fallait suivre Rouen ! » Mais fallait nous le dire ou passer devant !! Mais bon, c'est Paris quoi.

Au bout d'un certain temps, nous retombons finalement sur notre route. Tanguy se demande à quelle heure nous allons arriver à Evreux. Karine copilote passe son temps au téléphone. Quand les choses se calment donc, nous faisons tout pour prendre de la distance avec le J9 pour pouvoir fumer en cachette, comme des ados. Mais Jean-Michel s'accroche sérieusement. Par la suite, stressées, nous nous cacherons de moins en moins pour fumer. Et Karine jouera avec le ballon de Dijon dans la voiture, grrr...

Nous sommes à Evreux vers 13h30, après bien des pérégrinations par la faute du GPS qui voulait prendre des sens interdits et même dévaler des escaliers !! Tanguy nous retrouve et nous allons en vitesse boire un verre au Glen avant la fermeture. Des gens trouvent malin de nous dire : « allez Marseille ». La plupart d'entre nous boit du picon, je m'en tiens au coca, mal au ventre, fatigue, arrachée, etc. Puis, déjeuner au Green, où, sans surprise, je prends un croque-monsieur au chèvre. Karine reçoit des appels des RS qui arrivent également à Evreux. Nous décidons de les prendre dans le Zaphira, ça évite d'avoir une voiture supplémentaire à éviter de ne pas perdre sur la route.

On retourne chez Tanguy, là où sont garés les véhicules, et je me rends compte que plus d'un an plus tard, je me souviens parfaitement de l'endroit où il habite et du chemin à prendre. Retrouvailles ou trouvailles avec les quatre RS : Fontenoi, Ludovic, Jos et Vincent. Camille et Chris quittent le Zaphira au profit des RS et d'Elise. Karine reprend le volant, j'annonce que je dors. Mais c'est impossible !! D'abord, je dois répondre au téléphone qui n'arrête pas de sonner ou appeler (minus, Tanguy, etc.) ! Et puis, j'ai envie de discuter avec nos nouveaux invités ! Et de profiter de la visite touristique par Karine : « là, le pont du Gard, etc. » (!!) ou de ses questions existentielles : « demande à Tanguy si on le retrouve avant le péage ou après ?! ». Bref, nous arrivons effectivement à un péage où nous retrouvons la voiture de Tanguy et ses amis, puis à un autre péage où nous nous faisons contrôler. Évidemment, voiture immatriculée en Meurthe-et-Moselle. Pendant ce temps, le J9 et la voiture de Tanguy, immatriculés dans d'autres départements, nous attendent, garés à l'arrache entre deux voies... Les flics nous disent que l'escorte a choppé le bus et est déjà partie... Je repars donc dans l'acharnement téléphonique : minus, Tanguy, etc.

Au Havre, nous tombons finalement sur le bus parti de Nancy et donc, sur l'escorte et attendons une éternité qu'on veuille bien nous conduire au stade... D'autres supporters de Nancy nous rejoignent, dont djoune qui lance un : « salut les RS » Pour une fois que je ne suis pas assimilée aux AFC, ça change ! Guillaume vient me faire écouter la chanson nananana d'Akon qu'il a téléchargée rien que pour moi. Karine regarde les papiers du véhicule et se rend compte que les amendes consécutives à l'odeur de clope dans la voiture ou à la brûlure des sièges sont encore mentionnées en franc... Fontenoi dit que si on a une amende, il attaquera l'agence de location car le franc n'existe plus !

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Au stade, nous y sommes finalement, escortés par des centaines de CRS armés jusqu'aux dents. Impressionnant. On croirait un derby. Ce n'est pas si loin que ça de la réalité finalement. Après une fouille assez classique (« vous avez des choses dangereuses sur vous ? », ben à part un briquet... et un appareil photo qu'elle regarde même pas) mais carrément démente en sortant des toilettes, je rejoins enfin le parcage en papier mâché. Quelques fumigènes brillent pour lancer la rencontre. Les stadiers, toujours aussi actifs, partent à l'arrachage des fumis et se foutent totalement de percuter des gens sur leur lancée.

Le parcage est correct, entre 80 et 90 personnes. Des chants sont lancés régulièrement, dont quelques insultes à l'encontre des havrais, mais ça reste tranquille. Sur le terrain, Nancy domine outrageusement et tape le poteau et la transversale, avant que... Le Havre ouvre le score !! Injuste tout ça ! Mais quatre minutes plus tard, Féret égalise ! Et Nancy reprend l'avantage une dizaine de minutes plus tard par Brison !! C'est la fête donc.

À la mi-temps, malgré mes doigts engourdis par le froid, je parviens à rouler une cigarette pour Elise. Je descends pas voir la buvette, l'odeur qui s'en échappe depuis le début du match me repousse carrément. Jos fume clope sur clope.

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Le score ne bouge pas jusqu'au temps additionnel, Le Havre pousse mais Nancy se procure encore de belles occasions, dont encore un poteau ! En fin de match, le capo propose une simulation de but, qui sera sans effet sur le terrain. Dia sort, au bout du rouleau, il a énormément donné sur ce match (dont une passe décisive). Correa opère ses trois changements. Et tout doucement, le stade Dechaseaux s'éteint. C'est terrible de rendre tout un stade muet. Impressionnant. Le speaker annonce quatre minutes de temps additionnel. À la 92ème, la chose la plus redoutée au monde arrive : Le Havre égalise. Désespérés, dégoûtés, nous sommes encore en train de geindre et de nous prendre la tête entre les mains que, sur la remise en jeu, Nancy reprend (définitivement) l'avantage par N'Guemo ! Dont c'est le premier but depuis qu'il évolue en professionnel !!! L'instant est grave, magique, inoubliable. N'Guemo et les joueurs viennent fêter le but avec le parcage, quelques secondes plus tard l'arbitre siffle la fin du match et une vague de joueurs déferle vers le parcage, avec jetés de maillots, du jamais vu ! Joie parfaite. Quel final incroyable, éblouissant. On aura tout eu, des buts, du jeu, du suspens. Et il s'agit bien de Nancy.

