L'année 2009 commence bien. J'arrive au lieu de rendez-vous avec moins d'une heure de retard... Bon, je m'étais trompée et croyais que le départ était à 13 heures.

Il était à midi.

Après les excuses et les vœux de bonne année, nous quittons Nancy l'ensoleillée. C'est Karine qui conduit car il paraît qu'il faut que je me repose (je viens à peine de rentrer de vacances en Hongrie avec ma saxo désormais turbo...). La route se passe bien, entrecoupée de fréquents OJTG et nous récupérons Ludovic à Bulgnéville, qui au passage nous prête son GPS dont il n'a pas oublié le support, LUI. Nous sommes donc sept dans le gros J7 réfrigérant. Mamie-asnl réussit à fermer les yeux mais ses pieds meurent de froid. Séb, Élise et Ludovic cherchent un film de cul à passer sur le lecteur DVD de Karine. Minus me fait des propositions douteuses depuis qu'il a les mains libres (il servait de support au GPS auparavant). Il faut dire que Karine suit les routes dans les champs et les forêts proposées par le GPS et, entre le verglas, les virages, les tracteurs sur la route et même un canard, je suis légèrement crispée. Minus téléphone à Julien, à djoune et à Jean-Michel, histoire de prendre la température dans les autres voitures. Tout se passe bien, enfin il ne parvient pas à joindre djoune (comme d'habitude !!).

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Nous faisons trois brefs arrêts : pipi, clope, brioche (merci mamie !), etc. Je me cache derrière une voiture qui partira une minute après. À une minute près de la honte ! Mais entre ça ou l'arrêt à côté d'une décharge... Je réponds au téléphone de minus, c'est djoune qui ne peut finalement pas venir à Romorantin. Je lui souhaite bonne année, demande si quelqu'un veut lui parler ? Personne ne se propose, je raccroche donc. J'ai repris le lecteur DVD à l'arrière du J7 et je passe des CD. Minus réclame Keny Arkana, ça fait super plaisir de l'écouter de nouveau. Et après la Ruda Slaska, je mettrai Téléphone, ce qui aura le mérite de faire chanter une bonne partie du J7. Et comme Karine mettra à un moment donné la radio, Akon nous donnera l'occasion de reprendre encore une fois son célèbre NA NA NA NA. Bref, un bon moment de karaoké dans la voiture avec mamie qui a échangé sa place avec minus et qui se réchauffe doucement. Minus se chargeant de chauffer l'arrière.

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Nous arrivons à Romorantin, c'est facile de trouver le stade, il suffit de suivre les torches des groupes de supporters. Le froid nous saisit, mais tout va bien se passer, hein ??? D'abord, on va gagner par plein de buts d'écart et on rentrera tranquillement en Lorraine. Mais laissons ce doux rêve de côté un instant. Jean-Michel et Adrien-m ont acheté des écharpes Romorantin-Nancy, et comme Romorantin joue en vert, on croirait à s'y méprendre revoir l'écharpe Carquefou-Nancy de l'année dernière... Triste signe du destin. Julien est là aussi et nous décidons de squizzer le mcdo pour rentrer tranquillement dans le stade.

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Mais la vérité est tout autre. Nous entrons, certes, mais devons attendre que le parcage soit au complet car il faut traverser les tribunes des romorantinois... Plus d'une heure d'attente sur place donc. En attendant, on explose quelques ballons vert et blanc, on discute, on s'impatiente, on claque des dents, on prend des photos à la con, on sautille sur place, on dit bonjour, bonne année, a.b.a.l. (s.l.p.s.), les poissons rouges sont très chiants (n'est-ce-pas Ludovic ?!) et tout et tout. Enfin, nous pouvons y aller, en cortège. Des romorantinois et des nancéiens se chauffent et puis on continue tranquillement. Les romorantinois nous font croire qu'ils ont une boutique, Séb n'en revient pas et veut une photo (mais elle sera floue et pourrie par Karine qui voulait être sur la photo).

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Le match commence sous les torches nancéiennes, c'est beau mais il aurait fallu plus que ça pour nous réchauffer. Un bon feu de cheminée quoi. Car le chemin de croix ne fait que commencer. Complètement morts de froid, nous assisterons à une improbable première période se soldant sur un bon 0-0, à une autre improbable seconde période se soldant sur un 0-0, à des prolongations se soldant sur un 0-0 et enfin à des tirs au but. Comme tout le monde, je n'ai rien vu du match car j'ai essayé de discuter pour faire diversion (rarement été autant sociable), marcher pour maintenir mes pieds un minimum en vie, manger et boire des boissons chaudes pour ne pas me statufier sur place. Même pas pris de photos du match tellement j'avais peur de confronter mes mains à l'air libre. Contrairement à nous, les supporters de Romorantin se sont réchauffés tout le match en chantant et soufflant dans leurs cornes de brume de merde. Enfin, ambiance sympa pour eux quoi et l'espoir grandissant avec l'égrènement des minutes.

Nancy perd aux tirs au but, 4-2, avec un tir de Zerka sur le gardien et un drop de Dia (les journaux diront que le gardien de Romorantin lui a fait peur...). Une poignée de joueurs viendra saluer le parcage (quatre-vingt personnes présentes environ) et Biancalani, après s'être délesté de son maillot et de son short, lâchera : « c'est Romorantin qu'il faut acclamer »...

Nous attendons encore un moment interminable, parqués, congelés. Je désespère de retrouver mes orteils. Et sommes enfin lâchés. Je ne pense qu'à rentrer me mettre au chaud dans le J7. Mais plus d'une heure plus tard, je serai encore blanche, à claquer des dents. Mes gardes du corps prendront alors les dispositions nécessaires et me feront rentrer avec Jean-Michel, dans sa voiture surchauffée. Je reprendrai lentement vie. Dans la nuit, à une station-service, nous aurons l'occasion d'y trouver des SNE. Je paye mon dép à minus (une de mes résolutions pour 2009 ! « ne pas laisser les dettes s'accumuler »). Et puis, retour final vers Nancy, avec une biche et des faons en bord de route, et de bonnes discussions avec Jean-Michel.

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Arrivée à 8h15 chez moi, après avoir bien gratté la voiture et écouté Keny Arkana. Une dernière fois. Juste pour le plaisir, juste pour le jour qui se lève sur un paysage de glace. Splendide.