Même endroit, mêmes joueurs, mais ambiance largement meilleure que la semaine précédente. Arrivée au stade vers 18h15, Séb est déjà là, en cortège AFC. Bière en quatrième vitesse (et David-sne qui m’apostrophe : « on a pas le droit de boire dans le stade »), bonjours et esquive de la fouille (Karine met trop longtemps). J’ai oublié mon appareil photo et mon téléphone, je cherche à joindre Travis qui m’a appelée dans la journée mais personne n’a son numéro… Il arrive rapidement cependant, reconnaissable de loin selon Séb. S’ensuivent plus de deux heures de petits délires avec mes deux néo-célibataires, qui commencent d’abord par chronométrer le temps que je mets pour aller aux toilettes. Ils sont déçus, je suis de retour avant le début du match.

Travis veut aller regarder le match sur le banc à côté des joueurs de Nancy, Séb ne me pardonne pas la bière renversée tout à fait involontairement sur lui de retour de boîte le week-end précédent et il me jette par-dessus les barrières pour un envahissement de terrain à moi toute seule. Nous faisons les asociaux quand les AFC se mettent à chanter et nous éloignons. Je veux aller à droite, Travis et Séb suivent, puis Travis veut aller à gauche, nous suivons. Il a décidé d’être aussi chiant que moi. Nous atterrissons derrière un but, pour plus de visibilité. C’est Le Mans qui attaque de ce côté et qui semble mériter d’ouvrir le score. Pourtant, c’est Nancy qui débute les hostilités par un but sur penalty de Gavanon. Fortuné inscrira un second but, tandis que Séb et Travis critiquent chacun un joueur. Moi je reste neutre parce que je les aime tous !!!

A la pause, je taxe Travis et mange quelques miettes de son sandwich saucisse blanche pas bon, mais la moutarde est là pour relever le goût. Séb attend que je lui paye une bière ; elle ne viendra jamais. De retour derrière notre but, nous goûtons au troisième but nancéien (Chrétien) et à l’ambiance chaude en tribune : « arbitre enculé », « et un, et deux, et trois-zéro ». Les AFC échangent deux chants avec Travis et Séb ; nous réécrivons certaines paroles : « mentalité AFC, ça fait vraiment trop pitié, jamais on ne s’arrêtera, nulle part et jamais là »…

Pour une fois que nous en avons l’occasion, nous jouons les footix qui partent avant la fin du match : «  je veux éviter les bouchons !! » Travis nous montre sa nouvelle voiture, 106 rouge rabaissée et au moteur vrombissant et me dépose à ma voiture car c’est sur son chemin. En passant, nous trouvons une voiture dont une des fenêtres est restée ouverte. Bucolique (ou soudainement romantique), je balance des fleurs à l’intérieur. C’est déjà l’heure de se quitter ; Séb et Travis me cassent une dernière fois parce que je vais manquer l’ouverture de la ligue 1, et plus précisément le match Nancy-Lille…