Et puis, pour changer, on attend... dans le froid et le vent. Que la voie soit libre. Quelques adieux et puis je sais que j'ai oublié des gens mais tant pis. Guillaume m'offre un briquet rose de la Corogne, en souvenir... L'escorte nous conduit jusqu'à l'autoroute, c'est Karine qui conduit jusqu'à Evreux. Elle a la voix complètement cassée, c'est bien drôle. Moi aussi, j'ai mal à la gorge mais ça s'entend nettement moins. Ludovic s'inquiète car c'est déjà son deuxième déplacement avec des AFC... Moi aussi, ça m'a fait ça au début, et puis on s'habitue. Jos a arrêté de stresser, nous sommes en vie, gagnants et sur la route du retour. Le J9 nous agace un peu, car il roule trop lentement, minus dit que c'est à cause de l'essence ; Julien dira plus tard que c'était à cause du vent...

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À Evreux, nous allons faire le plein des voitures et tentons de décider si nous mangeons oui ou non. Je me mue en animatrice, propose de manger au quick tant qu'il est là, court voir l'horaire de fermeture, on est bons ! Il est 23h, c'est à 23h30. Pour une fois... invasion du quick vide par seize nancéiens, sous les yeux médusés du personnel qui songeait déjà à quitter les lieux. Mais ils gèrent bien, prennent tout de suite les commandes de sandwichs pour les préparer. Moi je trouve une grande table qui contient exactement 16 places !!! et je fais quitter le RESTO à 23h38 sinon on y serait peut-être encore.

On dépose les RS à leurs voitures, ils nous font cadeau du fond d'une bouteille d'eau, « ce qu'il reste de l'eau du bocal des poissons rouges » selon Fontenoi, et on repart. Je conduis, Karine ronfle. Un classique. Chris et Camille sont revenus à l'arrière et ils dorment, Elise est restée tout derrière pour dormir. Bien, je suis donc seule avec le GPS pour prendre le périphérique de Paris. Fluide paraît-il. Je trouve qu'il y a trop de voitures dans tous les sens, qui doublent comme des dingues, par la gauche par la droite, et toujours autant d'artères, et toujours le J9 à ne pas distancer, et plein de tunnels sous lesquels le GPS perd son signal. Bref, grosse concentration de tous les instants. Et dès que je retrouve la nationale, je me mets à bailler comme jamais, toute la tension est redescendue, je vois même plus la route tellement mes yeux sont remplis de larmes. Je m'arrête donc dès que possible, réveille Karine en sursaut et lui laisse quelques minutes pour reprendre ses esprits et le volant.

Par la suite, je dors enfin un peu. Quand Karine s'arrête chez Guillaume, pendant deux secondes je crois qu'on est à Paris, en bas de chez elle, en sens inverse... Bien les boules ! Puis je discute avec Karine, et c'est l'heure où on pourrait refaire le monde. Mais Karine préfère se demander pourquoi il y a la Haute-Normandie et la Basse-Normandie, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, et pas la Haute-Marne et la Basse-Marne ? Je réplique qu'il n'y a pas non plus la Haute-Loire et la Basse-Loire.

À la station-service de Toul, grande première pour tout le monde, forcément c'est trop près de Nancy, on fait les comptes. Je rembourse minus, et après des mois, je lui dois toujours 3€ !! On répartit les gens différemment dans les voitures, je rejoins le J9 à destination du kinépolis. Là-bas, ma voiture a à peine eu le temps de geler et dans la nuit, je gueule encore : « on a gagnééééééééé !!! », effrayant peut-être Adrien-m et Jean-Michel.

Je dépose Laëtitia à Neuves-Maisons et suis chez moi à 6h45.

Posté par maudemploi à 21:51 - nancy L1 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Commentaires

Pas mal la photo

Posté par toutouneee, 05 février 2009 à 08:13

Fumer n'est pas un crime !
Ronfler n'est pas un crime !
Jouer à la balle n'est pas un crime !
Se poser des questions connes n'est pas un crime !

Posté par toutouneee, 05 février 2009 à 21:38

Avec le beau maillot que tu as du récupérer, tu vas pouvoir être une vraie supportrice !!!!!

Au fait c'est quoi la marque du GPS que je ne l'achète pas ?

Posté par alalal, 05 février 2009 à 23:06

C'est un Tomtom

Posté par toutouneee, 06 février 2009 à 07:36

Alors c'est quel maillot que t'as choper ?
Enorme ton CR comme toujours au fait ! J'adore !

Sinon bravo a vous tous d'avoir fait le dep !

Posté par Elo, 06 février 2009 à 13:37

J'ai pas de maillot, alalal m'embête avec ça, c'est tout

Posté par maud, 06 février 2009 à 16:48

Oh l'autre !
Elle veut le garder pour elle toute seule dans sa chambre. (et la rumeur démarra...)

Posté par alalal, 06 février 2009 à 19:55

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