Arrivée à Nancy en milieu d'après-midi, je passe trois heures à chercher le coffret de La Boum 1 et 2 pour ma soeur qui fête son anniversaire dans la semaine, coffret que je ne trouve ni au Hall du Livre, ni à la Fnac et ça me gave. Elle peut pas avoir des goûts un peu moins... rétro ?

J'avais oublié Nancy le samedi après-midi quand il fait beau. Trop de monde, trop d'habits avec des marques bien apparentes, trop de bruit... et subitement, je regrette les soirées glaciales et silencieuses de retour du stade dans les rues désertes. Bref, je ne recense qu'un maillot, une écharpe et une casquette de Nancy - sur trois personnes différentes quand même. Pas trace d'auxerrois.

Léger avant-match devant Caen-Marseille, arbitrage pro-marseillais comme d'habitude et je suis déçue que Marseille gagne son premier match de la saison.

Lors de la fouille :

IMG_1435 [Echauffement]

Composition des équipes, Sorin est applaudi, dommage qu'il ne soit que remplaçant, mais c'est un avis tout à fait personnel.

IMG_1443                 IMG_1444

Première demi-heure terne côté nancéien, pas mal côté auxerrois et je commence à avoir un peu peur... mais en deux minutes, Malonga et Kim inscrivent chacun un but et le stade est debout (premier but pour Malonga ; première pirouette pour Kim).

IMG_1446 [La SNE souhaite un joyeux anniversaire à La Clique]

IMG_1449

La mi-temps est donc décontractée, tellement que je fous un vent involontaire à mon chef (je m'attendais vraiment pas à le voir là). Les auxerrois ne me font pas peur. D'ailleurs, le match a à peine repris que deux autres buts nancéiens sont marqués par Biancalani et Fortuné ! Le stade exulte, ayant eu à peine le temps de chanter "et un, et deux, et trois-zéro" même si je suis toujours frustrée par la promptitude des gens à se rasseoir. Auxerre "réduit le score" en marquant un but par Lejeune. Et puis... quel est l'intérêt de poursuivre un match quand il est tué ? A part chanter et faire la ola... et saluer les changements au sein de l'équipe : http://www.dailymotion.com/maud54/video/x2u4u8_nancyauxerre_sport Le public attend donc sagement la fin tandis que je reçois un sms m'annonçant que Guy Roux a démissionné de son poste d'entraîneur à Lens. Merde alors. Un but est injustement refusé à Brison. Coup de sifflet final et Travis vient me dire bonjour. J'écoute les résultats des autres matchs, Metz a perdu à Rennes 2-0 et surtout, Nancy est LEADER (en plus j'aime pas ce terme), ce coup-ci pour de vrai, avec deux points d'avance sur Lorient.

Retour dans le noir, sauf que la lune brille très fort. J'ai super mal aux pieds : j'ai d'énormes ampoules depuis le déplacement à Marseille et les "500 mètres" parcourus. Je suis crevée aussi ; la journée a été longue, d'autant plus que je l'ai débutée par une heure de natation.

Sur la route du retour, un enfoiré de mosellan me fait une queue de poisson. Mon père m'ouvre la porte d'un "4-1 ce sont des poètes" (quatrain) et je vais me coucher.

« - C’est un canif ?

- Euh… non… seulement un briquet. »

« - C’est quoi la bombe qu’ils mettent sur une blessure ?

- C’est du froid, ça endort la douleur mais ça soigne pas.

- C’est pour réparer le joueur.

- S’ils le soudent, ça doit faire mal. »

Je vais au stade à pied, il y a déjà moins de monde, et même... c'est bizarre de se dire qu'il va y avoir un match dans quarante-cinq minutes et que personne n'a l'air au courant. Enfin bref, je mange un pain aux lardons et j'arrive au stade vers 19h30.