Matinée chargée avant de prendre le train : gym de 9h à 11h, puis je retrouve une copine (Céline) à Nancy. Pas de grasse mat’, ça me manque. Après avoir quitté les Vosges, je me rends compte que j’ai oublié de sortir ma lessive de draps… Je retrouve minus qui boit un café, moins inquiet que d’habitude, il commence sans doute à s’habituer à mes retards. Dans le train, je lis un peu, ferme les yeux un peu et nous sommes rapidement à Paris. Où nous allons boire une bière. 8,20€ les deux bières, ça dissuade d’en reprendre. Dommage pour minus qui s’était speedé pour boire et avait, comme souvent, écrasé des pieds, rencontré des poteaux. Son guide n’assure pas toujours très bien.

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Nous tombons par hasard sur Karine et embarquons dans le tgv. Grosse frayeur quand le chef de bord n’indique pas que le train s’arrête à Nantes : est-ce le bon train ?? Finalement, oui. On atterri sur un carré, avec de la chance, car un mec avait la même place que minus… Le trajet se déroule sans encombre. Pendant ce temps, nous apprenons que Julien a bien trouvé l’hôtel et qu’il va voir le match du PSG à la Beaujoire (face au Poiré, équipe de CFA2 comme Carquefou), la chambre d’hôtel n’ayant pas Eurosport.

Nantes, la gare est moche, le taxi se fait un peu attendre mais est sympa et parle de foot avec nous et nous retrouvons finalement Julien en train de croire qu’il aurait gagné gros à Qui veut gagner des millions. Les mecs draguent la standardiste et obtiennent des adresses pour manger (fallait bien avoir un alibi).

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Nous dînons dans un grill, je suis crevée, je les quitte avant la fin du repas pour regagner l’hôtel et ils arrivent quand j’allais dormir. Et, petite parenthèse, Dijon s’est qualifié aux tirs au but ce soir. J

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Une fois encore, le moment le plus sympa commence, avec les délires de bâchage du balcon intérieur de Julien et ses envies de saut : « non, ne fais pas ça !! ». On a bien du mal à trouver le sommeil, d’autant que Julien est mort de rire pendant un temps infini. Et qu'on assiste à une descente acrobatique (simiesque) de Julien le long de l'échelle fixée au mur par les bons soins de Karine. Moi j’ai pris le lit douteux, qui selon Julien et Karine risque de craquer durant la nuit. Je ne suis pas trop rassurée et j’ai fréquemment l’impression de chavirer. Mais la nuit se passe bien. Hormis le lever de minus en pleine nuit pour prendre des médicaments. Et hormis ses ronflements.

Lever dépourvu de grasse mat’ à cause de Julien qui veut aller de bonne heure à Carquefou. Douches, on veut voir les buts de la veille mais c’est certainement le dernier sujet traité donc Julien ne veut pas attendre, et on s’en va. Marche pendant une heure et demi ! Il y a un vent terrible, on croise un couple de carquefoliens qui nous parlent de Nancy et de Carquefou. Ils ne croient pas au miracle de leur équipe face à la nôtre, troisième de ligue 1. Nous sommes plus prudents. La suite nous donnera malheureusement raison.

Au centre de Carquefou, nous retrouvons David le morbihannais, qui chambre. Les crêperies sont fermées, c’est la déception générale. Au bureau de tabac, il reste des écharpes Carquefou-Nancy, j’en prends une pour oj, il sera content. A la boulangerie, nous discutons du match tandis que les personnes s’activent pour nous préparer gentiment des sandwichs. La vendeuse nous offre des brioches. Sympa ces gens. On reviendra.

David nous emmène au stade dans son épave, le pot d’échappement est mort, discrétion assurée. Comme il a peur de se faire arrêter par les flics, il se met au point mort quand on les croise, en plus il y en a pas mal, c’est drôle. Puis il repart, refusant d’assister au match avec nous. On se reverra pour Lorient-Nancy et rira bien qui rira le dernier.

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Dans le parcage visiteurs, nous sommes 16 nancéiens et à peu près autant (voire plus) de carquefoliens qui s’attendaient à un débarquement de nancéiens et étaient donc en nombre pour tenir la buvette… La Clique s’échauffe (flexions, extensions…) et se retrouve en slip, passe à la télé et chante. L’un d’eux s’improvise capo pour le début du match, puis tout le monde court se rhabiller. Le vent est glacial. Je grelotte. Les gens de la buvette nous offrent un café. Faut bien que leur buvette serve à quelque chose.

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Sur le match, pas grand chose à dire, Nancy est mauvais tandis que Carquefou prend peu à peu de l’assurance. Une torche carquefolienne crame !! Les tambours résonnent, toujours sur le même tempo (lassant). Les mecs de Carquefou se moquent : « c’est ça le niveau de la ligue 1 ? on savait qu’il était faible, mais pas à ce point !! ». Ils ont quand même peur de Dia, puis de Fortuné quand il rentre sur le terrain. De notre côté, pour nous rassurer, nous répétons, tel un mantra, les principes de Correa. « Quand on ne peut pas gagner, on fait tout pour ne pas perdre », « l’important c’est de ne pas prendre de but (et de ne surtout pas en marquer non plus) », « le 0-0 à l’extérieur, y a que ça de vrai », « on les battra au match retour », « un bon point pris à l’extérieur »… Bref, mieux vaut en rire, surtout au moment d’aborder les prolongations, toujours avec ce 0-0 qui sent bon l’exploit pour Carquefou.

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Le temps semble s’arrêter une première fois lorsque Carquefou ouvre le score. Nancy égalise dans la foulée par Fortuné. Et le temps s’arrête une seconde fois, définitive ce coup-ci, quand Carquefou reprend l’avantage et le garde. La grande honte nancéienne. La grande joie carquefolienne.

http://www.dailymotion.com/maud54/video/x4cj72_carquefou-nancy_sport

Biancalani vient parler à Julien, en train de défaire la bâche AFC, et Chrétien lui donne son maillot. La prochaine fois, je vais débâcher, ça rapporte gros. Je me rends même plus compte que le stade du Moulin Boisseau exulte.

Puis c’est le retour, je m’engouffre, avec Karine, dans la voiture d’Alain qui nous dépose à la gare tandis que djoune et son père conduisent Julien et minus. Dernier verre à la gare, encore très refroidis, toilettes à 40 centimes, le train ne s’affiche pas. Je veux partir !

Enfin… il pleut à mort. Nous nous séparons à regret de Julien qui rentre directement à Avignon. Dans le train, encore un carré, place 57 L, en face de moi, y a un mec, pur stéréotype du bcbg nantais à chemise à petits carreaux bleus. Je m’éclipse à l’autre bout du train, asociale une fois de plus, emmitouflée dans mon sac, je tente de me réchauffer et je ferme les yeux. Le tgv me fait mal à la tête.

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A Paris, nous allons manger des crêpes et ça me remonte bien le moral. J’aime le cidre, ma galette roquefort, mes deux crêpes beurre-sucre, plus celle en rab parce que la fille s’est trompé dans la commande. Bref, je me régale et je me remplis. De plus, je deviens un tout petit peu plus intelligente quand Karine et minus m’expliquent ce qu’est un œuf à cheval… Après, il pleut… et on prend le métro et, en rythme, on tape des pieds sur le tapis roulant : pam-pam-papapam, comme les tambours de Carquefou. On arrive chez Karine, dans son tout petit appart parisien. Jamais je pourrais vivre dans ces conditions ! Je sais pas comment elle fait ! (elle va travailler au Havre, voilà une demi-réponse à ma question puisqu’elle garde son appart) Je fais un sondage : « avez-vous déjà pleuré pour Nancy ? ». Tous les trois pour la finale de la Coupe de la Ligue, Karine en direct, minus et moi quand nous avons revu le match et surtout la fin. Je rajoute que j’ai pleuré le soir où Nancy a gagné à Rennes cette année pour la reprise du championnat, de déception d’avoir manqué ce déplacement, de joie pour cette première victoire à l’extérieur. Je sais plus qui des deux a pleuré pour la montée en ligue 1 il y a trois ans. Je pose aussi des questions à minus comme : « Alain a-t-il des enfants ? » ; il ne sait pas répondre. Puis on tente de dormir. La lumière de Paris veille sur nous, minus est malade, se relève pour prendre des médicaments, je commence à avoir mal à la gorge, bref, ça va pas pour grand monde.

Réveil par Karine et minus avec du rap à fond : merci !! Retour en milieu de matinée à Nancy, après avoir pris le tgv en première classe (place 54 J) et somnolé tout le trajet, puis voiture puis travail avec des yeux pas possibles et des collègues qui s’inquiètent un peu. Merci Karine pour l’accompagnement de minus dans le métro. Seul point positif dans l’élimination de Nancy (et, quelque part, pas des moindres) : Fortuné a retrouvé le chemin des filets.

IMG_2553 [même les panneaux sont humiliants] IMG_2566